LIVRE V. CHkV. U
\m ^ est habité par une race de paysans loyaux et vçHireux. Il prit fantaisie au comte ^^^ de s'emparer dans cette contrée des domaines autrefois propriété de la maison d'Orange ^^^ ; des gens de Cudrefin lui Dootrérent le chemin à travers le marais et par la Bh)ie ; un beau matin , le prince , avec des hommes d'armes ^^^ surprît à Timproviste Anet , au pied du vignoble. Au premier signal des sentinelles^ les campagnards des deux sexes apparurent pleins d'ardeur avec on drapeau improvisé par eux et toutes sortes d'armes *^; la Neuve ville, Cressier, le Landeron accoumrent ; un Neuchàtelois^ Baillodz défendit seul le pont de la Tbielle avec un courage héroïque ^^'^ : à cette vue, le comte, après s'être emparé de quelque bétail , TeUrarna en hâte sur ses pas ; il ne put pas même maintenir une position au-delà des marais ^^^. Trop faible poarrien entreprendre contre la masse du peuple ^ il joignît le gros de l'armée. Le même jour le duc disposa ses troupes dans le bois
B*est pis éloignée de la Singine : les marais devaient autrefois donner à cette contrée une forme encore plus insalaire.
*^ « Bobarii , » habitans de métairies dispersées , qui cultivaient les tmesf • Huben • ) gagnées sur le marais.
*^ n dit, le dimanche à midi , à Estavayer : • Seroit-ce bon de s'éverloer à faire quelque entreprise ? * Chnm, de Neueh.
*^ m Qni sonlojent être à notre biau oncle d*Orange. •
»* n avait laissé les chevaux en arrière; les «hommes d'armes la lanœ an poing. >
»* « Broches de fer , fourches et tels bastons qu'ils ponvojent avoir. •
*v Père de Tauteur d'une chronique de Neuchâtel dont nous avons tiré pirtL n reçut, en souvenir de son exploit, une chaîne en or et une méduUe qui représentait on porc-épic avec cette inscription : « Vires agminb aniu babet • Haller, Cabinet des médailUê suistes , 1 1 , Ù.
'* U chercha inutilement à prendre poùtion « sur le bled du Percgnnd , entre la Broyc et Cudrefin. »
au-dessus de Faoug ^^^, les douze mille hommes du comte de Romoot parurent avec plus de quatre ceots ^^ tentes sur les hauteurs à l'Orient de M orat et au Nord prés de Montillier^^', de même que le grand-bàtard avec trente mille hommes sur les bords du lac. La ville fut cernée, à l'exception de la partie contiguë au lac. A peine une nacelle entretenait-elle, de nuit, des communications avec les Confédérés. Morat ayant refusé de se rendre , on lança dans la ville , à Taide de flèches, des écrits destinés à efiErayer et à séduire ^^^. En* suite Romont donna l'assaut. Les Bourguignons firent une grande brèche ^^^, et, poussant des cris de vic^ toire^^^, ils se disposaient à y monter. En ce moment apparut le rempart vivant d'hommes fermes et habiles. Un coup tiré de la ville tua l'artilleur de la plus grande pièce ; sept cents morts abattirent le courage de^ assaillans; pendant la nuit, après huit heures de travail , la brèche se trouva réparée ^^. Les assi^fés
*** Prononcei Foa. Le bois est «v-dessas de co village et de Courgevaux.
*** Le St.'GalloUt àOO; Berne à Cévéqite deSion, lundi ap. Trinité, plus de 5 0 0 tentes et cabanes.
*** Village de pécheurs ; on écrit aussi Montellier. Ce lieu , à une portée de fusil de la ville , était devant le front de Romont , qui s'étendait depuis le lac jusqu'aux hauteurs « ob il joignait Tarmée.
>*> SehUUng : « Vous» paysans de Berne ( toujoui» l'orgueil nobiliaire ).
• rendez la ville ; tous les coins ne suffiraient pas à fabriquer asses d*ar- » gent pour votre rançon ; nous allons entrer et nous vous pendrons.
• Paysans de Berne, confessez-vous; car il n'y a pas de délivrance ponr » vous» nous vous tuerons tous. » Les propositions destinées à lessédoire paraissent avoir été faites .verbalement.
>** Toutes les tours et les murailles depuis l'église jusqu'à la porte dn lac. Chron.deNeueh»
»•* « Ville gagnée ! •
**' Cet assaut , commencé de bon matin ( ibidé ) » nous parait être celui du maitli ap. Si. -Guy » dont le SL-Galloit fait aussi mention.
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\weat heureux dans leurs sorties ^^^, Les Fribourgeois. anéantirent Antoine d'Orly avec le reste de ses Savoyards ^^''. Grâce à des signaux habilement combinés^ k Neuveville, Gerlier et le Landeron introduisirent des reaforts dans la ville ^^^, de peur qu'épuisées par Doe lutte continuelle, les forces ne secondassent plus le courage. Les Bourguignons, impatientés par les reproches amers du duc^^^, n'épargnaient dans la campagne ni rage ni le sexe. Ils se hâtèrent aussi d'occuper les ponts construits sur la Singine , à Gûminen et à Laupen^ afin de couper les troupes destinées à débloquer Morat ^^^, Il n'y avait dans chacun de ces deux endroits qu'un petit détachement, point de bannière, point de troupes auxiliaires ; mais le campagnard , intrépide dans le sentiment de son devoir, mais le cuvé delà Singine, à la tète de sa paroisse, prêts à mourir eo héros, chassèrent l'ennemi ^^^ On sonna le tocsin à Berne pendant plusieurs heures; la bannière de la fille, forte de plus de six mille hommes, se mit en
*M Deux , selon StêtiUr.
»7 Dmmod.
*** m FdIoU ptsier par MasUer et Vaiily ; de là droit à Tomeflox. • Four signal oo allumait da feu dans la salle de la maison de ville. Chivu, de Neuch,
*** m Que puis-je dans les grandes occasions attendre de vous , qui ne savex pas prendre une aussi misérable petite vine ? • BuUinger,
*** Berne aui Confédérés les estime à 8,000 , les chroniques à 6,000^ 3eme ajoute celte remarque : « Les voilà donc dans notre vieux pays héréditaire i>
*** C^est là • dans May , l'attaque contre Saint-Gines, nom qui désigne le hameau contigu au pont de la Sensé ou Singine ; il n'y a jamais en un Saint-Gines. =»Le nom de Singine est à la fois celui de la rivière et celui dn hameau de I^eueneck ; aussi l'employons-nous ici dans le second sens. à l'endroit du texte qui correspond à cette note. G. M.
marche vers les ponts **^ j Tavoyer resta encore. L'artillerie de siège bourguignonne redoubla ses tonnerres^ que les Bernois entendaient; mais ce fut en ▼ain. Adrien de Bubenberg maintint un ordre rigoureux : toute espèce d'accident était réparé par des hommes chargés de ce soin ; point de tumulte dans la ville ; pas un mot prononcé sur les murs ; nul ne parut étonné, lorsque Charles et Romônt firent défiler devant la petite ville l'armée puissante , dans laquelle les cris de guerre alternaient avec la musique militaire. Vaincu, Adrien serait mort avec ses soldats comme on sut mourir sur les bords de la Birse. Charles redoutait l'impression que ferait un combat à outrance. Il renouvela l'assaut. Il semblait que tout Morat, avec ses murs percés et délabrés, allait tomber sous les coups d'une armée si nombreuse. L'attaque commença vers sept heures du soir, avec des cris barbares , un cliquetis d'armes et un bruit continuel d'artillerie; la garnison resta calme et froide. On dressa les échelles , on combla les fossés ; les boulets ébranlaient tous les remparts; maint assiégé pouvait croire l'issue douteuse ; mais Bubenberg était partout ; Bubenberg , chevalier tant de fois éprouvé, avoyer, général, ne rçspirant que courage et patriotisme , communiquait à chacun son âme. Des milliers d'ennemis périrent ; beaucoup furent pris dans les chausse-trappes des fossés, beaucoup qui emportaient les morts furent renversés sur leurs cadavres. Cet assaut, qui dura trois heures, fut aussi repoussé, et Charles réduit au désespoir. Adrien , fait chevalier en Bourgogne , avait
**3 Stettler et d'antres, sealement 5,500 ; dans les manuscrîts de Bâcher à Berne on indiqoe avec exactitude 6,905. Hallwyl commandait cette troupe.
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toucoup connu Charles dans sa jeunesse ; a Berne il élaii du parti bourguignon ; mais Thomme privé fit phce au citoyen.
ir Tant qu'une goutte de sang coulera dans nos veines, nul de nous ne cédera , » écrivait Bubenberg an conseil de Berne , après s'être défendu dix jours et dix nuits avec ses deux mille hommes contre soixante mille*. Les Bernois envoyèrent sur toutes les routes par lesquelles les Confédérés arrivaient, pour les supplier de se hâter ^^. Ils vinrent, comme nous Ta vous dit. La plus grande partie des garnisons de Fribourg et de Neuchâtel rejoignit aussi l'armée.
On attendait encore Zurich avec impatience et anxiété. Jean Waldmann, commandant de la garnison de fribourg , composée de Zuricois et d'autres Suisses, envoyait à sa ville message sur message. Il représentait que les mineurs étaient déjà parvenus au pied des ix>alevards , que les épées s'étaient rencontrées sous terre***, qu'on ne voyait que tours abattues, murailles ruinées ; que les Bernois brûlaient de l'ardeur de com-
* M. ife Baranie,i, XI, p. 75, estimant rarmée des Suisses à 8&,000 comtmftans , ajoute : • Le dnc , qaoi qn'on en pût dire , n'en avait pas
■ daYantage, peut-être même un moindre nombre. • Mais il ne cite aiicone preuve à l'appai de son assertion. Voy. cependant ci-après , n. 869 et 4i5. M. Zeilw^er , II , 105 , n. ii7 , trouve aussi l'opinion de M. de Barante invraisemblable. G. M.
*** Tschudi : « Auxprudens, pieux et sages capitaines, bannerets et
• conseillers de Luceme (de même aux autres mut. mut,), qui maintenant
■ viennent dans notre ville de Berne , nos très-chers amis et fidèles Gon-
• fédérés, à tous et à chacun : Nous supplions votre fidélité cordiale , de
• toutes les forces de nos &mes fraternelles, de faire h&le autant que
• possible. Chers amis et frères; si la chose n'était pas si pressante , nous
• lie vous importunerions pas ainsi; mais le moment décisif est là : se-
• condez-nous de votre bonne volonté , etc. »** Edlibach.
battre, qu'une défaite serait le signal de la perte commune ; combien il serait honteux d'élre les derniers, (c L'ennemi est trois fois aussi nombreux que vous Ta- » vez vu à Grandson; mais il est à nous; il ne peut » échapper à notre épée; avec Dieu, grand honneur » nous attend ^^^. » Le 1 8 juin , de bon matin , trois mille Zuricois se mirent en route sous les ordres de Jean Landenbergde Breitenlandenberg ; avec eux les Thurgoviens, la milice de Sargans, et sous les ordres de messire Ulrich de Hplsensax, deux mille Ârgoviens de Bade, de Bremgarten, de Meliingen et des baillages libres. Us firent douze milles en deux jours et demi , par de mauvais chemins et une pluie continuelle ; plusieurs ^^^ tombèrent de lassitude dans le Krauchthal, non loin de Berne. Toute la population de . cette ville remplissait les églises. A chaque heure, à chaque moment, on s'attendait à la bataille. Waldmann fit aussitôt annoncer au camp rapproche du renfort ; Berne ne voulut point laisser reposer ses troupes. Mais Waldmann savait combien la bonne disposition du corps influe sur le courage : il leur accorda quelques heures pour prendre de la nourriture et du repos. A dix heures du soir la trompette donna le signal du départ. Toute la ville était illuminée ) on avait dressé des tables devant
*** fValdmann, YOtre obéissant capitaine, à ses chers et gracieux seî-. gneurs de Zurich, vend. ap. la Féte-Diea, la 7* heure après-n^idi. Tan 76. (Dans les manuscrits de Tschndi j. Cette lettre mériterait d'être transcrite tout entière^ « Qracieux seigneurs, hàtez-vous pour que noua » ne soyons pas les derniers; n'ayez aucun doute, tous ces gens noni. • appartiennent; nous les tuerons avec le secours de Dieu. Que TÉter- I» nel et sa digne mère et topte l'armée céleste bénissent votre expédi- » tion. •
*** Beaucoup de gens. Bailinger, SchiUing : 600 hommes , mais qui reprirent bientôt des forces.
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iDQles les maisons ; on pressa ces braves d'emporler des nvres ; au milieu des prières , des embrassemens , des rœuxy s^entonna le chant de guerre ^^^. La nui( était noire , la pluie battante.
Le22 juin, le jour commençait à poindre; les nua-^ ges parurent se dissiper ; les troupes entendirent les matines à Gûminen. Elles se restaurèrent avec du vin, Waldmaon rangea ses soldats , et lorsque toutes les bannières furent réunies^ beaucoup de gens vinrent admirer le bel ordre de sa petite armée ^^^* A cet aspect s'éveilla chez les trente-quatre mille Suisses ( tel était leur nombre ^^^) yn désir si impétueux de livrer bataille, que la plupart dédaignèrent le déjeûner. Les diefs'^ décidèrent qu'un détachement et les habitans de VInselgau ^^^ retiendraient }e comte de Romont dans rinactkm , tandis que l'armée entière marcherait contre le duc. Ils formèrent l'ordre de bataille dans le bois de Morat ; une colline les cachait encore. L'^^-*
Hf Tiré dn grand ouvrage deStettler; May. sali résulte de lasolte des faits qae Waldmann était retourné de Fribonrg à Zurich, avec les Zoricois » eo garnison dans la première de ces villes. La chronique de SititUr le fait partir de Zurich , à la tète du secours envoyé à Morat. CM.
*^' Beaucoup dirent t « U valait, certes, la peine d'attendre. • BvilUn-
*** Albert de Bonstetien et Nicolas Remy comptent 40, BaîUodt 50 , le Sl-CoUoU 60,000 Confédérés. D'accord avec Schilling et SuttUr, nous ne nous sGoames pas beaucoup écarté du rapport que le prince Frédéric de Tarente fit an roi en présence de Gomines : ilOOO piques, 10,000 hallebardes, 10,000 coulevrines, 4,000 hommes à cheval (Gomines, Y, chapitre 3); nous ne saurions trouver plus de 34»000 hommes.
■^ Jean Tschudi, porte-enseigne de Claris, grand-père de Thistorien , contribua beaucoup à cette décision. Trûmpi, Ckron. de Glarie,
*** Chnm» de Neueh. « Ils défendaient le passage de la Broie. Pierre Wjttenbach était dans Arbeii^avec 400 hommes de Soleurc et de Bienne. Majr.
vant-garde fjit confiée à Jean de Hallwyl^ cheTalier, d'une antique noblesse argoTÎenne^ bourgeois de Berne, à la fleur de Tâge et de la force, versé dans la connaissance des hommes et des armes , formé dans les guerres de Podiebrad et du grand Huniade ; Tépée nue , il marchait en tète; à ses côtés, Fégelt et Yuippens de Fribourg ^^ ; autour de lui les antiques cantons fores* tiers ^^^^ rOberland et rEntlibuch ; sur les flancs la cavalerie, en deux rangs, commandée par Oswald; sous le duc René ^^ les arbalètes, les longues piques ^ lescoulevrines^^^. Venait ensuite le corps de bataille, sous les ordres de Jean Waldmann de Zurich, avec toutes les bannières des Confédérés et de la ligue inférieure ; en considération de ce secours, Guillaume
**^ La Cht^on. (UNeueh. nomme Jean F^li et Rodolphe de VaîppeDs; ils étaient là probablement comme d'Affry à côté de Bubenberg et Herter à côté de Waldmann : partage dangereux du commandement, si U raison et Tamitié avaient souffert la jalousie et l'égoîsme.
*^* Le landammann Rtetzi , de Scfawyz, commandait tonte rinfaoterie de l'avant-garde. Cysat , Description du lae des IV cantons, Hallwyl choisit sagement les plus impatiens de combattre.
*'* Gomme il fut un des premiers à l'avant-garde et dans la mêlée, on i cm que le commandement en chef de tonte Farmée loi avait été déféré. Les historiens ont jugé ces anciens temps d'après nos mœnrs; tous ont cherché un généralissime ; plnsienrs, même Pierre de Btarru, contemporain, ont nommé le duc , âgé de 25 ans , noble, mais inexpérimenté; d'antres, en contradiction avec l'histoire, Guillaume Herter (Kf<er/(n> contemporain, et fVatiewyl) ; GuiUimann et Haberlin, le comte deTbierstein. En réalité, c'était Tesprit fédéral qui commandait, de sorte qnt chacun agissait selon ses forces d'après nn plan commun. D'autres écrivains donnent à la cavalerie lorraine une position peu convenable , selon nous, entre le corps de bataille et l'arrière- garde. Voyez ci- après. - *^^ « 4>000 conlevrinîers, S,000 piquiers, 5,000 alabardiers. • Calmef.
*** BuUingér. Que les lecteurs militaires nous pardonnent Timperfeclion de cet exposé ; nous ne sommes pas habitués à modifier savamment, d'après des idées modernes , la simplicité des documens.
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Botnv chef des Strasbourgeois, partageait le oommandenent avec ce généraP^^; auceutre^ les bannières étiient environnées de mille longues piques , de bâches dinnes et de hallebardes^^^. Gaspard de Hertenstein^ DO des plus nobles Lucemois , que ses cheveux blancs rendaient plus imposant, non plus faible^ commandait Tarriëre-garde. Mille hommes faisaient des recon^ oiiâsanoes ; ils rencontrèrent les avant-postes.
Le duc de Bourgogne, qui, la veille, voulait aller chercher Tennemi^^^, transporté de joie à sa vue, donna le signal pour que l'armée se rangeât en bataille. Il la disposa en profondes colonnes ^^^, opposa dans un champ Vinfanterie du principal corps d^armée à l'avant-garde ennemie; il plaça la cavalerie sur les flancs ^^; Tartil- \ene y devant le front , était protégée par une haie vive qai ne donnait passage qu'à quatre chevaux, et par OD fossé ^^. De gros nuages obscurcirent le ciel ; la pinie tombait par torrens^^^. Les chefs des Suisses retenaient par divers moyens, jusqu'au moment favora-
^' Albert de Bonstetten le place avec Oswald ()e Thierstein à la. télé da premier rang de la cavalerie ; le dac René eut le commandement dn sccood. On troQve beancoap de contradictions dans la description de Tordre de bataille; jtfo^, en particoiier, en fait une peinture beaucoup plus détaillée que les sources. Nous nous en tenons aux faits essentiels aUestés par les documens , et conformes à la vraisemblance interne.
*^* Et sur les ailes dechacune des armes nommées n. 855, encore 2,000.
*»• Deeloê , H Ut. de Louis XI , 1. VIIL Une averse l'avait arrêté.
*** 11 établit son ordre et sa pointe. 11 parait faire allusion ici au corps avancé , placé près de l'artillerie et composé de 600 Allemands , selon la chanson de Jean Viol , Lucemois , présent à l'action.
***^ Elle parait avoir été placée un peu en arrière.
H2 Quand tons les historiens sont d'accord sur un fait que tous rapportent , les preuves sont superflues.
*** « Comme si elle ne devait jamais cesser.* Etterlin, qui se trounitlâu
ble, le courage impatient de leurs troupes***. Tandis qu'ils étaient encore dans la forét^ les comtes de Thier-' stein^ d'OEttingen et Guillaume Herter conférèrent la chevalerie au duc de Lorraine, aux principaux chefs, et, sans distinction de naissance ^^^, à un très-grand nombre ^^ de guerriers qui rayaient mérité^''; les cîreonstances obligèrent de passer sur plusieurs formalistes. Lorsqu'ils arrivèrent dans la plaine^ les chiens de l'armée suisse , dont la vigilance paraissait alors utile en temps de guerre, aperçurent les chiens des Bourguignons ; plus forts et plus sauvages , ils les vainquirent et les forcèrent de s'enfuir vers leurs maîtres en hurlant ; les deux armées virent dans cette lutte un pré-' sage^®*.
À l'aspect des Bourguignons âallwyl fit halte ; son armée l'entoura; le visage serein, mais avec gravité,
*** Etterlin : « Les troupes s'impatientèrent de cette fabrication de chevaliers. • Edliback : • On ne voulait pas attendre davantage. >
*** On croit que c'est la raison pour laquelle un grand nombre ne firent Jamais usage de la dignité qui leur fut conférée là. En effet, le gen* tilhorame Gaspard de Herstenstein se prévalut seul de la dignité de chevalier. Etterlin. On est conduit à croire que l'orgueil des parchemn' l'emporta sur l'oigueil du souvenir d'une telle journée. «» Vous vous étonnes encore de ces sots préjugés qui ont fait et feront le malheur de la patrie ! D. L. H.
*<• Schilling, ^Oa. Thierstein seul en fit 150. fVattemyL On dit que V^aldmann , RoOst et d'autres reçurent la dignité de chevalier de la main de Herter , apréi la bataiUe.
**7 De Berne , Jean Frédéric de Mnllinen , que nous avons vn à Grandson ; deLuceme, ce Hassfurter, qui se vainquit lui-même aussi bien que l'ennemi ( t. VI , A6à) , et , quoique étranger ( Silésien» BaUhasar^ Clum» , métnorabUê de Lue,, t. II) , depuis trente ans riche en services rendus et chef de la plus grande maison de Luceme. Balthatar, E^plieationdt ploM de Martini (Erklœrung de$ Martinieeken Grundri$$€ê), Albin de Sillinen en fut aussi : qui voudrait les nommer tous?
'** Têehudi Mscr. et la plupart.