‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 62 sur 77 · ACCROISSEMENT DE LA LIGUE HELVÉTIQUE · texte numérisé non relu

ACCROISSEMENT DE LA LIGUE HELVÉTIQUE

Trois ans après Tinfatigable Sebinner reparaissait en Lombardie à la tête de 6,000 Suisses, contribuait à l'expulsion des Français et au troisième rétablissement des ducs de ce pays. Cette campagne, appelée la Guerre des draps de lit, parce que les soldats n'eurent presque pas occasion de camper en plein air, fut le dernier acte politique de la vie de cet homme extraordinaire'. Il mourut le 30 septembre 1 522 dans la yille des papes, où il s'était rendu pour le conclave qui avait nommé Adrien VI " (9 janvier de la même année). Peu de temps avant sa fin, Pévêque de Sion avait obtenu de l'empereur Charles-Quint la confirmation de tous les droits contenus dans la Caroline ou fausse charte attribuée à Charlemagne. Mais il n'eut pas le temps de la faire valoir, et n'aurait d'ailleurs pas réussi à l'imposer à un peuple qui bravait les foudres de l'empire comme celles de l'Eglise.

4* MovTel »««roifi0emeiit de 1» Ijlffiie lielTétigne. — Appensell ferme le XIII»* Étot de 1» Confédération. — Hni^efi Bertlielier et BonlTard. — AUlaîiee de GenèTO mree Frlbonrget Berne* — Ijansanne 0e rapproelie également des finisses» (1518 h 1580.)

Georges Supersax, l'implacable ennemi de Schinner, ne fut pas beaucoup plus heureux. Maître un instant du Vallais, qu'il gouverne sous le titre de Curateur de la république et auquel il donne un évêque de son choix (Philippe de Plaléa), Georges Supersax vit le parti des neutres s'élever contre lui, et frappé de la mazze à son tour, il alla, neuf ans après, mourir à Vevey, où l'on voit son tombeau dans la grande église.

La période de 1513 à 1520 est remarquable par l'accroissement de la ligue helvétique. Les Appenzellois , simples protégés des Suisses en 1411, admis ensuite au rang d'aUt^^ p^rp^/t/^b (Eidgenossen), avaient obtenu leur entrée dans l'alliance fédérale à titre de ligue ou de canton. Mais, considérés néanmoins comme inférieurs aux autres États, il leur était interdit par l'acte d'alliance de faire aucune guerre ni aucun traité sans l'approbation des Confédérés. En cas de guerre entre ces derniers^ Âppenzell devait, comme Bâle et Schailhouse, observer une stricte neutralité (16 décembre 1513).

* Sebinner eut dix voix pour la papauté. Mais il résulte de sa correspondance secrète avec le cardinal Wolsey, premier ministre d'Henri VIII, qu'il travaillait dans l'intérêt de ce dernier qui, en 1518, lui avait fait avoir une pension de 1000 florins d'or. Manuscrits anglais, analysés par MM. Bachofen et Stehlin, de Bâle, dans les Archives de la Société â^histoire suisse^ XII. Â Rome, Sebinner possédait une belle maison sur l'Ësquilin. Fabroni, Ftto, Leonis, •

' € Tout va bien à Rome, » écrivait à ce scget le cardinal français du Bellay, « le cardinal de Sion est mort de la peste. »

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