‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 55 sur 457 · Tanner, Soc. Jes. Apostol. imitatrix, in CI. Jaium · texte numérisé non relu

Tanner, Soc. Jes. Apostol. imitatrix, in CI. Jaium

3. Aux fêtes de l'Assomption 1535 et 1536 les premiers compagnons d'Ignace vinrent renouveler leur vœu à la chapelle de Montmartre, où, dit Le Fèvre, « ils trouvaient chaque fois beaucoup de consolation » (Memoriale, p. 13). Cf. Polanco, p. 50. — Ce fut là probablement l'origine de la Rénovation des vœux dans la Compagnie.

4. Sur la formule de résolution touchant le vœu d’obéissance signée par les compagnons d’Ignace, le 15 avril 1539, nous trouvons Paschasius Brouet ; mais ses lettres assez nombreuses sont signées Paschasio Broet.

5. D'après une notice ms. du P. Broet par le P. Rabardeau (né en 1572, mort en

tion, fut envoyé par ses parents aux écoles d'Amiens où il fit de rapides progrès dans les lettres et la piété. Dès qu'il eut atteint l’âge requis par Les saints canons, il reçut la consécration sacerdotale à titre de patrimoine !; sa famille lui assura une rente annuelle de vingt-quatre livres tournois, modeste sans doute, mais suffisante pour un honnête entretien. Après avoir exercé quelque temps le ministère dans son pays natal, il résolut, avec l’agrément de ses parents, d’aller se fixer à Paris afin de compléter à l’Université de cette ville ses études de théologie. Il y arriva dans les derniers mois de l’année 153%°?. Les tendances hérétiques, qu'il ne tarda pas à remarquer parmi les étudiants et parmi les maîtres, lui firent rechercher la société de ceux qui demeuraient fidèles à la doctrine et à l'esprit de l’Église. C’est ainsi qu'il fréquenta Claude Le Jay et, par son intermédiaire, apprit à connaître les autres compagnons d’Ignace. Le Fèvre eut vite fait de comprendre les vues de Dieu sur ce jeune prêtre qui n’aspirait qu’à se dévouer au salut des âmes. Il lui conseilla de se soustraire, pendant quelques semaines, à toute occupation pour chercher la volonté divine dans la solitude et la prière. Paschase fit avec tant de ferveur les Exercices spirituels, que, sans parler de ses autres mortifications, il ne prit comme nourriture pendant trois jours que le pain des Anges. Son âme généreuse était bien faite pour entendre l'appel de Dieu et se plaire aux projets d'Ignace de Loyola. Il ne tarda pas à partager la vie de ses premiers Compagnons ?.

Jean Codure, né le 2% juin. 1508, à Seyne dans le diocèse d’Embrun‘, avait fait toutes ses id. littéraires et une partie de ses études théologiques lorsqu'il se rendit, à l’âge de vingt-sept ans, à l'Université de Paris. Il y apportait une grande innocence de mœurs et un attachement inébranlable aux pratiques de la re- Egion. Il habita le collège de Torcy ou de Lisieux *. Le désir de préserver sa vertu des dangers qui la menaçaient le eonduisit à 1648), le père de Paschase était connu à Bertrancourt sous le nom de Ferry de Brouay. Il avait eu deux autres fils, Mathieu et Gabriel, et deux tilles Marie et Françoise. — Le P. Rabardeau déclare que ces détails lui furent donnés par un fils de « Marie Fe Brouay » (Franciae Historia, t. I, n. 1).

1. Il fut ordonné prêtre en 1594, dit le P. Rabardeau (Zbid.).

2. Voir Prat Mémoires sur Broet, pièces justificatives, n. 1, II. Bonucci, Nofice sur le P. Broet, p. 54, note.

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