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LIVRE VII. PART. IV. CHAP. I

Soleure", et celle de prédicateurs, qui les conjurèrent de céder; puis, il arriva des envoyés des trois petits Cantons, qui leur rendirent le courage. Mais sur ces entrefaites des habitans de Diessenhofen pénétrent en grand nombre dans leur église, brûlent les images et s’établissent dans le couvent. Ils ont amené le bourreau avec eux. Le bailli ne sait envoyer à la défense des sœurs qu’un vieil employé , à qui les furieux brisent les dents et qu’ils jettent dans la tour de la ville. Le tumulte était extrême, quand arrivent des députés des •quatre Cantons susmentionnés avec plusieurs prédicateurs. Ils somment, dans un long discours, les religieuses de recevoir la parole de Dieu , et de déposer les vêtemens de leur ordre. Vainement elles se prosternent et implorent la pitié. On ne leur répond qu'en leur arrachant leurs voiles, et en les contraignant de prêter l’oreille aux sermons des prédicateurs. La plupart réussirent à s’enfuir, et se réunirent à Villinguen où, courbées sous le poids de la maladie et de la souffrance, elles attendirent des temps meilleurs ^ Auprès de la Thurgovie, de l’Appenzell et du pays de St.-Gall s’étend le Rheinthal , où des semences d’agitation avaient aussi été répandues. La commune d’Altstetten demanda la première un pasteur à Zurich et elle le conserva malgré les Cantons catholiques. « Nous vous obéirons, répondit-elle à leurs plaintes, comme à nos seigneurs , en tout ce que n’interdit pas la parole de Dieu » La Réforme se propagea ensuite

** Ne serait-ce pas plutôt SchaiThous«?

** La paix les ramena en 1532 dans letir couvent, à travers un charivari que leur firent les bourgeois.

Récit d’un inconnu, dans les papiers de Bullinger. (Coll. Siml., XXlt ). D'Arx, llist. de St.-Gall, il, 520, etc.

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à Marbach, à Balgach et à Bernang. De toutes parts on gravissait la montagne pour aller entendre Pélage Am Stein, qui prêchait en plein air sur la frontière de l’AppenzelP'* J au lelour, on pressait les curés de justifier leur conduite par les Écritures; on finit par faire partir ces conducteurs spirituels pour Zurich , afin qu’ils y fussent examinés par Zwingli. Celui-ci les jugea d’une ignorance crasse, en sorte que le sénat zuricois invita l’abbé de St.-Gall à pourvoir son diocèse de pasteurs plus dignes d’être écoutés. A cette occasion, des députés des cinq Cantons arrivèrent au Kheinthal, assemblèrent à Marbach les habitans du pays, et les ayant trouvés résolus à embrasser la Réformation, ils .s’emportèrent contre eux jusqu’à déclarer leur conduite celle d’un peuple de canailles. Ils n’eurent que le temps de s’échapper après avoir prononcé ce mot. Ce jour même les paroisses votèrent l’adoption de la Réforme, et se promirent un mutuel secours

Le Sargans était aussi ému'^. Là s’agitait un parti nombreux qui réclamait d’anciens droits et des libertés nouvelles. Mais ce parti fut ruiné par ses excès, et par la circonstance que les baillis qui se succédèrent pendant ces années se trouvèrent appartenir tous aux Cantons catholiques. A l’autre bord du lac de Wallenstadt étaient les bailliages de Gaster et d’Uznach , qui appartenaient à Schwyz et à Glaris. La fermeté du landammann Schmoukii maintint à Uznach l’ancienne foi”. Les habitans du Gaster, soulevés par d’imprudens

KolbiiKT à Zwingli, 22 juillet tS28. (Coll. Siml., Wl. ) Montlingiion dcmenrn catholique.

D'Arx, II, i04.

*' D'Arx, II, 528. Satal. f^alenliit Ticitaiii,

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