‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 119 sur 173 · LIVRE m. CHAP. Uf · texte numérisé non relu

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du pieiiple s^ns lequel nos autorités ne sauraient longr te;inps subsister. La régie générale à suiyre était trèsr simple : « Qu'un gouvernement suisse i^qit d'au^pt a plus scrupuleux à respecter les libertés du peuple » appuyées sur des chartes ou sur d'autres preuves, » que. par leur violation d'autres gouvememens sont » devenus un objet de baine et de terreur. Quant }) aui: contributions , qu'il sç montre disposé à rer M mettre à ses sujets celles qui paraissent dures ^^^ }) pu fondées sur ^^s droits incertain^ , afin de les ré- /; compenser 4e leur bonne coadujte. Notre peuplp ne » dédiiaera jamais les devoirs milijLaires, et^ pourvu » qu'on lui donne sous ce rapport w^ insfructioa >} raisonnable , son obéissance sera plus exacte et plus » prompte que bien des gQuvernemei;is ne le pré^u- » ment. » Suivant les ten^ et les liejLix , l'application de ces principes offrait à la politiiijp^ républicainie un problème facile ou difficile à résoudre. A l'époque dont nous parlons, les Confédérés aimèrent mieux laisser aux quatre Waldstetten le soin de fixer à l'a^miableles rapports de Weggis et de Liicerne*®*. Dans

"* On rencontre çà et là de ces anciens droits qui ont été maintenus, non pas injustement, mais contre les convenances; il serait équitable et conforme aux principes de nos pères d'en permettre le rachat pour un prix modéré , ou d'en faire l'abandon aux gens tout-à-fait pauvres.

^^^ La sentence de la n. 176 n'est point décisive ici; en effet, lorsque leshabitans de Weggis demandèrent leur part de la somme que rappi^la le traité de paix de Milan (n. 518 ) , parce qu'ils avaient coopéré à la gue^e, ainsi ,que leur p9rt de la solde pp.ui* l'expédition dans le val d'Ossola, ils obtinrent la seconde, tandis qu'on leur refusa la première, bien que fondée peut-être sur le même droit; c'est une méthode ordinairement suivie dans les procès fédéraux^ ^e partager ce que l'on ne désire pas accorder en entier à l'une des partie^ = Les siUtes en ont été f&chcu^ ses. t>. L1 h.

leurs premières guerres ^ les habitans de Weggis, cédant à leur inclination, marchèrent de préférence avec Schwyi^*®.

Les Confédérés avaient des bailliages communs dans deux contrées, en Argovie et au-delà du Saint-Gothard.

Dans les pays conquis sur l'Autriche pendant la guerre de l'Empire, il n'y eut presque point de troubles. Lorsque la noblesse vit l'inaction du duc, elle se félicita de trouver chez les Confédérés justice ^*'' ou faveur **®. Quelques nobles conservèrent, quoiqu'aupëril de leur vie, l'habitude du brigandage ^^^. La ville de Badé reçut des sommations injustes devant de petits tribunaux criminels secrets de pays étrangers ^^; mais ses nouveaux seigneurs la protégèrent équitablement et avec courage contre ce danger et contre les divisions intestines ^^^. Les bourgeois de Bremgarten,

*** Baiiha»ar, I. c. 226. La untenee n. 157 porte que V^cg^ peot marcher avec Scbwyz , Urî et Unterwalden , lorsque Lucerae n*a pas besoin de son secours. Dans les guerres communes aux quatre cantons, Weggis se joignait à Schwyz.

*^' Gomme Jean de Thengen, seigneur d^Eglisau, au sujet de ses prétentions sur Bûlach , en opposition à Zurich. Procédure, lAi9.

<*> Lettre des Zurieois, 1419 : «Notre salutation avant tout. Henri de m Gachnang, comme tu nous as écrit qu'on t'atecusait faussement de » nous avoir de nouveau porté préjudice, si tu crois pouvoir t'en jusli- » Ger, nous t'accordons un sauf-conduit, aûn que tu puisses venir vers » nous. • '

*M p. e. Wallhet de Baldenweg, chevalier, que le baron Jean de Faïlensteln protégea vainement CA. Bade, 22 janvier 1&25, Tsckudi

**o Comme devant les sièges libres de Folmenstein et Holenhom, dans le procès intenté à Léonard Riser, fabricant de bourses à Uhu. Tsehudi, 1&36.

•*« Cùnvention de lâ21 relative aoi différends entre la ville et le bailliage. Sentence prononcée sons le bailli Ulrich d'Erlach^ Gnire Us gens h baiUiagt et tes gens de l'abbaye d Wetiingen, lâ29.

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