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tagnes; le Tyrol, au contraire^ était trop éloigné ^ et le Wallgau trop exposé pour que , sans aucun appui *^^ , ils espérassent les conserver en dépit de la puissance de rÂutriche, du boi|clier de Saint-George et de Tautorité du roi» Dans cet état des choses , ils acceptèrent le jugement. Ils conclurent avec le duc Frédéric une armistice pour deux années y pendant lesquelles ils gardèrent le Rheinthal. Plus tard ils firent * connaître au roi leurs sentimen3 ^ en s'abstenant d'envoyer des députés aux trois diètes qu'il convoqua dan^ Heidelbergau sujet de leur différend avec l'abbé. Sur ces entrefaites les hommes d'Appenzall s'assemblèrent^ à l'exclusion de tout étranger , et jurèrent de demeurer à jamais fidèlement unis pour la défeiise des antiques libertéscle la patrie, et, en signe dé cette alliance, de remplacer les bannières de chaque village sous lesquelles ils avaient jusqu'alors combattu, par une bannière nationale ^^'^ .
Le roi rendit sa sentence en ces termes : « Le baili) lis^e des quatre petits pays Appenzell, Tûffen, Hundj) wyletUrnœsch, ainsi que d'autres contrées *^® ayant i) été hypothéqué par les précédent empereurs à l'ab- » baye de Saint-Gall , l'abbé le cons^rvjîra jusqu'au » rachat. Il l'administrera et on lui obéira comme au
A 80 Attendu que Schwyz ne prit aucune part à cette association étrangère.
**7 xjn ours noir, debout , sur un champ d'argent. Walser , 1409. = L*ours a les deux pattes de devant rouges , le champ d'argent est divisé en losanges, dans chacun desquels est une abeille. Le premier document qu'on trouve scellé de ces armes est le traité d'alliance avec Saint- Gall. Zellwèger , I. 366. C. M.
488 Wyitenbach, Rotmunt et Nenkerschwyl, Semence rendue à Heidelberg , 25 juin 1409.
» temps de Tabbé Herrmann de Bonstetten. Les contri-* » butions arriérées seront acquittées , et le terrain en- » levé au prélat^ restitué ***. Si les Appenzellois re-i » fusent de se soumettre à eette sentence ^ ils pourront )) ultérieurement débattre l'affaire devant le roi* »
Ce jugement ne remédiait point aux abus , cause de la guerre : il ne fut pas accepté, et le roi Ruprecbt mourut*®^ sans avoir rendu service à l'abbé. Guno accepta donc un accord dû à la médiation de Schwyz^ et d'après lequel il recouvra les revenus seigneuriaux , et l'autorité politique, mais moins étendue que celle que les Appenzellois mêmes lui avaient offerte huit ans auparavant ^^.^ ; d'ailleurs son abbaye était endettée de cent mille florins. Ce fut ainsi qu'en dépit des espérances dont l'avaient flatté les obséquieux vassaux, splen-* didement traités dans' la sainte maison, en dépit des ap« parenoes favorables d'une guerre entreprise contre les Appenzellois par sept villes impériales , et continuée par l'Autriche, l'abbé Cuno mit fin à une lutte qu'il eût évitée s'il eût mieux connu son peuple. Les chefs des six associations de chevaliers *^^ renouvelèrent unç alliance défensive avec Constance pour le cas d'une nouvelle aggression de la part d'Appenzell *^^j on renonça
*** Au sujet de Gossau et de Uérisaii, on recourra aux tribunaux.
*»• Le 19 mai 1410.
**^ Tsckudi ne fait qu'indiquer cette convention, Walser la passe entië* rement sous silence, et nous n'en avons point la charte. Nous en déduisons, les clauses de ce que, dans la suite ^ le pays se racheta des redevances et de ce qu'il n'est plus fait mention des baillis abbatiaux.
**' Gundolfingen , Schellenberg , 3tein à Klingenstein , Thengen » Klingenberg et Stoffeln. Acte d'association renouvelée avec Constance , 1409. *
*** I^tes diètes s'assembleront^! Radolfszell , Salmanswyl on Mengen. Le premier secours sera de 100 cavaliers et autant^ de fantassins armés