‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 161 sur 173 · LIVRE III. CHAP. II · texte numérisé non relu

LIVRE III. CHAP. II

Zurich Tappuya ^^^. Dans le même temps, arriva la lettre sus-mentionnée du corps des Électeurs, etimmédiatement après, de la part des évéques de Constance et d'Âugsbourg, et des nobles seigneui's les chevaliers de Saint-George , ^*offre inutile d'une procédure régulière. Les Appenzellois,; se suffisant à eux-mêmes, forts par leur situation et pleins de courage, ne se laissèrent déterminer par aucune considération à rendre compte à qui que ce fût de Tinobservation de la première sentence ou de ses suites. A peu près à la. même époque, les sujets mécontens de Fia:*re de Greifensée à Fhims, de Gaudenz de Hofstetten à Walenstadt, et des Zuricois dans la seigneurie de Grcplang ^^^^ tous sous la souveraineté de Tokenbourg , obtinrent d'être admis à la bourgeoisie ^e Glaris.

Tout^ en effet, prouvait aux ^prits justes et tranquilles les avantages de la marche légale et modérée des fondateurs de la république confédérée, qui n'a-" vaient ôté la vie à personne , enlevé à aucun maître son esclave^ à aucun seigneur un sou de ses revenus légitimes. Le mépris du droit et des jugemeiifs compromettait évidemment la propriété du gentilhomme et du bourgeois autant que la dignité du prince; à la fin le paysan aurait le plus perdu à cet état de choses, vaincu par la supériorité de l'intelligence, et probablement il eût été puni par la ruine de sa liberté. Au milieu de l'inégale répartition des forces , non-seulement ouvrage de la fortune, de la ruse et du pouvoir, mais loi de la nature, il faut que les gens les plus hono-

^'^ n se réfère à cette circonstance dans son rétfuUitoire à Zuricb ; novembre i4SL7.

*'* Ils venaient de la recevoir de Tévéché de Goire.- Lea, artic. Cette* contrée faisait partie de. Gorwalcben* Sentence 1 628/

rtUes se liguent pour la sûreté commune j pour la jusûce. Quand de petites communautés la dédaignent, de quel droit Texiger des rois ?

Les Zuricois déelarèrént sans hésiter qu'ils rempliraient envers le comte les o\|^igations de leur combourgeoisie ^^^* Il avait à craindre y dé la part des démocraties, que les noms de confédération et de liberté n'éblouissent les communes , et que la préventicm des écrits ne facilitât à un chef de parti le moyen de donner une apparence de légalité aux procédés irréguliers des Appenzellois ; qu'à la fin Ton ne demandât plus €[uel parti avait pour lui le Ixm droit, mais lequel avait une alliance avec les Suisses. Déjà dans le pays de Claris les criards l'avaient emporté chez le peuple sur \t gouvernement, en le forçant à proclamer les serfs en question leurs ccHonbourgeou, en dépit des seigneurs ^^, «t à les défendre, à titre de citoyens libres^ contre b réquisition de -la ville de Zurich.

La dénoenatie entretient chez un paiple ia vigueur de rame le j^bis long-temps ^^ et dans le plus grand nombre' ^^; mais cet avantage est oompensé par un

'*^ Ce qui oe fut jamais permis, conune l'on sait; les villes lesjfip ïibres devaient livrer leurs nouveaux houxgeois, lorsqu'on prouvait, im le terme (fun an et un jour, quils étaient serfs. =Oui, mais ce sontles YÎQlMeiii« des droits de tlionMue qui ont tMM «cite abomiBable dou

ime. X>. L. U.

M< Un héros l'implante dans la monarchie , mais tout au plus poor quelques générations, à moins'qu'il ne transmette ses qualités à ses descendans. =s La Prusse depuis Frédéric EL D. L. H*

*" Elle existe aussi dans le sénat aristocratique ; mais elle ne saurait exister à un haut degré ches ceux qui «ans lui ne peuvent parvenir! rien. ( = Grande sottise échappée à l'orgueil du patridat. D; L. fl. ) Do reste il est difficile qu'un genre de constitution n'empmnte rien I d'au* ires; aussi* l'effet qu'on en attend se modifiet-tl diverseneot

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mal griave^ c'est que les premiers maçistrats , s'ils ne sont pas doués d'une éloquence puissante, ne parvien-nent jamais à faire triompher la sagesse quand i'a^ semblée générale marche avec toute son énergie vers un but cher au cœur du peuple.

Le comte renouvela prudemment son alliance avec Schwyz pour la même durée que sa combourgeoisie avec ks Ziu^icois *^® .

Néanmoins il pouvait craindre que les faabitans de Schwyz y se raj^elant qu'ils devaient aux Appenaellois la possession d'une gartie de La Marche ^^^, ne préférassent l'alliance plus ancienne de ceux-ci ^^^. Afin de les enchaîner à la fois par la gratitude et par l'espé-** rance, il leur assigna, pour l'époque et sa mort, la souveraineté et la juri4tcti(m de Tuken et de la Marche environnante, et il affrandiit les habitaas de ce dis-* trict d'anciennes servitudes et d'anciennes contributions. S'il réserva les rçv^us des domaines qu'il y possédait ^^^> ainsi que la forteresse de Grynau, il promit d'aiUeurs de ne jamais les faire servir contre Schwyz^ et laissa aottrevoir qu'il pourrait bien les leur céder aiBsi. La Marche entière était autrefois propriété allodiale des ancêtres cosmums de Tokenbonrg et de Rapperschwyl ^*^. La part des sires de R^ppersdiwyl,

"'^ Le huitième jofir ^près la Cbapdalear, 142 a* Ch,ô»xaT»ckmiL

«" Ci-dessus, p. 117,

'*^ Quoiqu'elle ne pût jamais les obliger à secourir ceux qui refusaient de suivre une procédure régulière.

'^^ Surtout les impôts fonciers.

**^ On convient qu'il y eut en 1186 un mariage en suite duquel je puis m'exprimer ainsi par rapport à la descendance maternelle. Les comtes de Tokenbourg peuvent avoir été originairement seigneurs de la « Tucconia marcha» (Tuken); mais comme je n'en ai pas ta preuve diplomatique , je choisis à dessein une expresnon ambiguë.

échue à l'Autriche, avait été conquise par les Âppenzellois au profit de Schwyz ; la part des sires de Tokeubourg lui fut cédée par le comte.

Cette bonne intelligence eut pour celui-ci l'avantage immédiat de déterminer les Glaronnais à répondre aux Zuricois et à lui--méme au sujet de leurs nouveaux concitoyens y par devant les Confédérés assemblés à Zoug. La chose était d'autant plus importante, qu'un léger incident fit voir avec quelle facilité une guet*re pouvait éclater •

Pierre Hupphan, d'une famillf^ distinguée de Claris ®*^, avait entrepris, à la demande des nouveaux bourgeois, d'amener dans le canton les bestiaux qu'ils avaient laissés en fuyant leur ancienne résidence. Les habitans de Walenstadt rarrétèrent.r A la première nouvelle de sa mort, on sonna le tocsin; avant le soir tout le peuple soiis la bannière se trouva réuni à Naefels. Le, comte était à Uznach, décidé à résister **♦. Aussitôt Hegner, ammann de la Marche, accourut à cheval vers les deux partis pour interposer sa médiation. Mais sur ces entrefaites, Hupphan revint luimême avec tous les bestiaux ; les habitans de Walenstadt l'avaient relâché du moment qu'il s'était fait reconnaître pour Glaronnais. Glaris promit d'attendre ce qui serait décidé à Zoug ®*^.

Les six cantons impartiaux , Soleure et Fribourg, même Bade et Bremgarten, députèretit à la diète de Zoug vingt-trois des hommes lès plus notables de cha-

**' Henri Hupphan, dvocat du pays, lÀ2i } voy. n. 729*

^** Ainsi je monte aussi avec les miens; Mission du eomie d Zwrich, lundi après l'ancien carnaval, 1A28.

'^^ Cédaie de C ammann et des habitans, eod. dans Tsehudi,

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