‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en FranceChapitre 92 sur 457 · Soliloquio y confesiones · texte numérisé non relu

Soliloquio y confesiones

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leurs journées en telle façon que le plus faible de tous marchât toujours le premier et donnât la loi de cheminer aux autres... Le Père avoit aussi ordonné que, si quelqu'un tomboit malade durant le voyage, ses compagnons demeurassent tous pour quelques jours auprès de lui; mais si le mal alloit à la longue, que lors, celui d’entre eux lequel seroit jugé le plus propre pour le gouverner, demeurât avec lui, et que cependant les autres ue outre et continuassent leur chemin!. »

Partis de Rome le 13 avril 1542, Etienne Diaz et Pierre Ribadeneira parvinrent au terme de leur voyage au bout de deux mois, après des haltes multiples, nécessaires pour réparer les forces du plus jeune. Leur arrivée au collège des Lombards portait à seize le nombre des étudiants de la Compagnie qui suivaient les cours de l’Université. Parmi eux se trouvaient sept espagnols et un flamand; les autres étaient italiens ou portugais’. Tous, fidèles aux instructions du P. Général si bien secondé par le P. Domenech, rivalisaient de ferveur dans la piété et d'application au travail. Par leur conduite édifiante et leurs succès scolaires ils gagnaient l'estime de tous, maitres et camarades. Cependant, Etienne Diaz, d'un caractère un peu morose, ne persévéra pas dans sa vocation; il quitta la vie religieuse, embrassa l'état militaire, et mourut d’une blessure reçue dans un duel avec un de ses compagnons d'armes”.

5. Dans le courant de l’année 1542, la petite colonie du collège des Lombards reçut la visite inattendue des PP. Paschase Broet et Alphonse Salmeron, deux des premiers disciples d’Ignace. Ils revenaient d'Irlande, où ils avaient été envoyés en qualité de nonces apostoliques, dans les difficiles circonstances créées à ce pays par la rupture de Henri VIII avec le Saint-Siège. On sait que, devenus vassaux de l’Angleterre, les catholiques Irlandais s’obstinaient à ne pas renier la religion de leurs pères. Le roi apostat, qui s'était enorgueilli du titre de Défenseur de la foi, sévissait contre La nation la plus fidèle à Dieu avec une implacable rigueur. L’archevêque d’Armagh, Robert Waucop, vint à Rome plaider la cause de son peuple et exposer l'excès de ses souffrances. Ému au récit de tant de malheurs, Paul III résolut de soute-

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