IV. a
bablement que long-temps après que l'on crut recou*naître le courroux du ciel dans la fin du sire Im Thiirn^ moine de Tabbaye deTous-les-Saints^ qui^ dansant avec d'autres dans le couvent de Sainte-Agnès pendant le carnaval ^ fut frappé de mort subite ^^ au sein du plaisir *^.
Une circonstance contribua beaucoup à l'affermis^ sèment de l'indépendance recouvrée par cette ville; e'est que l'Empereur^ par suite d'un traité inconnu, long-*temps après sa réconciliation avec l'Autriche, était demeuré dans la possession absolue des -seigneuries et des hypothèques autrichiennes du voisinage. Quelle heureuse conjoncture^ en effets que le dernier Empereur pris hors de la maison d'Autriche ^^^ ait ici affaibli de diverses manières cette puissance si dangereuse pour la Suisse, tandis qu'il la consolidait^ dans des royaumes éloignés !
Zurich, où régnait un esprit entreprenant, attentif à saisir toutes les occasions ^^, acquit de lui, outre
*^^ Waldkireh, Hi$t, de la déformation, «nnée 1460, sOns l'abbé Jean Peyer.
*" Le t. P', depnîs la fin de la p. 888 jusqu'à la Gn du volume, et la suite, depuis t. II p. 18 jusqu'ici , ont été composés en Suisse dans les années 1784 et suivantes.
^^^ Non compris le temps de Charles VU, qu'on ne peut guère appeler un règne.
^^* On aait que le mariage de sa fille engi^ea les États de Bohème et lie fitagrie» et jusqu'à un certam point les princes électeurs, à oMaa duc Albert d'Autriche trois couronnes.
. ^'i^^ leS^Zuricois achetèrent en 1414 , du seigneur de Rflrolang, le viltelg«f d(«rù 1 1 a tiré son nom ; ils le payèrent 1^60 0 fldr. du Rhin , qui font aujourdlim 14,560 livres; en 1419, les revenus de l'ordre de St Jean à 9(ét^th,pour SOO florins (1800 livres); en 1481, la part d^Uhich de MViilang au nouveau Régemberg> pour ik^ florins (8i|0 Bvres);en
, LIVRB III. OtiAP. \U /ld5
Kibourg ^^''^ la seigneurie d'Andelfingen , agréablement située dans les prairies qu'arrose liai Thour- Béringer de Landenberg, seigneur engagiste déjà sous r Autriche, l'avait reçue de TEropire à titre de fief. L'Empereur autorisa la ville à la racheter de lui ^^. Frischhans^ sire de Bodmann, reconnaissait tenir en fief de l'Empereur le bailliage de Thurgovie **^; Léonard de Jungingen possédait au même titre le Rhèinthal. L'Empereur transféra cette dernière hypothèque à ce comte de Tokenbourg ^^ dont la puissante domination s'étendait depuis lé Itc supérieur de Zurich jusqu^aux frontières du Tyrol. Frédéric demeura toute sa vie maître du Rhèinthal; mais il en hypothéqua les revenus et la possession *•* à Ulrich et à Conrad de la famille des Peyer, nom que Topulence et les dignités ecclésiastiques ^^ et temporel-
i&S&, de Jean Tum laf forteresse deFItrms et lebarllrage d'Alt^tetten , pour 1600 florins (9*600 livres). MémoriaL dé la eammiau de Zurich, 1804.
"' Voy. ci-dessus an. Oletsuiv.
^^' En 1^34, pour 2,300 Hor. du Rhin (aujourd'hui 13,800 livres).
**' On sait par le chap. précédent qu'il le lui remît en ihiS; on ne sait pas encore exactement combien de temps il le garda. Il est question de lai et de Jaagingen en 1419 dans la ch, entr$ teRheiniHal etApfmmtlL Tsehudi.
^^^ A lui et à sa sœur Ita, épouse du comte Bernard de Tbierstein, mère de Wallraf. Ch. n. 561.
*•* Pour 6,000 flof. dnBhîn ; les Peyer doivent retirer chaque année de l'hypothèque 400 livrefs fenning; cette somme devait être payée par Tammann qui percevait à Rbeinek ie blé et le Vîn pour le- eomte ; le foin, la pêche, les bacs, les poules et les cfeufs appartenaient aux Peyer; lea château! conthia^eint d'être tes habitisition» ouvertes da comte. Ch. vendredi avant Jean-Baptiste 1425. Tschudi,
"• En 1415 Jean Peyer devint abbé du couvent de Tous-lcs^6ainls à ScbalThouse. Léonard Meyer, Réformalion de ta viUe„de Schnffliottse» En 1454, son neveu, do même nom, fut fait évêqne d'Orange. Gatlia Chrhâ,, 1. 1, p. 781, cdit, 1716. Les seigneurs du RheinlhalTse distinguent par
les *^' illustrèrent dans plus d'un pays. L'Empereur confirma aux Peyer la jouissance du Rheinthal ^®*. Mais hâtons - nous de remonter le long du Rhin, vers le théâtre de plus grands ëvénemens.
Tandis que dans toutes les contrées des anciens Helvétiens la domination seigneuriale croulait, et que la liberté s^élevait sur ses ruines , cent dix-huit ans après que l'indépendance eut été glorieusement consolidée dans la plaine du Grûtli, Tan 1424 de l'ère chrétienne, au milieu du troisième mois, fut posée, sous un -tilleul près du village de Trons , la base de la confédération de la Haute-Rhétie.
Les vrais et antiques Rhétiens dans les Alpes , audacieux, libres et barbares jusqu'au temps de Tibère Néron et de Claude Drusus, toujours belliqueux même dans la servitude, et rudes comme leur patrie même après avoir reçu le christianisme, secouèrent le joug des barons* Si leurs aïeux souffrirent que Donat de Yaz attaquât d'une main violente et foulât aux pieds toutes les lois divines et humaines ^^^, cest qu'alors la Suisse n'avait point encore fait voir d'une manière si éclatante la puissance d'une fédération de peuplades libres, et que ce tyran, valeureux guerrier, avait une antique grandeur qui commandait l'obéissance ^^
le surDom de Pejer de Hageowyl ; je n'ai point encore trouvé de preuve de lenr parenté avec l'abbé et l'évéque Jean ; ceux-ci appartenaient à la famille des Pejer Im Hof, encore florissante.
i^i Dans le Chariul, Rutin. on Iroave en iA26 Jean Peyer de Htn* bûel ( nom qai est peat-étre une corruption de Hagenwyl ) , baiili à Frauenfeld.
^^^ Sans préjudice du rachat. Ch, Ueberliagen , vers SL -André 1A80*
^^^ Gi-dessus, t. II, p. 33^ et dsa.
^^^' Xcf]Q'yt(x&yi)C9V4«spirilus dominalionis. i«