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très-grande partie ou pour la totalité de ses États et pour Milan même ^^^. Il dut se féliciter de ce que les Confédérés 9 par quelque motif que ce fût, prêtèrent loreille à des [H^opositions de paix. Le pays d'OssoIa rentra sous la domination des sept cantons; car les Bernois avaient entrepris à grands frais cette expédition, par pure amitié pour Schwyz, sans aucune obligation ; il ne leur convenait point d'être les coseigneurs d'une vallée séparée d'eux par les hautes Alpes, parce que la sûreté compromise par de con-* tinuelles guerres particulières ne permettait pas d'envoyer souvent dans des contrées éloignées l'élite de leurs forces. Les sept cantons occupèrent la vallée ; l'armée rentra dans ses foyers.
La Confédération fut de tout temps inhabile dans l'art des traités, parce que le secret est impossible là ou tant de gens ont leur mot à dire , et que dans bien des cantons ^^^ les magistrats se sont fréquemment laissé corrompre, tantôt à cause d'une pauvreté avide, tantôt par suite d'une insatiable cupidité^**. Quand on voit les Confédérés partager cette honte avec Londres , Rome et Sparte, on se demande si l'habitude des
*'^ Vojei sur le traité du partage Gukkenon, 1. c i43S. D'après ce traité, le théâtre de la guem^ aurait dû passer sons la domination de la Savoie, el la limite auraîl été fixée au Tessin 310 ans plus tôL
'*' A cet égard quelques-uns sont aujourd'hui plus irréprochables, d'autres Tont été autrefois^ ou peui<é(re se sont-ils pradeomieoi conformés aux convenances.
*** Vice tout aussi commun chcK les riches et les nobles que chez ceux qui ne le sont pas.x=3 « J'ai connu des ministres millionnaires, qui se laissaient gagner par quelques milliers d'écus, » répondit le 9 juillet iSOO un magistrat suisse à qui Napoléon Bonaparte reprochait à la Malmaison d'avoir i»x>pagé l'accusation de cofruptioD dirigée dai|s un écrit contre T. P. « 0. L. H.
mœurs populaires n'affaiblit pas chez beaucoup d'hom«- Qies U fierté de la yertu ; dans les monarchies j la corruption par les puissances étrangères est plus rare ou mieux cachée ; on se vend plutôt à soq prince et on descend aux artifices des cours f sans que le bien public en souf&e autant^^^. Le chambellan Zoppo, am-^ bassadeur du duc, eut^ de façon ou d'autre^^^, Toccasion de découvrir le côté vulnérable de la Suisse. Il réussit à conclure un traité de paix en particulier avec Lu«cerne, Uri et le Bas-Unterwalden^ et à nouer dans d'autres cantons des relations secrét/es, qui vainquirent enfin Topiniâtre résistance du Haut-Unterwal— deri^*'''. Trente et un mille deux cent eX un florins^** pour des domaines qu'ils possédaient sur le territoire milanais, Texemplion de certains tributs ^^®, pour leurs négocians et merciers l'exemption pendant dix
*** Bien entenda quand les repréflentans dti peuple ne n^Ugeot pa» les libertés nationides par ^oûme; crime souvent plus nuisible que la. négligence dans les négociations, où il nes*agit que d'une province de plus OH de moins.
'** Têekudl laisse entrevoir qu'on soupçonna que l'argent servit à corrompre} Biglia rapporte que la cbose a en lien eiTecUvement. LaprtuYc ne fut pas fournie on elle ne fut pas consignée.
'^' Zoppo ayant demandé une diète à Zurich , cet État décida -que Scbwys, qui pouvait «gir plus secrètemept^ lui écrirait an nom de Zurich. La réussite ne dépendait pas seulement du consentement d'Unterwaldeu ; Zoug et Claris aussi étaient difficiles à déterminer. Ceux-ci ayant cédé, on résolut d'employer tous les moyens pour empêcher qu'un canton ne fît à tons letCpnfédérés l'afiiont de rejeter ce que la majorité avait résolu.
^^ 40,001 flor. ( à 80 kr. « haller d'Autriche ) aux cantons de Lucerne, dlJri et dtJntcnralden ; 17,145 à ceux de Zurich, Schwyt, Kong et G^aris; 2,855, puis encore 1200 au Hant-tJnterwalden. Ces sommes étaient hypothéquées sur la Léveertine et le M ayentbal.
*^ De toutes les échu tes , estimations et churges à perpétuité* Les cA. dé ce traité milanaiê se trouvent dans Tschudi, 4^26.
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ans y puis la diminution ^^^^ et enfin une fixation équi* table ^^^ des taxes sur les marchandises ^^^ et des péages qui dépendaient de la chambre ducale ^^^^ roila ce qu'obtinrent les Confédérés ; en échange ils renoncèrent non*-seulement aux vallées d'Ossola et à Bellinzone, inais même à la Léventine^ en dépit de sa fidélité ^^^ et de son importance. Ils stipulèrent ^^^ le passage pour des troupes armées , fortes de soixante hommes au plus f qui se rendraient sous des drapeaux étrangers^^®, le bon entretien de toutes les routes^^'', et de la part des tribunaux de Bellinzone et d'Altorf ^ justice et sauf - conduit ^^^. Cetjte paix^ qu'on osa
*** Le duc ne ponvait pis \es aflhnpbir complëtement da péage dei seigneurs Rusca dans la vallée de Liigano; cependant le traité des trois premiers cantons contractans porte qu'ils ne paient rien pour les bestianx, et le quart seulement ponr le reste.
sii Tdle qu*«lle fat sens Jean Galéaiio, le premierdno. C'est>€eqBt npjpovte aussi BigU^, généralement fort eiact
S2s c ])aii ^ gabelle ••..., droit de conduite.
*^ n faut donc excepter les droits d'enlrepM li Bellinxone , les péages des nobles Oattanei à Locamo, de Oaspard VIseonti, cfaevalier, de Hercmana et LaEnceloi Visconti (entre les terriloim de liooamo et de Uir gano, du côté de Milan ), et à Milan même» en ce qui concernait la commune. . .
»** Cependant on réserve, comme Téquité le voulatf, que personne, |)fts même dans le vat d'Ossola, n'en sera pnni, et qn'on n*«xeroerâ an» fium vei^[ean«e m sqjet de ce ^i esl «erivé k Jepa» Moioaii^ ^ Qifviu^ dans la Léventine.
*^ L'abbé de Disentis est compris dans le traité comme alUé des Cantons.
•M m Pour gagner une* solde. •
*<7 « Afin qu'elles deviennent plos praticables, et qn'on les multiplie 411 lies d'en diminuer le nombre, f
*^ Is dnc expose ses demande^ sur la voie publique d'Altorf ; les Cantons l'assignent à Bellinzone; nourriture et entretien des députés à un inrix raisonnable, etc. ; les alTaires moins, imfiortantes sont jiigées k Airolo et à Hospital dans la vallée d'Urséren.
qualifier de glorieuse ^ fut plutôt mercantile que pO* fitique : car où est maintenant cet argent? les contrées cédées en échange n'ont-elles pas été perdues à jamais, autant du moins qu'il dépendait des négocia* teurs? Les cantons les moins blâmables sont Uri, qui céda tout de suite, et le Haut-Un terwalden qui finit par céder; l'expérience leur avait appris combien peu de secours ils pouvaient attendre pour le maintien de ces possessions. Le -vice de nos traités avait des racines si profondes dans la constitution sociale et dans le coeur de la nation, qu'on ne pouvait y opposer que ^ ces deux remèdes, encore aujourd'hui efficaces : répandre généralement des idées -saines sur nos véritables avantages dans les affaires publiques, afin qtie chacun sache ce qu'on doit vouloir, et renouveler la forcé intériexu^e ^^?, afin qu'on •ait le ^courage de persister dans ce qu'on a su vouloir. L'année où Venise enleva au duc Philippe- Vis^ conti Brescia, Bergame, la Savoie, Verceil et d'autres places, . il enleva lui-même aux Suisses la domination commune qu'ils avaient exercée pendant vingt-quatre Qiig330 5IIJ. jes bailliages italiens.
Pendant les dix-huit années où les Confédérés enirelkiFent avec l'ÉgUsQ, avec l'Empire et dans leurs possession» commones les rapports généraux dcmt nous venons de parler, voici quelle fut la situation inté^rieure de chaque contrée.
Dans une prairie arrosée par la petite rivière de
*^ Sortont en ravivant et étendant le principe de nos êterncMes if* liances, qui consiste à agir avec unanimité dans tontes les affaires élrangh^s.
*^ A dater da traité qi/0ri et le Haut Unterwalden conclurent en H9$ avec la Léventinei