II. Bibliothèque nationale, ms. lat
III. Bibliothèque d’Académie royale à Madrid, mss. Pap. var., t. CII.
IV. Recueïls de documents conservés dans la Compagnie : a) Brevia et rescripta. — b) Decreta et Instructiones. — €) Ribadeneira : Dialogos; Soliloquio y confesiones. — d) Po= lanco : Sumario de las cosas mas notables que à la institucion y progreso de la Compañia di Jesus tocan.
Sources imprimées : Calendar of state papers, Henry VIII, t. XVII. — Cartas de San Ignacio de Loyola. — Cartas y ostros escrilos del B. P. Fabro. — Institutum S. J. — Memoriale B. P. Fabri. — Manare, De rebus S. J. commentarius. — Du Boulay, Hist. univers. Paris. — Hansen, Rheinische akten zur Geschichte des Jesuitenordens. — Hogan, Zbernia Ignatiana. — Ribadeneira, Vida del P. Ignacio. La vie et la mort du P. Salmeron. — Carayon, Documents inédits, t. 1, Commencements de la Compagnie de Jésus. — Prat, Mémoires pour servir à l’histoire du P. Broet. — MONUMENTA HISTORICA Soc. Jesu. Chronicon S. J. — Epistolae PP. Broeti etc. — Lilterae quadrimestres. — Monumenta Ignatiana : Epistolae et instructliones; Scripta de S. Ignalio. — Monumenta Xaveriana.
1. Ignace de Loyola concevra un jour le projet de fonder, uniquement pour les candidats à la Compagnie de Jésus, deux
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grands collèges, l’un à Rome et l’autre à Paris '. Mais, dans les débuts, il lui fallut envoyer ses jeunes religieux aux écoles alors existantes. Dès le printemps de 1540, arrivèrent dans la capitale de la France, sous la conduite du Père Jacques d’Eguia, tout un groupe de jeunes gens, admis aux premières épreuves de l’Institut sans avoir encore achevé leurs études. Ignace les confiait à la florissante Université, où lui-même et ses premiers compagnons avaient conquis leurs grades académiques. Jacques d’'Eguia, leur supérieur, avait été son condisciple à celle d’Alcala; tous deux s'étaient retrouvés à Venise, et Jacques avait lié son sort à celui de la petite société naissante. Homme de talent, d’une parfaite innocence de vie et d’une profonde humilité, il était digne de présider à la formation religieuse et scientifique des premiers étudiants de la Compagnie de Jésus?.
Nous ne connaissons pas le nombre exact ni tous les noms de ceux-ci. Nous savons seulement qu’ils furent admis, comme boursiers ou portionistes, au collège des Trésoriers?. Ils étaient les modèles de leurs camarades. Les jours de congé, on ne les voyait point au Pré-aux-Clercs ni à d’autres réunions bruyantes. Ils préféraient employer leurs loisirs à divers exercices de zèle, surtout auprès des autres écoliers. Par leurs entretiens et leurs vertueux exemples, ils en amenèrent plusieurs à se confesser et à communier tous les huit jours. A l’église des Chartreux, où ils allaient faire leurs dévotions, on voyait, rivalisant de piété avec eux, les condisciples qu’ils avaient convertis à la ferveur.
2. Au mois de novembre 1540, la petite communauté du collège des Trésoriers s’accrut par l’arrivée d’un jeune prêtre, le P. Domenech, qui venait de Rome amenant avec lui quelques postulants. Ancien élève de l’Université de Paris, Jérôme Domenech y avait connu Ignace et ses compagnons. Revenu en Espagne, sa patrie, il y reçut le sacerdoce et fut pourvu d’un canonicat. Peu après, songeant à retourner en France pour y compléter ses études interrompues, il voulut d’abord visiter Rome et la haute Italie. La Providence lui fit rencontrer, à Parme, Pierre Le
1. Lettre du P. Ponce Cogordan au P. Mercurian, citée par J.-M. Prat, Maldonat et l'Université de Paris, p. 22, note 2.
2. Chronicon, I, p. 85. Monumenta lgnat., ser. 4, I, p. 114, 141.
3. Epist. mixt., t. I, p. 58. Comm. de la Compagnie, p. 4. Ce collège, qu’on appela d’abord du Trésorier, avait été fondé en 1269 par Guillaume de Saône, trésorier de l'église de Rouen, pour 24 écoliers pauvres.