LIVRE III. CHÀP. II. 6iS
que pays ^^^ Rien de ce qui pouvait semer là discorde parmi les Confédérés ne paraissait indigne d'atten^ lion ^^'^. En voyant là figurer la Marche ^*®, Bremgarten et Bade®*^, on se rappelle les* temps du véritable et primitif esprit de la liberté, alors que les chantons les plus puissans ne dédaignaient pas de siéger à côté dé petites villes et de communautés de paysans pour profiter de leurs conseils et de leur zèle; Les règles ont depuis été déterminées avec plus de précision * et si exactement^ que les' diètes èlles<^mémès et parfois ded institutions encore plus- importantes ont dégénéré en simples formes ^^.
**• De Berne, Lncerne, Fribocirg, Solenre, Badfe et Bremgarten, les avoyers , R. Hqfmeister, Henri de Moou , Jacqiies Lombard, Hemmannf^ de ^IfÊl^i^^g» U. Klii^elfass et Jean Reîg ; dés démocraties, les ' landammaUns Henri Bêroldlnger, liai Réding, Ulrich Ab Iberg, A. An Steitien/ Jean KoUn, Leurs adjoints atiàsi étaient distingués par leur famille, comme François de Sckamachthal et Jacques de Praraman, *ou par des services rendus dans les affaires, comme U. Utz,
^^^ « Car nous fûmes envoyés afin d'empêcher qu'il n'artiv&t du mal et de maintenir le bon accord entre tous. »
^^ L'ammann Hégner y était aussi.
*^' Le roi Sigism^d écrivit à divers cantons, mais auj»i à Sarsée; dans la lettre où il annonce que le due dé Milan $*e$t réeoneiUé avée lui, il noDOune Sursée comme la plus petite ville après Zoug et avant Claris.
* Pourquoi ne pas dire franchement qiie ces formes avaient été altérées? L'historien reconnaît qu'il n'en est rien résulté de bon ; mais comme patricien il craint de s'expliquer trop crûment L'esprit de corporation saisit ici le burin de l'histoire. D. L. H.
^^* Ces sortes de souvenirs de l'antiquité ne peuvent jamais fonder un droit ; la plupart des choses se faisaient alors volontairement, parce qu'on les jugeait utiles. Mais l'idée de ce qu'étaient leurs pères doit exciter, même dans les plus petites villes, ceux qui le peuvent à cultiver leurs taleus ; celui qui, dans les affaires d'un intérêt général, refuserait d*entendre un homme de tête et de cœur , parce qu'il ne serait pas bourgeois d'un ciief-lien , s'exposerait an mépris universel.