‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 44 sur 173 · LIVRE II. CHAP. VII, 2*" P · texte numérisé non relu

LIVRE II. CHAP. VII, 2*" P

redoutait la vengeance^ du comte , commamlant deé troupes du pays^ Gaster^ Wésen et Windegk*^^ obtinrent la paix et une alliance qui assura kur consar*^ vatîon , tandis qii'Âppenzell n'eut plus rien à craindre de ce côté-là.

Six cents Àppenzellois marchèrent ^isuite sous lé comte de Werdenberg pour tirer vengeance dès duci d'Autrjcl^e. Ils arrivèrent sur une montagne devant te château fort de Wartensée^ au pied duquel tout le lac > jusqu'à Constance^ étale sa magnificence et ses rives populeuses ; Bernard Blaarer leur ouvrit le château*^®» Rodolphe , seigneur de Grûnenstein , d'ailleurs aussi bourgeois de Saint-Gall*^*^, suivit c^ exemple. Goiil-r laume d'End , seigneur de Grimmenstein , demeura fidèle à l'Autriche; son château fut pris et brûlé *^*. De là les troupes se rendirent dans la contrée située au pied de collines vineuses qui aboutissent aux montagnes d'Appenzell^ et à travers laquelle le Rhin ^ maintenant contenu dans un lit mieux dé terminé ^^^^ {»^cipite ses flots dans le lac de Con^ance ; beaucoup de métairies cultivaient sous l'influenee d'un ciel plus doux leursol

^^ cil. jeudi après la Toussaint , i405 , dans Tschudi : Si quelqu'un veut traverser leur pays pour marcher contre Saint-Gall ou Appenzell , ils doivent l'empêclier fidèlement et loyalement de leurs corps et de leurs biens, comme s'ils étaient' menacés eux-mêmes. Le baiHi de W^îndegk peut demeurer dans le pays, avec quatre valets seulement, i^ais sftns faire aucun mal à ceux de Saint:Gall et d'Âppenzell, sinon le Gaster indemnisera.

426 v^^artensée était un 'fief de l'abbaye.

^^^ MiUs ces sortes de traités de bourgeoisie n'étaient conclus que pour un nombre déterminé d'années.

^^^ Après cela, Louis d'End et Agi^^ deBussnang, son épouse, vendirent Grimmenstein aux Saint-Gallois; 1408. Stumpf, Y,

^^' Strabon rapporte qu'il coulait ici à travers des macrais; voy. 1. I« chap, V. A^-

fertile^ extrême limite de l'Helvëtie. Tout le Rheinthal ^ abandonnant rAutriche , prêta serment aux Appenzellois. Passant derrière le Camor y tournant les parois escarpées et a}M*upte$ qui forment le dos du massif de leurs montagnes^ ces guerriers pénétrèrent dans la baronie de Sax ; là le yent d'orient souffle de sa douce haleine y et au pied de gras pâturages alpestres mûrissent les fruits et le vin. Forstek, sur un rocher jierpendiculaire, à peine accessible à l'aide d'un escalier; Hohensax^ c)iàteau paternel^ et Gambs, manoir du sire Jean de Bonstetteu^ chevalier et seigneur d'Uster, furent escaladés et détruits par l'enthousiasme belliqueux ; Gambs , parce que ce château relevait de l'Autriche. Puis les vainqueurs coururent pleins de joie prouver au comte ^ leur capitaine^ qu'il n'avait pas compté en vain sur les cœurs des Appenzellois : ils chassèrent les Autrichiens de son domaine héréditaire de Werdenbcrg et le lui remirent*^.

Après avoir pourvu à la sûreté de leurs frontières et récompensé l'amitié de Rodolphe , ils s'unirent aux boui^geois de Saint-Gall pour une expédition contre les vassaux autrichiens de la Thurgovie*^^ Près de la chapelle de Sainte Afra à Zilschlacht, ils rencontrèrent les forces de la Thurgovie soutenues par Constance et Bischofzell : l'ennemi s'efforça inutilement d'arrêter leur marche. Ensuite on prit Burglen^ dont l'antique splendeur s'anéantit pour jamais dans les flammes ^^.

*'^ Sti^ans fat incendié. L'Autriche le tenait des cousins du comte Rodolphe, et hypothéqua le pays à Tokenbourg.

**^ Le jour de Ste-Catherîne ; WaUer. teu, art. Bûrglen, indîqae à tort le premier avril,

*>> C'est maintenant un lien ouyert; alors Bflrglen était une ville ; le château était occupé par des barons qui portaient probaMement autre-

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