LIVRE II|« CHAP. II
randenne liberté impériale ^*^ que le duc ne l'aurait voulu ^^^.
Mais après la mort de Guillaume de Challant, qui a laissé comme un mouumeat de sa vie le beau château de Lausanne ^^^, deux évéques furent reconnus dans différentes parties du diocèse^ savoir : Jean de Pra^gins, le plus puissant, qui avait pour lui la pape,. U Savoie, et même dans Lausanne un parti prépondérant ^^^, et Louis de la Palu, plus illustre que son rival dans les grandes affaires de VÉglise , recomm;^ndé en outre par le concile de Bâle^^^; ce dernier fut reconnu à Payerne, où son cousin était prévôt ^^^, et probablement aussi dans d'autres contrées, soit à cause de l'autorité du concile, soit parce qu'il était bourguignon.
L'archevêque de Besançon, Thibaut de Rpugemont^ ne réussit pas à faire Taloir contre la Savoie $es prétendus droits féodaux sur la seigneurie de
Lausanne eut lien devant le bailli Jean de Blonay, sons le grand chêne au bord de la grande roule près du village de Montprcveyres ( « Montispresbyteri » ). Ch, (TUrbain GunelU, syndic et prieur de la commune de la ville basse, 2 à octobre 1436.
**" CL n. 14i. ssVoy. Piéce$ servant d l*hUtoire de ta ville impériale de Lausanne, i vol. in-8, p. 1—13. C. M.
**^ Lorsque Guacliîy à ^occasion de n. 347, produis^ U cL b. 141, le sire Jean de Blonay se leva et dit : « qu'il n'était pas venupooi: cela; • qu'on pouvait au besoin lui faire voir cette bulle à Moudon. •
**• Sinner, Voyage, U.
*^* Il prit possession de l'évêché le 3 mars 1434 et ne le quitta pour rarchevécfaé d'Âoste que vers 1440,
'^' C'est pour cela qu'en 1439 le duc de Savoie, alors pape sous te nom de Félix Y, se déclara aussi pour lui. Leu, Art. Lausanne.
S5S Jean de la Palu («de Palude. *) Acte çt investiture de Henri d^Eptin* gen en son nom par Tévôque Louis; 14,32, dans Brakmr, ^
Cossonay ^^ ; maïs Toccasion que nous allons rapporter ressuscita Tautorité de la Bourgogne dans le Pavs-^e-Vaud, Entre le duc Amé de Savoie et Louis de GhàlonSy prince d'Orange, seigneur d'Arlay, subsistait encore une dissension provenant de l'acquisition du comté de Genevois; le prince alléguait des titres qui avaient une apparence de validité '^^^. Ce différend fut terminé à Morges par le traité suivant : c( Cerlier sur le lac de Bienne et un revenu de deux » cents livres sur le péage de Chillon demeurent à » la maison de Châlons , conformément à la cession » faite par le duc au père du prince ^^. La partie » du Comté de Genevois qui se trouve en Dauphiné » sera cédée au prince Louis et à ses descendans^^'', » et pour le reste de ses droits la Savoie lui donnera » l'investiture de la ville et de la seigneurie de Grandson » avec rentière juridiction^^, et de tout ce qu'à Orbe> M Montagny-le-Corbe et Echallens^**, le duc de Savoie
>s* Prononcé de Vévéque GuiUaume de Châtiant poar la Savoie» i&21, cité par Guichenon, Par le mot « prélendos • nous n'entendons pas nier les droits de Tévéque; la chose n'est pas suffisamment éclaircie.
t55 Provenant de sa grand'mère Jeanne ; voy. le dernier chapitre da précédent livre.
^^ Cerlier constituait la dot de 'Marie de Chftlons, sœar du prince, épouse do comte Jean de Fribourg àNeufcbàtel. Ch^ du traité de Marge*, iàtk ; confirmation par Louis de Savoie , lieutenant-général de son père,
'^^ Dampierre, Theys, Fnttario.
'^" « Omnimoda jurisdictione. » l\ la possède aussi à Ecballens et à Montagny. Il reçoit à Grandson dix arpens de vignes et un bois.
'^' En outre un tiers des forêts. La Savoie renonce également à Bcr chier et Gourteyson ( Nous avons vu dans le dernier chap. du U* livr? un traité de 1407 entre la maison de Châlons et Lausanne, parce qa« Ton contestait encore à la première son droit sur Berchier). Les fonts baptismaux et le moulin dTvonant deviennent la propriété du prince.