‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 104 sur 173 · LIVRE m. cnAP. I. • Q · texte numérisé non relu

LIVRE m. cnAP. I. • Q

Moins grand était le péril lorsque le duc Albert assiégeait Zurich, ou que Léopold marchait sur Sempach ^'^^ ; l'Autriche n'inspirant plus de crainte, les cantons impartiaux appréhendèrent avec raison une guerre civile» Malgré les masses de neige qui, ordinairement, obstruent en hiver les passages du Grimsel et d'autres Alpes, des députés se rendirent à cheval dans le Valais pour obtenir qu'enfin, selon le désir des Bernois, on acceptât,, en qualité d'arbitres, deux hommes assermentés de chacun des quatre cantons impartiaux. Les parties furent entendues à Zurich cinq semaines durant. Contre Rarogne parla Tarchçvêque André, administrateur de Sion, qui vint avec des délégués du chapitre et ne négligea rien pour plaire aux Valaisans; les treize députés du pays s'énoncèrent en termes injurieux et plus durs. La réponse du baron respirait une dignité touchante et |>ersuasive. La sentence fut rendue en ces termes : « Avant tout, le Valais restituera au sire de Rarogne ses » seigneuries et ses biens meubles; pour les intérêts » perçus, il paiera six mille écus de France, somme » déterminée d'après les renseignemens et sous ser- D ment. Lui, de son côté, fera droit à tous les griefs du )) pays. » L'archevêque administrateur chercha un subterfuge en déclarant « que la sentence touchait à » des choses dont la décision n'appartenait à aucun )j laïque. » Mais Conrad Hélye ^'''^ de Lauffen, prévôt

marcher, si la bannière de Savoie était Jointe à ceUe cTe Berne. Protoc. munie, de Z,

*^<^ Ufiie, là Soisse n'avait rien à craindre; divisée, tout était h redofuter ponr elle.

• '' Gœli, selon Lauffer; nous avons écrit son noiïl, comme son homonyme , ainsi ^e \vX chanoine de BéronmfinsteF, se nomme dans TMi-

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