‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 112 sur 127 · LIVRE V. CHÂP. III · texte numérisé non relu

LIVRE V. CHÂP. III

dissoutes toutes les constitutions^ ce qui eût inévîta* biement amené l'effusion du sang y la honte et le trouble; des communes assemblées extraordinairement dans tous les cantons devaient examiner combien d'argent^ provenant du butin de Grandson , des contribu- ^ops de guerre du Pays-rde-Vaud , des sommes payées par la Haute-Bourgogne pour 1^ p^ix , des sommes données pour Morat , Echallens et Orbe ''''®, était resté dans les mains des administrateurs. Le banneret bernois^ Nicolas Zur Kinden, mit fin à ce tumulte par la déclaration suivante. « liespectant ses chefs et ses pères ^ » parfaitement contente de leur gouvernement , la ville » de Berne ne saurait donner son approbation à des re- » cherches minutieuses^ qui ne sont ni utiles ni bien- » séantes à la Confédération. Quel homme généreux et » loyal se mettrait à la tête des affaires importantes , si , )) long-temps après les avoir terminées avec gloire^ » peut-être après sa mort , un soupçon , un caquetage » pouvait jeter dans le plus grand embarras lui ou ses » héritiers ? Les communes extraordinaires , contraires » aux usages de la ville de Berne, ont été interdites, il >' y a peu d^années, à Stanz, à cause des abus et après » mûre réflexion. Une liberté soupçonneuse et tyranni- » que vaut-elle mieux qu'une liberté sereine et paisi- »ble? Berne s'en tient à celle-ci, et repousse les atta- » ques dirigées contre une constitution avec laquelle les » aïeux lui ont transmis le bonheur et la gloire'''^®, m

''* Lorsqa'en id8& ces localités furent abandonnées à Berne et à Friboatg.

''* Reeês et Amhelm» Nous avons vu le banneret ci-dessus , chap. I » dans le texte, après n. 267.

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