‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 168 sur 173 · LIVRE m. GHAP. II · texte numérisé non relu

LIVRE m. GHAP. II

octroyait la juridiction criminelle dans leur territoiner^'^'^. Ce prélat rétablit aussi les alSaires de Tab-*baye. La liberté même s'accrut dans ce pays florissant, dont plusieurs contrées rachetèrent les droits de gentilshommes étrangers ^'^^.

Cette paix fut arrêtée alors qu'à Zurich Jacques Glentner et Félix Manesse , tous deux dans une vieil-lesse encore vigoureuse ^'^^f occupaient la charge de boœrgmestres. Celui-ci avait à soutenir la gloire de ses ancêtres ; celui-là fut le premier qui y sorti d'une tribu et non des constables ^ obtint , probablement par son mérite ®^^, la première magistrature ^^^ On n'élisait au conseil et aux Deux-Cents que des bourgeois nés libres, d^un mariage légitime, et qui ne dépendaient d'aucun étranger ^^ ; parmi eux se trouvaient un grand nombre de magistrats utiles à tout , hommes de cœur et d'infelligence ^^^. Michel Staebler, surnommé Graef , originaire de Stokach ^^^ dans le pays de Nellenbourg ,

*^^ i^^^i Biêchofherger, 106, 456; fVaUer.

>7* Trogeo et neuf métairies que MTalser nomme , i42i » se rachetèrent du bailliage, du fief et de la propriété des sôes de Rosehaoh ; les métairies pour 125 livres.

*^' Le premier siégeait au conseil depuis 86 ans; le second, depuis 25. LôÊU

**^ Nous Favons vu figurer jusqu'à présent dans toutes les affaires importantes, surtout dans celles qui concernaient l'Argovie.

"* J. G. FûsêU, Géogr. I, 79 ; IV, préf. 39,

**> Aucun bâtard, bourgeois externe, serviteur d'nn couvent , vassal de seigneurs étrangers, bourgeois ou habitant de la campagne, mainmor table ou serf. Ordomnanee ik^*

"** Sur 26 conseillers nommés dans la seule liste du conseil de 1135 , citée par Tschudl, 4 juin , il y en a Huit souvent et honorablement mentionnés dans l'histoire*

"^ C'est ainsi qu'il se désigne lui-même dans sa Préface du nouveau Protocole municipal, 1^29.

Y un des hommes les plus émineas de ce siècle par sa phime et sa connaissance des affaires ^^^y remplissait les fonctions de greffier de la ville.

. La fortune publique était plutôt médiocre que brillante ^^^; mais le gouvernement épiait et saisissait les occasions d'étendre le territoire par Tachât de seigneuries *^''. Non-rseulement il rendit ainsi à la Suisse entière d'importans services ^^^^ mais il secourut dans leurs besoins des villes voisines avec autant de générosité que Zurich pouvait en (^ployer raisonnablement ^^^. Zurich formait le marché à blé de tous les cantons suisses, environnans ^^. La principale culture indigène était celle de la vigne ^^^ mais trop peu consi-

885 jj Q>y 2 qu'un seul Suisse du xv* siècle qu'on puisse lui comparer, c'est D. Thûring Frikard.

"• Voy. n. 889et891. ^

. ^^^ Kiboorg, 1434; Altstetten, 1430; Andelfingen, 1434; (tl faut J ajouter Ossingen , Gunlbalîngen, Waltalingen, Dôrfliogen); J, Sekoop, Additions à Rahn, msc.

*«8 Voy. ci-d€^us,p. 248.

'** Strasbourg demande un secours d'hommes et d'argent; Zurich fera volontiers son possible pour cette ville loyale et dont les antécédens SQnt si honorables ; «èulement elle supplie , par rapport aux frais , qu'on ait pitié d'elle {Diète de Luceme, Sébast. 1429). Elle offire ensuite de prêter S, 000 florins ou de faire don de 606 ; si Berne veut faire davantage , Zurich s'en tiendra là , vu que ce modeste secours est proportionné à ses moyens (Décision du Conseil, I^^setare eod. ). Les 600 flonns furent portés par l'huissier de la ville à l'aubergiste de la Fleur à B&le

(semaine de Pâques, eod.)- "'^ Suivant les besoins et les circonstances , la ville leur accordait la

liberté d'acheter ou la restreignait. En 1422 elle n'accorda, par exemple , *aux habitans de la Marche que» ce qu'il leur fallait pour la consommation ; quiconque violait cet ordre devait payer au pays 10 livres d'anaénde, à Fammann 5 livres. Prof oc. du Conseil, Voy. d-deTssos* n. 855. n faut faire attention à ces passages li cause du chapitre suivant, *** t II n'y a de produit lucratif cbcï nous que le peu de vin qui croît » au bord du lac. • Species facti des Zuriéois, 1497.

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