Polanco, p. 49. Ribadeneira, Vie de Laynez, ch. 1, p
2. On ignore la date de sa naissance. Ce dut être avant 1510, car on sait par un document de sa main qu'il vécut plus de 80 ans, or il est mort en 1590. Le P. Cristobal de Castro (Hist. del collegio de Alcala, 1. 1, c. vu) le fait naître en 1507. Cf. Astrain, op. cil., p. 76, note 2. Il'est impossible également de préciser la date de son arrivée à Paris. — 3. Polanco, p.49. Cf. Boëro, Vida del P. N. Bobadiglia.
4, La date de sa naissance n’est pas connue, ni par conséquent son âge quand il unit son sort à celui d’Ignace.
5. Polanco, p. 49. Voir d'Oultreman, Tableaux, p. 64, 66. Tellez, Chronica da
Tels furent les six premiers disciples de saint Ignace. Tous avaient terminé leur cours de philosophie et conquis brillamment les premiers grades académiques; tous brûlaient d’un saint désir de ne plus vivre que pour Dieu et d'accomplir sa volonté. Mais quel genre de vie devaient-ils embrasser? Ils l’ignoraient encore, quand leur maître crut le moment venu de le fixer.
8. Sans doute plus d'une fois déjà, dans ses entretiens particuliers, 1l leur avait communiqué sa pensée de visiter les saints lieux et de travailler à la conversion des infidèles. Ce dessein avait souri à chacun d'eux. Pendant Pété de 1534, il fut entendu qu'on en délibérerait en commun. Après avoir imploré la lumière divine dans la prière et la pénitence!, ils s’arrêtèrent d’abord à deux résolutions : aller en Terre Sainte et ensuite se livrer au ministère apostolique. Ce deuxième point nécessitant l’étude de la théologie, ils décidèrent de demeurer encore trois ans à Paris sans rien changer à leur conduite extérieure, mais de se lier à Dieu, dès maintenant, par un vœu spécial, afin de se conserver plus unis entre eux et de déjouer l’inconstance humaine ou les attaques du démon.
Restait à définir la matière de ce vœu; car il ne s'agissait nullement des vœux propres de religion. Ce fut l’objet d’un sérieux examen. Ignace et ses compagnons convinrent que ce vœu renfermerait trois promesses : la pauvreté, la chasteté, aller à Jérusalem et ensuite se consacrer au salut des âmes. La pauvreté et le voyage à Jérusalem avaient besoin d’interprétation. Relativement à la pauvreté, il leur parut nécessaire de garder la faculté de posséder tout le temps que dureraient leurs études, mais après ils ne recevraient aucun salaire ni pour les messes ni pour les autres
Comp. di Jesu, 1. I, c. v. Boero, Vida del P. S. Rodriguez. — Le P. Simon Rodriguez dans son livre : De origine et progressu S. J., écrit quarante ans après les événements, venant à parler des sept premiers Pères de la Compagnie, se nomme en quatrième lieu. Nous avons vu plus haut qu'après Le Fèvre et Xavier, il fallait mettre Lainez et Salmeron. Mais Rolriguez, en indiquant l'ordre des compagnons d’Ignace, a peut-être voulu parler du moment où il fit sa connaissance ou se mit sous sa direction spirituelle, et non de celui où il résolut d'embrasser son genre de vie. Le P. Astrain (op. cil., p 73, note 1) distingue tres bien ces trois temps. Rodriguez a puentrer en relations avec Jgnace avant Lainez et Salmeron, et cependant s'engager définitivement après eux. Quant à la priorité entre Bobadilla et Rodriguez, il est difficile de la déterminer. Nous avons suivi l’ordre de Polanco (p. 49) qui semble lui-même hésitant : « post quinque vel sex prius enumeratos Ignatio adhaesit ».
1. Nous avons pris les détails qui suivent dans : Le Fèvre, Mémorial, p. 13: Rodriguez, De origine, p. 11-13. Polanco, Vita Ignatüi, p. 50 et Chronicon, n. 3. — Bien qu'il écrive 40 ans plus tard, le témoignage de Rodriguez, témoin et acteur, est ici, comme partout, très respectable. Cf. Astrain, op. cil., be 79.
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ministères spirituels. A la promesse d’aller à Jérusalem, ils mirent une limite : ils se rendront d’abord à Venise, et si une fois là, dans l’espace d’un an, l'occasion de s’embarquer ne se présente pas, ils iront à Rome s'offrir au Souverain Pontife, s’en remettant à sa volonté pour le lieu et le mode de leur apostolat; il en sera de même si, étant allés en Terre Sainte, ils ne peuvent y rester ni s’y adonner à la conversion des infidèles.
9. Ils choisirent pour prononcer leur triple vœu l’Assomption de la Très Sainte Vierge, espérant que, présenté par ses mains maternelles, leur sacrifice serait plus agréable à Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ils se préparèrent à cette fête par la prière et la pénitence!, puis se donnèrent rendez-vous, le 15 août, dans un sanctuaire vénérable et solitaire.
A six cents pas environ du sommet de Montmartre, sur le versant qui regarde Paris, s'élevait une petite église appelée de temps immémorial Notre-Dame de Montmartre ou Capella de sancto Martyrio. Bâti sur le lieu où, suivant la tradition, saint Denys et ses compagnons auraient souffert pour La foi, ce monument comprenait au seizième siècle deux parties : une chapelle basse, la plus ancienne alors connue, dont l’autel était enfoncé dans une excavation du terrain; — et une chapelle haute, sorte d'étage construit par-dessus la première, au début du quatorzième siècle, quand un écuyer de Philippe le Bel, du nom d’Hermer, fonda dans ce sanctuaire une seconde chapellenie *. Plus tard seulement, en 1611, des ouvriers, employés à restaurer la partie inférieure, percèrent par hasard « une voulte sous laquelle il y avoit des degrés pour descendre soubs terre en une cave », où l’on trouva les vestiges d’un autel et des inscriptions à demi rongées*°. C'est ce que dès lors on nomma la crypte.
Au moment qui nous occupe, le sanctum Martyrium, composé des deux chapelles dont nous venons de parler, était fermé au public et ne s’ouvrait qu'avec la permission de l’abbesse des Bénédictines de Montmartre dont il dépendait. Mère Perrette Rouillard®, morte en 1612 « aagée de cent ans », aimait à ra-