LIVRE II. CHàP. VII^ 2" P
», lui-même, moyennant une solde journalière de deux >ï bons plapparts^'^^. Glaris réserve les sermens prêtés >) à la Confédération suisse; Sax réserve Milan, à » moins que le duc ne s'oppose à ses droits légitimes. » Cette alliance de la Haute-Rhétie et de Glaris fut considérée à Coîre comme une ligue contre l'évêque, dont les partisans furent irrités au point qu'ils enlevé-* ' rent un troupeau de bestiaux appartenant à des Glaronnais et qui traversait leur pays. Ce peuple de pas-* teurs décréta une expédition pour «('indemniser ; éi quelqu'un connaissait dans la montagne un hommç vaillant^ aimant les armes et que les guerriers sui-^. valent avec plaisir^ il lui faisait part de la résolution. Au mois de juin , ils passèrent par dessus le Kirenzen y Glaris sous la bannière cantonale , une troupe d'habitans de l'Entlibuch sous Jenni, une troupe d(\ Zoug sous Ulrich Hafner, une troupe de Schwyz sous Jean Ebnetter , une troupe sous Thomas Winser. Ils traversèrent le pays de Sargans. Là ils furent joints par la horde d'Âppenzell que commandaient deux guerriers. Ils passèrent le Rhin/ firent du butin à Zitzers et à Igis^ ne craignirent pas de monter du côté de Rauh-Aspermont^'''*, pillèrent Trims et Malans, et lorsqu'ils s'estimèrent indemnisés de leur perte et de leurs frais ils reprirent le chemin de leur pays. Guil-* laume d'End ^ bailli autrichien de Sargans^ négocia une paix ^'^K Un seul homme du Gaster, Nicolas Wuraer, aussi bourgeois de Coire^ continua pendant qua-*
*'* Dont 20 (et 24 depuis 1425) faisaient un florin d'Empire.
^^* Rucb-Aspermont appartenait à l'évéché dès i255. Rueh en dialecte suisse est rtuth » â|^e«
"^ Le traité est dans Ttehudi; Walenstadt, 1402.
tre ans encore de faire pour son compte une guerre acharnée^ parce que les Âppenzellois lui avaient enlevé ses richesses sur la montagne d'Âmmon^ de beaux bestiaux et un mobilier considérable ; à la fin ^ tombé au pouvoir des Glaronnais^ il fut réduit à jurer le maintien de la paix. C'est avec un pareil courage que les Glaronnais défendirent cette première alliance perpétuelle entre les peuplades rbétiènnjes et un canton suisse. Les années suivantes témoignèrent de son influence salutaire; mais pour exposer ces événemens avec clarté , il faut donner une idée exacte de la puissance des comtes de Werdenberg et de Tokenbourg^ qui y avec les barons de Razûns et de Sax^ et Févèque de Coire ^ étaient les plus grands seigneurs de la Rhétie.
La famille de Montfort ou la maison de Werdenberg,d'une antique noblesse, riche en seigneuries, poursuivie par beaucoup de malheurs, se composait de trois branches. Les comtes de Werdenberg de la bannière rouge f qui ont vendu Feldkirch et Brégenz aux ducs d'Autriche, et se sont éteints à Tettnang, il y a peu d'années, ne possédaient" plus rien dans les pays qui font robjfet de cette histoire ^''^^. Mais les comtes de Werdenberg de la bannière noire , considé|*ables en Souabepar la possession de Heiligenberg, de Pludenz et de Sonnenberg , possédaient Werdenberg et Starkenstein, berceau de leur famille; de Rheinegk ils régnaient sur le Rheinthal, ancien héritage de leurs pères; à eux appartenait freudenberg, dont lel rui-
97* Je crois m'être trompé dans la n. 687 du chap. v, en prenant le dernier comte de Feldkirch .pour xA fils de ce Rodolphe , dont Thistoiie a été racontée di^ns le même chap. n. 260 à 266.. A n'était que son parent éloigné et appartenait à une autre bannière.
LIVAB II. CHAP. VUy 2* P. 65
nés sur une colline prés de Raga2 bravent encore le temps; ils combattirent pour la forteresse de War-^ tau contre leurs cousins ^''^ ; ils possédaient en outre certains biens héréditaires dans la Rhétie ^'^^. Deux firères^ Albert et Henri^ et le fils dû premier^ de même nom que son père ^'^\ avec Rodolphe, Hugues et Eber-^ bard, fils du second^ portaient la bannière noire; ils perdirent le Rheinthal, dont les ducs d'Autriche se ren^ dirent maîtres ^'^'^ ; de nombreux revers les forcèrent d'hypothéquer au comte de Tokenbourg la forteresse de Wartau^'^^^et de lui assigner son recours sur leur^ châteaux héréditaires et sur le fort de Freud^iberg^''^; ils furent obligés d'abandonner à l'Aùtriclie leurs possessions de Mayenfeld ^^^. La bannière blanche appartenait à la branche de Sargans ; elle fiit lonetemps portée par Rodolphe ^ gendre du baron de Yaz,
^^* Gnetre qui se fit lorsque le comte Jean (de la bannière bïanche) éat enlevé la forteresse de Wartau aux comtes Rodolphe et Hugues (de la bannière noire) i995. Prononeé du, comte Henri de Montfort-Tettnang, comme arbitre pour les comtes R. et H. Goire , 1399. TschudL
*^s Droits à Mayenfeld, àTaminset à HobentrQns. Tsehudi, 1412. Us pouvaient avoir anciennement appartenu aux Montfort ou^ avoir été acquis par des échanges.
>^' En faisant le premier Albert frère de Henri et le second fils du premier , je parle d'après la vrjdsemblance et sans preuve diplomatique.
>77 i^e comte Hugues ( « Hfiglein , » petit Hi|gues), général du duc Albert , fut obligé de le vendre en 1896. Guier,
''' Le 12 ami iHà pour 2,900 livres de deniers» Rodolphe l'hypothéqua de concert avea Béatrix de Fflrstenberg, son épouse. Ibid»
^* Le 2 mai 1416. Ibid. Il existe une «Aorte «(a dMcLéopold, Einsisheim^ vers le Jour de Saint-Gall , 1899 , comme avooé de Safat-Jean dans la vallée de la Thour, au sujet de la fiMtèresse de ^tarkenstein ; on ne voit pas bien quel titre le duc avait alorê à cette propriété , si c'était la force ou des traités de protection*
^^ Le patronage de l'Egli^; aussi Freudenherg , pour i,600 livres de deniers; 1408. TiehudL