‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 27 sur 127 · LIVRE V. CHAP. I · texte numérisé non relu

LIVRE V. CHAP. I

malhear et pauvre, il se rendit à Lyon auprès du roi, déjeunes commercans allemands s'étaient fait faire en «ret des uniformes lorrains '^*, pour le surprendre agréablement et lui servir de garde d'honneur : depuis lors sa grand'mére lui avait légué de Targent et des faabits de soie ^^^ Il attendit quelque temps auprès de a mère les ordres de Louis et TefFet de ses promes-^ «es '^^j jusqu'au moment où rapproche d une grande journée près de Morat excita un mouvement général dans les esprits. Les pleurs de sa mère ne purent retenir René ; protégé par quelques centaines de soldats français, qui du resfe vivaient fort amicalement avec les Boui^uignons , il traversa les bataillons ennemis. Sur la frontière de Lorraine, une vieille femme pendant k messe lui jeta en soupirant ses épargnes ^^*. Partout 00 respectait sa dignité déchue. Les Strasbourgeois lui donnèrent l'hospitalité durant une semaine, après

• relevé an iniliea;yeax aigns, chevelure noire pendant sur les oreilles;

• parole brève et nette; le sens Judicieux ; peu curieux en ses habits;

• jamais oisif. > iV. Rony. DUé, du èhose» advenues en Lorraine bous le doc Readi Pont-à-Mousson , i005. Il rapporte aussi que ce prince répétait cette parole de St Augustin .* « Un prince non'lettré est un &ne coulooné , > et q^e dans ses études il ne s'en tenait pas aux traductions , mais RmoDlaii aux sources. « Ingenua princeps bonus indote. • Blarrarivo , L IL

*** Blanc, rouge et gris. Ils portaient en outre des plumets et chacun ■ne hallebarde. Don Catmet, Lorraine* •

*** Marie de Haroourl, veuve d'Antoine , comte de Vandemont

'*' lolande d'Anjou , fille aînée du roi René , veuve de Ferri de VaudoBont U* Elle vivait à Joinville. Il se défiait du roi, comme on le voit par sa leitre aax Confédéréê^aar demander une diète au sujet cde choses qu'on ne confie pas à la plume. » Strasbourg , merc. ap. l'Ascension»

^' La femme du vieux Walther le poussa du coude et lui mit dans le sein 400 francs en or : « Monseigneur , pour eyder à notre délivrance. • Moêk^ et CaiméU On le respectait pour avoir fait la guerre I celui devant qui le roi tremblait encore. Bemy.

quoi les Confédérés lui envoyèrent une sauvegarde^'''. Bon nombre de Lorrains attachés à sa maison , à sa personne et au pays , le suivirent par Zurich à Morat »'8.

La ville de Morat, rebâtie avec plus de régularité à la suite d*un incendie ^^^, était défendue par des murs, des tours, un double fossé et maintenant encore par des fortifications et des remparts. Du côté de Fribourg, de Laupen et de Berne s'étend un pays de collines boisées qu'arrose la Singine; du côté opposé un lac assez profond 3 autrefois plus considérable^ dont les eaux en se retirant ont laissé des marais en tout temps infranchissables ^^^. Dans la direction d'Avenches s'ouvrent des champs fertiles sur une assez grande largeiu*. La haute presqu'île du Yully , vignoble fertile , dont la base, couverte d'une nombreuse population , se baigne dans les lacs de Morat et de Neuchâtel, appartenait au comte de Romont; l'Inselgau ^^' , le pays des Hu-

*^^ Cent hommes à pied et à cheval. CalmeU

Hs SOO chevaux. Le comte Simon Wecker de Bitscb, de la TidUe maison de Deux-Ponts, homme actif, Taocompagna (W); Thienleîn et CBttingen se joignirent anssi à lui. GuilUmann,

M* Cela se voit encore; Tinceudie arriva en 1^16. Leu,=BM. Engeéhard place l'incendie en 14iA. Beaucoap de documens importans y périrent Âmédée VIII , voulant relever cette ville , loi octroya , au mois d'avril 1416 , des droits et des revenus. « Dum casus aecidit , decet Principem quoquo modo super f amilia misereri , • dit-il dans la ekarie d'octroi , imprimée en entier dans la Chronique de Morat ^ p. 197-9(K. G. M.

"* Le lac n'est plus aussi profond qu'autrefois , le marais est un pea desséché. =s Une route a été projetée à travers les marais, d'Anet \ Ghiëtres. Depuis bien des années on songe an dessèchement de cette contrée ; une association formée dans ce but s'occupe des mesures préparatoires. G. M.

*'^ Contrée de l'ile, peut-être appelée ainsi, moins à caose^de File

ide St. -Pierre dans^Ic lac de Bienne, que de sa situation au miHeo des

trois lacs, de l'Aar, de la Thielle , de la Broie et de la Bibera ; celle-ci

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