‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 169 sur 173 · LIVRE III. CHAP. It · texte numérisé non relu

LIVRE III. CHAP. It

dérable pour qu'on ne ressentît pas vivement les suites d'une mauvaise année ^®^. Depuis quelque temps ®*^, et surtout par l'efiFet des guerres d'Italie *®*> le corn-* merce avait diminué | néanmoins beaucoup de bour-^ geois fréquentaient la fwe de Francfort, probablement avec des marchandises* fabriquées ^^^i

Zurich détermina les Confédérés à remédier au désordre du système monétaire ^^^, en fixant par une convention ®^ le tarif des monnaies étrangères ®^* et la 'valeur intrinsèque de celles ^^® de Zurich et de Lii^

*^^ Les vignes ayant gelé, on vendit dans quelques caves au vin d* Alsace. Arrêté dès 200, 18 mars 1437. Ce n'est pas que Von né cultivât suffisamment de vignes pour la consommation ; mais comme le vin était un objet de commerce , il en restait peu dans la vilte^

'^' Ordonnance de 1400 contre ceux qui ont attiré ailleurs les fabriques^ de soieries. Schinz, Hist. du commerce,

»•* IderA.

89B Bourgmestre, Conseil et 200, 2 juillet 1429 : « Leé ville!» impériales veulent s'abstenir pendant deux ans de paraître à la foire de Francfort ; il ne nous est pas avantageux d'en faire autant, attendu que notre commune a grand besoin de commerce. »

**' Les monnaies devinrent toujours plus légères. Schiii'z, l. c.

«•' Le 18 mai 1425. Ch. dans Tschudi.

**^ Le vieux plappart milanais, comme uH bon plappart de Bcdiëme , à 18 Stsbler fenning; un plappart à croix de Milan, cotnme 3 funfer milanais , 17 staebler fenning ; un plappart de chandelier, 18 ; un vieux plappart zuricois, bernois, scbaffhousois , sjaint-gallbis , 12; un kreuzer, 9 st. fen. Chacun est libre de recevoir la monnaie d*argent de Wurtemberg, de Constance et dUIm. Les êcus de France, leâ ducats, les florins hongrois à 58 schellîngs , st. fen. ; les càmmergùlden, coi&me les florins de Florence , du pape et de Gènes , à S"?.

*^^ On tire du marc d'ai^ent fin 7 flor. du Rhin. Un flor. du Rhin contient ?tù schellings, st. fen. ; 15 schell. angster fen., 24 plappart». Une demi-once fournit 62 st. fen. 45 angst. fen. ; le marc, 94 plapparts. Un plappart vaut 15 st. feti. Les st. fen. doivent contenir deux tiers de cuivre et un tiers d'argent ; l'angstcr fin . une moitié d'argent ; les plapparts de même.

d26 histoire de la suisse.

cerne ^^- Pour empêcher l'exportation •^^ et la fonte *** de leur or et de leur argent ^ ils ordonnèrent qu'il n'y eût dans chaque ville et dans chaque canton qu'une seule banque privilégiée^ dont ils fixèrent le bénéfice l^ral ^^. Les sept cantons conclurent cette conTention pour cinquante ans ^.

Elle était conforme à leur peu de connaissances en cette matière et à la sphère étroite de leur commerce : il est rarement possible de faire de pareils règlemens pour une longue suite d'années ^ surtout dans les pays qui ne possèdent point de mines d'or et d'argent ^ et chez lesquels l'importation des denrées de première nécessité excède l'exportation de marchandises indispensables aux autres pays. Mais on doit louer la tendance à donner de plus en plus aux Confédérés des lois <;ommunes qui les unissaient plus étroitement en corps de nation y et leur faisaient mieux sentir leur unité dans les affaires de la vie tout comme dans leurs relations extérieures.

Les causes civiles étaient jugées avec autant de justice que de clémence ^^^, d'après un droit universelle-

'^^ Zurich et Luceme possédaient déjà fort anciennement le droit de battre monnaie.

*®^ La punition était du cent pour cent

•02 ^ moins qu'un homme ou une feipme d'honneur ne voulût s'en faire un bijou ou de l'argenterie.

^0' Si quelqu'un veut acheter des florins, le changeur prendra 4 st fen. par florin. Nul ne doit faire le change des espèces que conformément aux changes publics de nos villes et de nos cantons.

•OA XjC reste des articles concerne l'essayage, le paiement des créances et les autres paiemens.

*>^ Jean Hûnikon ayant déclaré qu'il savait que Salomon, fils du jnif Lôwen, avait engrossé la Langôhrlin , fille de Held , le conseil décide qu'on l'enfermera dans la tour, et que le dimanche, quand U plupart des gens seront à l'église , il déclarera publiquement « qu'il a menti

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ment adopté et les coutumes de la ville ^^. Yen ce temps on établit les premières fontaines ^^"^^ Le gon*vernement veillait aux moulins , aux fours des boulan* gers ^* et aux pâturages ^^, aussi bien qu'à l'armement ^'^ des bourgeois ; il se montrait comme il le &ut

• lorsqu'il Ta accusée d'avoir eu commerce avec un juif. » Protot, munie, 1431 ; Musée suisse, t. XII. £n eipiatioa du meurtre que le sire Jean deSéon, chevalier, a commis sur la personne de Nicolas Reblin, prétrer il paiera aux amis pour les frais , dommages et retard, et pour là consolation de Tâmedumort, 70 livres fen. Protoc. du Conseil, 142Â. Lors^ qu'au sujet du meurtre commis sur Hochgôller, son beau-6ère et sa sœnr ne veulent plus permettre à Pierre PfyfTer d'habiter la ville, le gouvernement le lui permet, 1423. Anne Eiterlin doit se relirer à deux milles de la ville , à cause du mal fait à un petit enfant; si elle sevient^ on la noiera ; eod.

'^' « Au sage et prudent bourgmestre de Zurich i On m'a demandé » si un lépreux pouvait hériter. J'ai répondu, d'après le droit, que sa

• maladie ne lui ôte pas le droit à l'héritage, surtout quand l'héritage » n'est pas un fief; pourquoi un innocent serait-il battu de deux verges » à la fois ? Je vous fais savoir cela , afin que si le cas se présente dans

• votre ville , vous connaissiez le droit, quoique vous sachiex parfaitement » la eoututne de voire ville. Par la gr&ce de Dieu , Dieu soit avec vous l

• Maître Jean Hagedom, jurisconsulte à Constance, votre serviteur.. » 1420. »

'*^ 1430j au Hennweg, avec quatre tuyaux; 1431, trois autres fonlaines*. Bahn, Silbereisen, h, a.

*0B Les conseils établiront deux hommes pour moudre la farme et: cuire le pain , et veilleront à ce que cela se fasse loyalement Conseils et bourgeois^ 18 mars 1437. £n 1420 on établit pour le prix dé 400 livres,, près du pont inférieur, la première roue tournant au moyen de l'eau». Bahn et Schoop dans les additions.

909 Ordonnance pour le Silfeld (plaine voiane de Zurich) , 1410, éma^ née du bourgmestre et des deux conseils ; les bourgeois de la ville et ceux de Wiedikon pourront mener paître leurs chevaux et leurs bestiaux dans les jachères et les chaumes; après la moisson ou ouvrira les barrières au bétail. Hâpfner, Magasin, t. IIL

^'^ Contrat avec Philippe, fabricant d'arbalètes pour l'Autriche, 1418. Combien on lui donne pour une arbalète. Ses apppintemens : 16 livres de HeHer, 200 sapins et 100 hêtres; droit de bout|;eoiMe avce exemption

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dans les républiques^ moins absolu que paternel. Le^ murs de la ville étaient réparés par les propriétaires des maisons côntiguês ^^^ ; mais il résulte, des délibérations des conseils^ que la ville cherchait moins sa sûreté dans les murailles que dans les" bonnes mœurs d'une bourgeoisie fidèle y dans la crainte des nobles mal intentionnés , daiis de loyales alliances avec des gentilshommes meilleurs ^ dans la confiance des villes et des campagnes environnantes.

< Animés de tels sentimens^ les Zuricois aflranchirent Bëringer de Landeîiberg d'une enquête périlleuse pour lui, mais en l'admonestant sérieusement ^^^.

Quant â Gaspard de Bonstetten , écuyer ^^*, seigneur

de l'impôt , du service militaire et de la garde. Pendant là guerre , il retire hai solde comme les autres pour lui et son domestique.

'^^ Ceux qui habitent près du mttr de la vilfe en réparent les brèches dans tonte là largeur de leurs maisons. Protoà. du Conseil, 18 novembre 1Â23. Gomme dans le livre de Néhémie.

»" Thûring de Hallwyl et Egg de Rcischach disent , de là part dé l'évéque de Constance et de son frère le margrave, que Béringer de Ijandenberg s'est complètement et loyalement justifié an sujet de Bosshart ( bourgeois de Zurich qui avait été trahi). Nous avons de fortes preuves du contraire; mais nous laisserons^ tomber l'affaire, afin que l'on engage Béringer à ne plus agir ainsi ; autrement nous compterons ses manquemens à venir avec celui-ci. Protot, du Conseil, mercredi avant Cather.

'^* Edelknecht {• sti-enuus vîr, armîger, » CA. 1438), dont le père Jean avait perdu le titre dé barOn » en se mésalliant avec une Landenberg; il fut rendu à la famille en 1480. GénéaL des Bonstetten, Ce fait doit paraître singulier : les Landenberg étaient, comme l'on sait, d'une très-ancienne famille de chevaliers , et à cette même épeque Jean de Habsbourg, dernier rejeton de la Inranche de Lauffenbourg, avait épousé Agnès de Landenberg. Celle, dont il s'agit plus haut était-elle une fille du prêtre ou une fille naturelle ? Du reste ks deux familles possédaient peut-être . en commun la douane et la tour de Hottinger à Zurich , qu'Ulrich de Landenberg et Jean de Bonstetten vendirent ensemble en 1412 h la ville. Rahn.

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