‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 40 sur 457 · Du Boulay, t. VI, p · texte numérisé non relu

Du Boulay, t. VI, p

Fortet, se retire en Saintonge !. A cette époque, où l'erreur était sans droits, il était dangereux de se voir suspecté d’hérésie, et si l'on avait le malheur de tomber dans les prisons de la Conciergerie, c'était souvent pour finir sur le bûcher, place Maubert ou place de Grève ?.

Ce fut surtout en 1535 que François I* se montra partisan d'une sévère répression. IL y fut contraint par l’excès même du mal. Le 18 octobre 1534 parurent affichés en divers lieux publics, à Paris et dans plusieurs autres villes, des placards imprimés avec ce titre : « Articles véritables sur les horribles abus de la messe papale® ». Le roi fut indigné de ces déclamations violentes contre la plus vénérable cérémonie du catholicisme, il comprit qu’il ne s'agissait plus de disputes savantes. De retour à Paris, non content des prières et processions solennelles que le Parlement avait déjà ordonnées dans toutes les paroisses #, il voulut assister avec la cour à une nouvelle procession générale d’expiation, le 91 janvier 1535. Par les rues « tendues de tapisseries », à travers la foule que contenaient « les archers et arbalestriers de la ville », furent portés « par gens d'Église » le chef de saint Louis, et par des évêques les reliques de la Sainte-Chapelle; puis, précédé des ambassadeurs et des cardinaux, le Saint-Sacrement parut sous un poêle qui était tenu par les enfants de France?. « Incontinent après marcha le roi, seul, tenant en sa main une torche de cire blanche. » Le cortège se rendit de Saint-Germain l'Auxerrois à Notre-Dame « où l’évesque de Paris célébra la grand'messe que le roy et la reyne ouyrent avec les princes, princesses, selgneurs et dames... Et le sermon achevé, allèrent disner à la maïson dudit évesque de Paris. Après le disner le roy manda venir en sa présence les Estats de ladite ville... et ayant à l’entour de sa personne Messeigneurs ses enfans, fit une très sainete et belle oraison, exhortant ses sujets à ne déroger de la foi et de l’union de l'Église, menaçant les obstinés de la rigueur de sa justice, admonestant les ministres des justices spirituelle et temporelle de

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