‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 26 sur 173 · LIVM II. CHAP* VII, 2* P · texte numérisé non relu

LIVM II. CHAP* VII, 2* P

des ducs *®* , lavouerie héréditaire àe gon abbaye**®; Tévêque , son cousin , était lui-même dans le besoin et hors d'état de sauver ces biens de leur maison ^^. Douze ans après la bataille de Nœfels, trente-neuf ans après avoir pris possession des d<»naines paternels, Jean de Werdeûberg mourut dans le château d'Ortenslein (1400). L'évêque répartit entre les quatre Cds *^^ les fiefs que le père avait possédés dans la Rh*ti'e ; l'avouerie et tous les droits que la maison de Werdenberg avait à DiSentis furent vendus à l'abbé Pierre de Pontaningen ^^.

La maison de Habsbourg^ qui trois fois avait fait trembler l'Europe pour la liberté générale, fut pendant plusieurs siècles moins puissante et moins riche que ces comtes ; et certes , les Montfort n'ont jamais manqué de bravoure. D'où est Venue la différence de leur fortune, sinon de ce que la maison de Habsbourg a une fois produit un homme d'une sagesse extraordinaire? Bxemple qui recommande à jamais aux il-

*** Donation du patronage de l'églîse de Gambâ à Tabbaye de Pfaevers, par LéopoM. Inspruck , 1401. ' ^

^^^ 1399. Leu, art. Pfaevers. Le roi Rnprecht la prend nu nom de l'Empire , 1408. Ensuite les Suisses , Berne excepté , deviennent pattons de l'abbaye ; eod. T$ehudL

>9o Cautionnement du comte Jean pour 24 marcs d'argent d'intérêt annuel dû aux sires de Brandis , frères de Févéque , 1399. Ihid'* S'il essuie une perte , il peut s'ei) indemniser sur les biens de l'évéché » avec ou sans jugement L'évéqne avait hyphothéqaé aux sires de Brandis sa part des droits sur Yaduz. Eux «mêmes devaient les 24 marcs à Nicolas de Bingen.

^^ Jean, Henri, Hugues et Rod(^e. Ce dernier déviât prévôt du chapitre de Coîre.

M2 1404. Leu, art. Disentis. Confirmation du roi Buprêihf , Heidelberg, 1408.

litôtres familles la/cultqre de l'esprit^ que la noblesse et la puissance sont portées à crcnre superflue !

La parenté et l'amitié de Jean de Werdenberg.et de l'évéque de Coire^ Hartmann de Werdenbei^^ don-* nérent naissance à la ligue de la Maisondieu. Les su-*j.ets de l'un et de l'autre , toutes les yallées d'Oberhalbstein aux deux côtés de la forêt ^^^^ les vaUées de Schams^ de Tomiliasca et de Yaz^ tous les habitans dont les cabanes tiennent à peine aux rodiers nus des montagnes autour^ d'Avers ^®*, ceux du sauvage Bergun et d'autres qui appartiennent à Greiffienstein, ceux dont les habitations sont disséminées depuis la chapelle Saint -Pierre sur le Septimer^ depuis les marbres du mont Julier ^^^ et la croix de l'Âlbula ^^ jusqu'à Coire, tous jurèrent « de se prêter > mu- » tuellement et à jamais^ conseil et secours de tout » leur pouvoir dans les besoins de leurs seigneurs et » dans les leurs propres. Us renouvelèrent leurs ser- » mens à Tévêque et au comte ^ les reconnaissant pour » leurs maîtres et se soumettant aux droits et aux cou- » tûmes, apanage des seigneurs et des gentilshom- » mes ; leur alliance n'a point à se mâer des puni-

^* Nom cominnii alors de la eontrée montagnense autour des Alpes Jalieimes.

^* 111^ onl des toits avmq^ pour que les avalanches glisseat par dessus; relise n'a pas de clocher , les cloches sont fixées à un échafaudage en bols. Ltià et d'autres.

s»s Disons un mot en passant des colonnes du mont Julier : personne sans doute ne croira que l'inscription en soi^ de César; c'étaient des autels de Ji:^ , le soleil on le dieu de ces montagnes , dressés dans ce lien par un sentiment bien naturel , comme sur les Alpes Pennines et sur le Saint-6otfaard, sans ornemens , avec une simplicité antique on barbare.

>** • Adula » dans quelques copies s notre leçon parait mieux concorder avec le reste.

Page 1