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veloppa dans sa haine le gouvernement de Zui’ich, demeuré sourd aux plaintes qui lui furent déférées. L’évêque eut à dévorer l’affront de voir ses lettres pastorales déchirées par les amères interprétations des amis de Zwingli ®. Le triomphe fut même si facile que chacun voulut y avoir part. Artisans, agriculteurs, se mirent on campagne contre les défenseurs de l’Eglise romaine, et remportèrent mainte victoire. « Ce furent jadis des pêcheurs, disait Zwingli ; ce sont aujourd’hui des meuniers, des vitriers, des fondeurs, des tailleurs et des cordonniers qui enseignent la vraie doctrine »
Il ne méconnaissait pas néanmoins le côté faihle de tels auxiliaires, et l’eût-il ignoré, les extravagances des anabaptistes fussent venues le lui apprendre. Mais ces égaremens n’empêchèrent pas que la cause de la Réformation n'eût été grandement servie par des hommes sans instruction.
L’heure devait arriver où des paroles on en viendrait '
aux faits. L’attaque eut d’abord lieu contre les pré- i
ceples de l’Église romaine qui, en s’éloignant de la i
morale de l’Écriture sainte, blessaient la nature, et i
irritaient les appétits d’un peuple sensuel et vigoureux. I
La brèche fut faite par un prêtre nommé Roubli , que t
les Bàlois avalent chassé de leur ville comme zélateur i
inquiet, et par Jean Gounthelm , qui avait été le dan- »
gereux instrument de toutes les intrigues du cardinal de Sion ; ils renoncèrent les premiers à l’observation ,
• fV in, V, 258 ; Ftasli, IV, 158. , j,
’ Dans son introduction à l’écrit du fondeur Jean Fussii contre le i
théologien Gebw)'ler, Zwingli donne au fondeur le témoignage d’aimer i
davantage la vérité , au théologien celui d’être logicien plus habile. i
Archives polit, suisses. Biite, 1798, 311. i