‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 46 sur 457 · Polanco, De vila P. Ign., p · texte numérisé non relu

Polanco, De vila P. Ign., p

Au sortir de la retraite il voulut continuer à vivre dans l'intimité de son saint directeur et s’offrit à partager les mêmes travaux. Salmeron fit de même; peu de temps après!. :

7. Le cinquième compagnon d'Ignace fut Nicolas Alonso, ou Alphonse, surnommé Bobadilla, du nom de son village natal aux environs de Palencia, dans le royaume de Léon?. Il avait étudié à Valladolid et à Alcala, puis enseigné quelque temps la logique à Valladolid, quand le désir d'apprendre les langues savantes le conduisit à l'Université de Paris. Sans amis et sans argent, il eut recours à Ignace, dont il entendit vanter la complaisance, et qui le soutint de ses bons offices et. de ses faibles ressources. Auprès de lui, Bobadilla trouva mieux encore : de sages conseils et la connaissance des Exercices spirituels l’attachèrent pour toujours à la personne de son bienfaiteur”. :

Avant de s’adjoindre les trois derniers compagnons dont nous venons de parler, Ignace de Loyola était déjà entré en relations avec un gentilhomme portugais, Simon Rodriguez d’Azévédo, qui étudiait aux frais du roi Jean III à l'Université de Paris. Né à Buzella#, dans le diocèse de Viseu, Simon avait été prévenu dès le berceau des bénédictions célestes. Son père, au lit de mort, l'apercevant dans Les bras de sa mère : « Madame, dit-il, élevez bien cet enfant, car Dieu le destine à de grandes choses pour son service. » Fidèle à cette suprême recommandation, Catherine d’Azévédo éleva son fils comme s’il avait été déjà consacré à Dieu; et Dieu à son tour, qui le formait en vue de sa gloire, lui donna une pureté d'ange et un zèle d'apôtre. Son ardent désir d’aller en Terre Sainte, et de s’y dévouer à la conversion des infidèles, le mit en rapports intimes avec Ignace qui avait une fois déjà entrepris ce pieux pèlerinage. Apprenant que celui-ci s’occupait de réunir des compagnons pour y retourner, il s’offrit à le suivre. Les Exercices spirituels qu'il dut faire avec certains ménagements, parce qu'il sortait d’une longue maladie, le confirmèrent de plus en plus dans sa généreuse résolution”.

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