‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 421 sur 457 · AVÈNEMENT DE HENRI HI · texte numérisé non relu

AVÈNEMENT DE HENRI HI

les ducs d’Alencon et de Guise que Catherine de Médicis avait envoyés au-devant de lui, pendant qu’elle-même allait avec la cour le rejoindre à Lyon.

Les lettres adressées à cette époque au P. Général par le P. Auger et les Pères des collèges de Lyon et d'Avignon, signalent à plusieurs reprises les marques de particulière bienveillance que le roi et sa mère témoignèrent aux maisons de la Compagnie de Jésus, durant leur voyage dans le midi. Dès le lendemain de son arrivée à Lyon, Henri III donna audience au Père Auger et lui fit l’accueil le plus gracieux : « Ce matin le roi m'a veu, écrit celui-ci le jour mème au P. Général, il m'a embrassé, m'a monstré le chapelet que je lui ai baïllé venant de Laurette. Je lui ai recommandé la Compagnie; il a faict toutes les plus honestes offres du monde... Je l’ay remercié! » A la fin du mois d’octobre?, le collège de la Trinité fut honoré de la visite royale. En voici le récit d’après une lettre du P. Recteur.

« Le 25 octobre, la reine vint au collège dans l'après-midi et visita toutes les classes. Dans l’avant-dernière, où elle resta un demi quart d'heure, elle fut très édifiée et consolée d'entendre la dispute des petits enfants sur le catéchisme. Elle demeura dans la dernière classe jusqu’à ce que les bambins eussent récité toute la civilité*. Elle alla ensuite prier dans notre église qui lui plut beaucoup. Le jour suivant, le roi, après avoir entendu la messe au collège, visita toutes nos chambres et s'arrêta quelques instants dans celle du P. Visiteur [le P. Auger|{. Il voulut aussi voir la bibliothèque, le chœur, en un mot toute la maison. Il était accompagné des cardinaux de Lorraine, de Guise et d’Este, du duc d'Alençon son frère, et du duc de Guise, de l'archevêque d’Embrun, et de plusieurs autres seigneurs et prélats. Il visita toutes les classes, s’arrêtant quelques moments à écouter le professeur. Il prit plaisir à entendre les petits enfants disputer en français sur le catéchisme ou réciter la civilité. Lorsque Sa Majesté sortait d’une classe, tous Les écoliers criaient : Vive le Roi! ce qui lui

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