‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 58 sur 173 · UVBB II. CHAP. VU, 2* F · texte numérisé non relu

UVBB II. CHAP. VU, 2* F

volontiers à se venger d'eux au sujet de la précédente guerre.

Cependant le duc Frédéric ^ chargé de reconquérir le Rheinthai , Ordonna une levée à l'expiration de la trêve; le comte Herrmann de Sulz se mit en marche à la tète d'environ 7^000 hommes. Les petites villes de Kbemeketd'Altstetten, situées sur le penchant de belles collines du Rheinthai , avaient pour garnison ^^^, Tune quatre cents ÂppenzeUois ^^^, l'autre la moitié de ce nombre seulement. Lorsque^ avec ses forces prépondé-^ rantes^ l'Autriche^ sûre du succès^ voulut faire passer sous sa domination Rheinek ^ qui partageait la liberté d'Âppenzell, les habîtans prirent une résolution extrême. La garnison fit croire par ses mouvemens que, malgré sa position peu favorable, ses 400 hommes hasarderaient un coihhat contre les 7,000 ennemis; les bourgeois obtinrent, par ce moyen, le temps de sauver leurs biens les plus précieux ; à la fin chacun mit le feu à sa fhaison , et lorsque la garnison gagna inopinément la montagne et se rendit en hâte avec toute la population dans le pays d'Appenzell , on vit s'élever derrière elles la fumée du château et de la ville de Rheinek *.

Le comte Herrmann assiégea ensuite Altstetten pendant trois semaines; ce qui l'arrêtait, ce n'était point

de lances et d'arbalètes. Constance réserve l'alliance avec l'Autriche et les villes impériales pour le cas où elles n'attaqueront pas les cavaliers. ^

*'^ Tsehttdi nomme Altsletten ; fVaUer, Rheinek.

^96 Suivant Haitmeyer il y avait aussi des Saint-Gallois. Afin de rendre cette assertion plus vraisemblable , il transporte sans la moindre preuve ks événemens suivans de l'année i&iO à une époque antérieure au jugement prononcé en 1408 parle roi Ruprecht.

* Ils méritaient assurément d'être libres , ainsi que les Athéniens mcmtant sur leurs yaisseanx. D. L. H.

là nattfredu lieu, qui ne présentait presque aucune difficulté , et n'avait guère d'autres défenseurs que quatre cents Appenzellois postés sur une colline derrière la ville ^^; Ébais il était retenu par la résolution du duc Frédéric de tirer personnellement quelque gloire de la guerre d'Appenzeli; et de réunir son artiiée devant Allstetten. Il fit venir de ses États héréditaires d'audelà du Rhin, ainéi que dti Tyrol, 12,000 homtnes ; ils parurent dans le Hheinthâl , sous les ordres du diic , avec une grande pompe, cent vingt musiciens et une multitude de filles débauchées. Dans la nuit qui précéda le matin fixé par le duc pour livrer l'attaque principale, les capitaines de toutes les troupes réunies furent splendidement traités. A la pointe du jour on rangea les troupes en bataille; Frédéric, remarquable par sa taille , par sa beauté, par l'éclat de ses armes, adressa adx guerriers une exhortation à se comporter en hommes de cœur, monta la colline , et la voyant abandondonnée , ordonna l'assaut. Sans éprouver la résistance qu'il attendait de la part des citoyens réunis aux Appenzellois , il pénétra dans les murs ; car les bourgeois, protégés par la garnison , étaient montés de nuit avec femmes et enfans dans le pays d'Appenzeli^^''. Ëmpor* té par la colère , le duc fit abattre les murailles de sa propre ville reconquise et brûler toutes les maisons; mais apprenant que la route d'Altstetten au pays d'Appenzeli traversait le Stoss , lieu funeste , il retourna dais ses foyers.

*^^ fVaUer le dit aussi ; mais quand ou étudie les chroniqueson s'estime heureux d'y trouver la vérité des faits principaux; quant aux explications, il faut les chercher dans les circonstances avec imp^tialité et en consultant le bon sens.

*'' D'après Guler, le fait avait eu lieu trois jours plus tdt.

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