‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 64 sur 173 · IV. Il · texte numérisé non relu

IV. Il

162 attTOIllB BE LA SUISSE.

et séculiers des nations de l'Occident , auprès de Sigismond de Luxembourg , roi de Rome^ d'Allemagne et de Hongrie^ pour délibérer sur les grands intérêts de rÉglise chrétienae. A cette occ&si(»i et pour l'intelligence des époques suivantes, il parait utile de présenter ici quelques observations préliminaires sur la hiérarchie, son origine et son influence.

Dans les temps primitifs du genre humain, dont les investigations des historiens noù^ ont conservé quel-' ques traces , les rites religieux, dans leur simplicité originelle , furent célébrés , conformément aux traditions des premiers âges, pat* les pères de filmille et le» chefs de tribus. La multiplication des races diversifia les mœurs et introduisit (kns les occupations de la vie une division et une répartition progressives ; chacun appliquant dès-lors pour tout le temps de sa carrière l'ensemble de ses forces à une profession détermiuée et y préparant ses fils et ses petits^fils, les famille» d'une même nation se trouvèrent unies entr'eUes par des relations analogues à celles d'une maison n(Mûbreuse; nulle ne pouvait se passer des autres; pour atteindre le grand but dju bien général, chacun fournissait , selon sa capacité , un tribut plus ou moins considérable. Dans beaucoup de pays le sacerdoce forma un ordre distinct^, à l'égal des guerriers, des paysans , des bergers , des négocians et de toutes les autres professions ; il eut un quadruple ofiBce. Premièrement, la contemplation, parce que la nature révèle Dieu, alors que par la comparaison et la réflexion

* Les castes subsistent encore dans Tlnde et dans d'auti^ pays orieotaux; il y en avait en Egypte; la tribu de Lévi était-eUe autre chose? On en trouva d'autres ^^eslîges dans les livres des H^^brenx.

Page 1