‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 116 sur 173 · UVRE III. CHAP. II · texte numérisé non relu

UVRE III. CHAP. II

fleurit Kûssnacht^^^y avait suffisaiiftient garanti ses libertés en substituant à ses anciennes relations avec Schwyz*^^ un traité de combourgeoisie exclusive et perpétuelle^*®. Schwyz était aussi tout disposé à partager avec les 'habitans de Weggis le bienfait de la liberté*®''. Mais le sire Ulrich de Hertenstein, seigneur hypothécaire de ce lieu*®*, le premier de cette ancienne*®^ et illustre*''^® noblesse qui devint bourgeois

*** Ch, des eo-paroi$sient de Kàsinacht, da haut et dn bas Immensée, d'Allikon et de Bennwyl, 3 avril 1424, dans TêeltudL Immensée oa Immisée signîGe « in medio lacuum , • à moins que ce nom ne soit une forte altération d' « isthmas; • AKikon tire le sien de la hautenr où il est sitaé. Il parait qu'en général ces contrées furent peuplées très-anciennement.

>^^ II en exista sans doute avant i351; nous voyons, K II, cb. 4, K&ssnacht en butte à tous les ennemis de la Suisse. L'histoire de ce lieu a besoin de nouvelles lumièref. Je soupçonne que si l'Autriche y avait encore quelque droit, Sigismonden enrichit l'Empire ; Schwyz s'attacha Kfissnacht par un lien indissoluble, à l'époque même où Zurich racheta Kibonrg, n. 92 , et Schwyz, les gens dépendans d'Einsidlen (ci-dessus , «h. I, n. 166). Il doit exister un document qui prouve que le traité de combourgeoisie conclu le S avril avait été projeté à Bude le 6 février.

*** Nul ne peut se faire recevoir bourgeois ailleurs , à moins de quitter le pays on d'obtenir une permission spéciale. ^'

'*' En 1396 leur alliance avec ceux de W^gis dut être abrogée par une ientenee de» habiianB d*Uri et d^Unierwatden; Batthasar^ 1. c. 249, se fondant sur une charte, suivant sa coutume.

**^ Car en 1B42 • modeste, noble et vaillant Nicolas de Hertenstein acquît le bailliage de Weggis, de Thftring et Rodolphe de Ranistein qui en avaient reçu le fief de Pfaevers; » auparavant déjà , en 1337, l'abbé «Tait inféodé à ce même « piecrx homme Colas de Hertenstein » une terre dans cette contrée ( Balihtuar, ut. s. 241); en sorte que celui-ci possédait des fiefs et des afrière-fiefs.

"• Albert Ab Sée, vassal de Habsbourg, chevalier, 1199, est le plus ancien membre de celte famille mentionné dans une ch. Schopflin, AU. dipUm. P. I; voy. aussi Herrg,

*'• Pierre Ab Sée de Hertenstein s'était, aînsî que le roi Rodolphe, allié par mariage avec la maison de Pj-otiOnrg.

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dé Lucerne et membre du conseiP'^S avait vendu à cette ville ses droits sur Wegjgis ; Weggis d^t se soumettre, mais ce fîit à regret ^''^j car les trois cantons forestiers^ contens d'avoir placé les droits acquis par cette localité sous Tégide de leur alliance, ne pouvaient ^"^^ et ne voulaient pas rompre avec Lucerne à son sujet ^''^. Mais \è temps ^ dont le cours favorise

A'^ H fit comprendre dans son acte de bourgeoisie, 1370, sa forteresse de Hertenstcin; le héros Gundoldingen lui servît de caution, RâUdei bourgeoiê, b. a. dans Balthasar, 1. c. 234.

*^* Le même, p. 245 et sniv., raconte d*apriis DieboUL Schilling comment les Lucemois y arrivèrent avec plusieurs barques et firent un grand nombre de prisonniers, « parce que ces gens voulaient devenir leurs propres seigneurs comme leurs voisins de Gersowe (Gersau.) •

«7S Parce que Talliance avec Lucerne était de 27 ans plus ancienne. '

*^^ D'abord Schwyz, par un loyal message, se justifia de tout soupçon d'avoir excité les mécontens, et obtint ensuite de concert avec^Uri et Unterwalden « que les pauvres gens- ne fussent pas tués, ni séparés plus

long-temps de leurs femmes et de leurs enfans. • Voy. Schilling, 1. c. 247 et suiv. (On mériterait bien de la science en publiant' cette cbro* nique , celles de Rtui, de TscliachiUm et quelques autres , ou du moins les parties les plus caractéristiques de œs écrits; comma les libraires ne se chargent pas volontie^ de ces sortes d'articles^ il serait digne de quelque société patriotique^e soutenir de pareilles entreprises. Il n'est pas honorable pour la nation que la continiia^on de Tschudi n'ait pas encore vu le jour.) = Nous avons rendu compte, 1. 1, p. 886, n. 236, de la pu* blication de la chronique de Tschachtlan, ainsi que de celles de Juitniger et d'Anshelm. La première moitié de la chronique de Buss a été publiée aussi' à Berne en 1834 par M. Joseph SchnelUr, chez Jenni fils, sous ce titre : Melchior Russen, Riiier» van Lucern, Eiàgcn&cêische Ckeonik. La Société suisse pour les investigations d^hie$oire nationale, ûoiki le centre est à Berne , a commencé de remplir le vœu de MQller ; celle qui vient de se former à Lausanne pour le même objet, circonscrite dans la Suisse romande, se propose aussi de signaler son existence par la publication d'anciens documens. Nous devons au zèle généreux dHin particulier et au travail consciencieux de M. Louis Fulliemin la réimpression de l'Histoire de la réformation de la Suisse par Rachat,. âoni la continui^ion était restée en manuscrit jusque nos jours. Deux volumes de cette partie

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