LIVRE III. CHAP. lU
le cominandement des drapeaux ^^. Cinq mille hommes sortirent ^^ j la première nuit ils restèrent à Thoune ; le lendemain, l'armée monta par terre et pal" eau jus- é i
qti'à. Unterséen ; le troisième jour par le lac de Brienz jusqu'à Meyringen, chef-lieu de TOberhaslii d'où ils envoyèrent Rodolphe de Ringoltingen , seigneur de Landshut et un autre député vers les haUtans de Couches pour demander le passage et la permission d'acheter des vivres. Quoiqu'on fut au mois de novembre, la troupe, traversant Guttannen et le Grimsel, entra dans le Valais , où on lui fit accueil comme s'il n'y avait jamais eu d'inimitié entre les deux pays. Là les Bernois furent joints par leurs combourgeois de Soleure. Schwyz sous Ulrich Uz , bientôt renforcé par Uri, passa le Saint-Gothard» L'émulation des quatre autres cantons avait déjà considérablement âceru cette troupe , que grossirent bientôt 1 600 hommes sous la Innnière de Zurich ^o% 4000 du Tôkepbourg, 700 miliciens de l'évèché de Coire ^^^, la bannière d'Appenzell, enfin les habitans du Haut-Valais. Lorsque l'armée fédérale fut réunie, les Bernois en formaient peut-être le tiers ^*^. Elle répandit une utile terreur;
*** On sentira qu'il manque ici, pour un exposé complet, des détaib qu'on trouverait pent-^tre dans les archives de Berne, où il y a sans doute des réglemens militaires.
^^ Hors de leurs limites. Les troupeS^ oberlandaîses joignirent probablement la banniiire en route et non dans la ville.
so> Cette expédition se Gt de bonne grâce, non-seulement par respect ponrScfawyz, m«is encore pàroe qu'il Ëfagissak d'un pays à la conquête duquel tous les cantons avaient pri^ part , excepté Berne.
*** l^ons ks deux à cause de» traUéB de oombourgeoisie de GoHte avec Zurich; deTokenbomig avec JKurich et Scbwyi.
*^^ Iji moitié, selott Lau/férV, 59, qui n'y comprend pas môme les mille hommes de Soleure. Les trou|)es de Schwys étaient à corrp sftr pour
rennemi ne lui donna point occasion d'agir. Sur une hauteur escarpée, près des sources de la Dovéria^^^, étaient postés pour la défense des frontières d'Ossola 1100 hommes qui poussèrent des cris terribles et fi^ reut rouler des pierres contre 1 600 Suisses armés à la légère, tactique qu'un peuple montagnard emploie avec moins de succès contre d'autres montagnards que contre des troupes qui n'en ont pas l'expérience. Les Suisses évitèrent les pierres avec une agilité inatten* due, et s'emparèrent du fort bien approvisionné qui défendait la montagne. L'épouvante de l'ennemi chassé de ce poste facilita la prise du second fort, et répandit à la tombée de la nuit une telle terreur au lâilieu de l'armée de Domo, que personne n'attendit ce que Rysig et sa troupe impétueuse entreprendraient te lendemain matin. Si le duc Philippe Visconti connaissait déjà complètement la ligué tramée contre lui par Garmagnuola, il avait sujet de craindre pour une
te moins deux fois dttltti nombreuses qu'à la n. 301 ; Lucernc » Uri, le UaUt-Uotemalden et la Lévéntiue n'en avaient pas fourni moins qu'alors, Il le contingent d'Âppenzell était pour ie moins doublé. On peut présumer fa même chose à l'égard du Bas-Unterwalden , de Zoug et de Claris ; mais nous laissons la chose indécise. Ainsi , en comptant même iOOO hommes du liant- Valais parmi les Suisses» il se trouverait toujours qu'il y avait 8700 Confédérés dans une armée de 14»700 hommes; quelques-uns la portent, contre toute vraisemblance, à 22,000; ils paraissent compter deux fois les contingens de Berne et de Soleure. ssU nombre de 22,000 est dans Tschudi. Ildephotue Fueh$, I» 72, l'a aussi adopté. C. M.
'^* Je place ici le Grxfischbeig; par conjecture plutôt qu'avec quelque certitude ; je n'ai pas vu cette contrée ; on ne peut guère se servir de b carte de GuUr, et Schouchxer n'indique pas les limites de cefle partît avec exactitude. L'Atlas de la Suisse de fVoerl, si admirable par l'esM- Utude et par les détails » n'indique dans ce lieu aucune montagne de œ nom. CM*