‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 115 sur 173 · HISTOIRE ]>ic la winM · texte numérisé non relu

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Eûfiû^ dans le Pays-de-Vaud aussi , l'enipereur Sigi»mond se montra libéral de ses faveurs envers le sire Jean de Blouay^ chevalier et bailli savoisten , de même qu'envers la ville de Lausanne. Au premier il envoya son ordre du Dragon ^^^; aux Lausannois il confir-^ ma^^^ lois et franchises^ et les éUaaAit^^^y ^n partie par recœmaisiante^ parce qu'à l'occasion de son cou^ ronnement ils avaient engagé ^^^ les nombreux Juifs de leur ville à lui offrir le présent accoutumé ^**.

Lc^squ'à sdh retour de Rome l'Empereur arriva aux frontières des Confédérés ^^^, ils lui présentèrent , selon leur coutume, des coupes pleines d'arçent^*^.

du poids d'un soupçon ou de lare^onsabililédusang répandu. IjGS magistrats devraient se souvenir qu'un bommé d'une ancienne famille consulaire, recommandée par des services publics* a été condamné, de sorte qu'un avoyer ou un landammarnn , qui sbnge à ses descendans, n'esl i>as personnellement désintéressé dans la réforme des abus de la justice criminelle.

**" Ch. 1434 , statuant qu'il pourra toujours porter la croix « draconî in nôstra societate diaconica sup«rimpositam. » Par rinslitottoh de soo ordre du Dragon. Sigismond est devenu aux yeux des Hussiles le dragoa Touge de l'Apocalypse. Sekmidt, Histoire de» Allemande, IV, iSl.

*^^ Ck, « civibus, burgensibus, incolis et habitatoribusLaus. et vîilar.

oppidorumque » dans la juridiction de l'Église , en confirmation « piadti generalis , etc. » Racofiéyelle ( ce nom mal écrit paraît, d'après la cfa. n. 347, devoir être AatolfzeHe), 24 avril i4$4.

^^^ Il statua qu'un prévenu en matière criminel te , maïs non pour nu criole capital , serait admis à fonroir cai]^on.

*** • Adhibere cobortationeoi si tuôm conarentur renîti. » €h, « Rectoribusei consnlîbus Laus«, nostris et J. S. fidelibus. » B&le, 27 avril 1494.

'^^ «Non expediret , eosde^ super re illa requirere quas propria obedientia (comme déjà chez la plupart des autres) deberelmovere. »

**^ Je vois par le Protocole municipal de Zarich, 143$, Othm. , qac cette ville dépense 800 livres pour l'empereur Sigismondet ses serviteurs* Il vint en effet à Zurich ; mais on n'a pas pu déterminer d'après des chartes la ^oute qu^tl suivit entre Feldkirch et Bàle.

*** Zariek, ibid. , lui envoie ;]500 florins dans une coupe on vase d'ar-

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Ils écoutèrent avec intérêt ses plaintes sur la perfidie milanaise ^^"^y qui l'avait empêché d'exécuter en Italie de plus grandes choses. Le tournoi qu'il avait annoncé à SchafFhouse fut empêché par la complication des affaires publiques ^^^. Il vint à Bâle avec une suite de dix -huit chevaux seulement, et son arrivée fut si prompte- et él inopinée que le concile, le chapitre et l'autorité municipale eurent à peine le temps de sortir de la ville pour le recevoir ^*^. Ce jour- là, comme il arrivait assez fréquemment alors, les chanoines vinrent au-devant de lui montés et armés en chevaliers ; on assure que TEmpereur leur en, témoigna son éton^ nement et dit que parmi eux il n'apercevait point de chanoines. Us revim^ent eitsuite sous le costume ecclésiastique^ et alors le monarque leur fit un accueil ai-mable, conformément à^son caractère ^ puis il ajouta u que maint^iant il les trouvait respectables , - puis- » qu'eux-mêmes ne rougissaient pas de le paraître*^®. » Durant ces dix^uit années, la Confédératioif suisafe dans toute son étendue ne fut attaquée par aucun

gent UEvopeten UdiAit aion d'engager les Snîsses à le accourir en eas de besoin ooolre le duc de Baviète-Ingolstadt; ils le promirent; mai» la paix se Gt fVindek, 200.

'^' Philippe avait fait beaucoup de promesses, qu'il ne songeait pas à tenir ; pour éviter d'avoir à s'expliquer personnellement là-dessus, il préféra ne pas voir Sigismond : « Si je voyais l'Empereur, dit-il, j'en mourrais de joie. • fVindek, c. ii2.

^*^ Idem^ c. i94f OÙ il place par errenr ScbafTbouse au bord du lac de Constance.

<^9 Les relations de fVindek, 193 et titre de 194, et de Dieboid Schilling (suivi par Hoitinger^ h. a.], sur la manière dont il vint àB&le, peuvent assez bien se concilier; il arriva par eau jusqu'à une très-petîte dislance du grand B&ie.

»• Dieboid ScfUlUng, I. c.

ennemi; sa gloire lui servait de rempart. Les alliances perpétuelles, bases de sa puissance^ furent consolidées. Les Glaronnais manifestèrent un juste déplaisir de ce qu'après environ quatre-vingts ans de bravoure et de loyauté fédérales signalées dans mainte occasion, à chaque renouvellement du traité ils prêtaient un serment et qu'on ne leur en prétait point ; l^s Confédérés les assimilèrent sous ce rapport à leurs autres alliés ^^'. Zurich et Berne, ce qu'autrefois on n'eût guère pu espérer, voyant leurs territoires limitrophes, grâce à leurs succès constans'^^, jurèrent dans la ville de Zo^ fingue, le jour de,St«-Vincent, patron des Bernois, une alliance défensive qui comprenait le territoire situé entre leurs deux villes, jusqu'à la distance de trois milles de chacune d'elles; ils exceptèrent seulement le cas où quelqu'un, endifFéfend avec l'une des villes, offrirait de s'en rapporter à l'arbitrage de l'autre, et où la première n'y donnerait pas les mains. Pour leurs propreâ cont^staticms, elles choisirent Zofingue comme Uisu d arbitrage ^^^; mats elles convinrent que dans les affaires ordinaires chaque bourgeois se soumettrait aux tribunaux de l'autre ville, et qu'aucune des deux ne protégerait son clergé s'il citait des bourgeois de la ville alliée, pour des affaires temporelles, devant des

*'* Claris désirait la complète assimilation de son alliance à celle des autres Confédérés ; elle n*eut lieu qu'au boul de vingt ans. Le fait raconté dans le texte est tiré du Protocole municipal de Zurich là 80.

*^^La ch. de cette alliance f)erpétueUe, du 32 janvier ià28 {énnsTachudi et dans presque tous les autres), débute par « la protection signalée qae > le Dieu tout-poissant leur a accordée, en sorte que les juridictions et » le territoire des deux villes se touchent. » C'est une allusion au bailliage commun de Bade.

*** Nous omettons dans ce résumé les articles ordinaires. Chaque partie paie ses arbitres , et les deux ensemble le surarbitre.

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tribunaux ecclésiastiques ^^^. A l'égard du commerce et des subsistances, elles se promirent réciproquement les facilités convenables ^^^» L'alliance éternelle avec Uri , Sehwyz et Unterwalden , plus ancienne que celle-ci^ a le pas sur elle; ces cantons en effet dé-* fendirent Zurich lorsque Berne l'assiégea de concert avec l'Autriche , et ils secoururent volontairement Berne le jour où prés de Laupen les Bernois combattirent pour l'existence de leur république ; mais le traité entre Zurich et Berne l'emporte sur toute alliance ou combourgeoisie postérieure^^®. *

Les vieux Suisses au sein des Alpes demeurent à jamais les pères de la Confédération : des fils bien pensans ne voient pas dans la supériorité de leur stature et de leur force un motif d'oublier les égards dus à la faiblesse et à Tâgc des auteurs de leurs jours ; les parenSy de leur côté, s'honorent par les sacrifibes qu'ils font au bien et à la paix de la famille *.

Un différend^ honorable pour les vaillans ef libres habitans de Gersau , divisait les^ quatre Waldstetten : il s'agissait de déterminer à la réquisition duquel de ces quatre cantons cette communauté devait obtempércr? Les habitans de Gersau se soumirent volontiers à la décision de Tavoyer de Berne, en conseùtant à secourir celui qui lés requerrait le premier. Une si petite république se bat avec le plus de joie

*^* Elles ne s^engagent pas à Tempécher , « parce qu'il serait possible » qu'une Tille ne put pas taiir tête à son clergé. »

*^* Chaque partie laissera parvenir à l'autre, sans condition et sans péril , le blé , le ?in , etc.

*^' L'Empereur, l'Empire et les combourgeoisies antérieures sont réservés.

* On l'oublia crnellemcnt en 1 7iS et 1718. D. L. H.

pour celui qui se montre le plus empressé à lui prouver son estime ^^'^.

Peu s*en fallut alors que non loin de là le petit territoire fertile ^^* et riant ^^^ de Weggis^^ ne parvint à la même indépendance. Ses habitans étaient con-^ fédérés des quatre Waldstetten^^'^ affranchis de l'ancienne servitude i\ prix d'argent '^^^ en possession d'une liberté presque absolue depuis que les droits seigneuriaux leur avaient été affermés ^^^. C'est ainsi qu'Ârth et Steinen avaient obtenu l'indépendance à la f4^eur de laquelle ils s'étaient alliés avec Schwyz, comme Alpnach et Hergisswyl avec Unterwalden. A peu de distance 9 la langue de terre entre les lacs d^ Zoug et des Waldstetten^ où Tell tua Gessler et oh

•*' Le cbef des arbitres de Lucrrne éta4t l'avoyer Ulrich de Hertenstefo. Luèerne était contre les autres Watdstetten. Rodolphe Hofmeister était avoyer de Berne. Yoj. \é Manuel du Cometi de Lueeme, ii89, a(irbs Fél. et Beg. (dans Balthoiar, Choses mémorables de Lucerne, Vil, 250 et suiv. ), ainsi qu*un extrait de la sentence, 1451 (Ibid, » 252).

^^' Non-seulement la vigne» mais même les amandes et les Gguesy mûrissent; voy. l'ouvrage souvent cité de Batthasar, p. 221.

*^* Rien de plus exact que l'expression de C^sal .* « plaisant lieu et paysage , et quasi estival. » IbU* 9t7,

^*' Outre le chef-lîeu, Vitsnau, Husen et Wyl en fout partie. Dans le différend dont il sera bientôt question • Yitxnau en particulier est meor lionne à côté de Weggis.

••* Voy. 1. II i ch. 5, d'après Tschudi, 1359.

'^^ Pfœvers avait vendu en 1375 « ses droits sur les gens, les hommes et les filles» au landammann d'Unterwatden, Jean de Waltersberg; ils passèrent de celui-ci aux mains de son bean^frère Henri de Mooss à Lor cerne, qui les vendit à Weggis en 1378 pour 1050 flor. Ck. eitée par Balthasar, 1. c. , 242.

iei Par ]e geniilhomme, leur gracieux seigneur, Ulprch de Hertenstein, bailli de Weggis , 1368 , an prix de 130 florins d'or et pour 12 ans. Ib,

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