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ne furent présentés nulle part sous leur véritable couleur!. D’après les dépêches adressées aux puissances étrangères, c'était Le résultat d’une conflagration soudaine à la suite de l'attentat conire l'amiral de Coligny, ou bien la répression d’une tentative des huguenots contre la personne du roi?. Charles IX lui-même, dans un lit de justice qu’il tint au Parlement, déclara que tout avait été fait par son très exprès commandement, comme juste punition de ceux qui avaient conspiré contre sa personne, celles de la reine sa mère et de ses frères, dans le dessein d’anéantir la religion et de renverser la monarchie. Faut-il donc s'étonner de ne pas trouver, dans la correspondance des Jésuites de ce temps, la réprobation d’un événement que l’on regardait, non comme un perfide guet-apens, mais comme un cas de légitime défense, comme un triomphe inattendu des catholiques sur les protestants? Le Parlement n’avait-il pas recu l’ordre d'informer sur le complot des huguenots, dont on prétendait avoir la preuve dans les papiers de Téligny, gendre de l'amiral? Sur des bruits plus ou moins véridiques, l'opinion s'était formée que les huguenots avaient résolu d’en finir avec leurs adversaires, et qu’ils furent seulement devancés par la catastrophe qui les écrasa eux-mêmes à l'improviste : « O juste Providence, s’écriait un calviniste mourant, nous subissons aujourd’hui le sort que nous réservions pour bientôt à nos ennemis. » Eu citant cette parole dans la relation qu'il adresse de Paris, le 6 septembre, à ses frères de Belgique et d'Allemagne, le jésuite Bernardin Castori partage et exprime la joie commune des catholiques, il parle avec enthousiasme de leurs cérémonies d'actions de grâces, de leurs prières pour « l’extirpation complète de l’hérésie et Le relèvement de la foi“ ». Tel était à ce moment le langage de beaucoup d’honnêtes gens, qui voyaient dans le châtiment tragique des sectaires « un miracle de la main toutepuissante de Dieu” ».
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7. Henri de Navarre et Le prince de Condé avaient échappé à la fureur du peuple, retenus au château du Louvre par Charles IX qui voulait les détacher du parti protestant en les forçant à ab-