LIVRE vn. PART. I. CIIAP. HI
Dës-lors les Zuricois restèrent en garnison à Plaisance, traités honorablement, et employés à affermir l’autorité du Saint-Siège. Il en fut ainsi jusqu’au jour où la nouvelle de la mort de Léon X surprit toute la chrétienté. Alors Zurich, inquiète des suites du peu d’accord qui se manifestait dans l'intérieur de la Confédération, saisit l’occasion qui s’offrait à elle de rappeler ses soldats. Le Collège des cardinaux leur permit, non sans peine, de rejoindre leurs foyers, et Parme et Plaisance leur furent données en hypothèque d’une somme de cinquante mille ducats, qui leur était due. Maintes fois dans la suite cette somme fut réclamée par le gouvernement zuricois, mais toujours sans succès. Adrien VI, après avoir livré un à-compte de quatre mille florins du Rhin , allégua l'épuisement de la caisse apostolique ; Clément VII déclara , d’abord avec politesse, puis sèchement, que l’Église ne pouvait être liée par la parole donnée à des fils hérétiques. Quant à la singulière hypothèque, on n’a songé jusqu’à ce jour ni à l’affranchir, ni à la faire valoir. Zurich ne recouvra donc point l’or qui lui avait été promis; mais elle vit dans les premiers jours de l’an 1 522 ses soldats rentrer dans leurs foyers. Ils y déposèrent les armes, que de long-temps les Zuricois ne devaient plus porter au service des princes étrangers**. ''
Guieciardini. Rapport de$ député» tuttses, et lettre» de» eapitaine», dan» la Coll. Siml. et A. Z. Joviu», Du Bellay, Ballinger, fVir», Hi»t.
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