CHAPITRE II
Zwingli en 1529. — Le gouvernement zuricois , 28 août. Plan de campagne. — Berne retient Zurich, 9 juin 1529. — L’abbé de St.-Gall. — Kilian Germann. — Les cinq Cantons. — Jean Aebli. Les médiateurs. — Que se passe-t-il à l’armée? — Les catholiques dans le camp zuricois (14 juin). — Les Zuricois dans le camp des cinq Cantons ( 16 juin ). — La paix nationale.
La campagne de 1529 ne présente pas d’intérêt comme fait d’armes, mais elle en offre par le nouveau jour qu’elle jette sur les vues des partis et sur le caractère de leurs chefs. Zwingli s’y fait remarquer à l’avantscène, frappant d’entraînement et de hardiesse. 11 ne craint point d’aller heurter contre la lettre des anciennes alliances. Il proclame que ces alliances n’ont point été faites pour couvrir quelques hommes puissans , pour leur ménager des pensions et pour protéger l’oisiveté des moines; que leur hut a été la liberté, les bonnes mœurs et le progrès des lumières, biens dont l’Évangile est le seul fondement assuré. Promenant ensuite ses regards sur l’Europe, il est témoin du réveil qui se manifeste en tout lieu ; il l’est aussi de l’isolement dans lequel vivent les amis des progrès, et de l’inimitié que leur portent les grands de la terre. Ceu.xci se donnent en tout lieu la main, et partout où ils l’emportent, les avocats de la Réforme sont exterminés. A cet aspect , Zwingli comprend que des sucées
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