LIVRE V. CHAP. I
hoifimede la plus belle espérance, qui avait ambitiotiné la ittin de Marie de Boorgogoe ^^. Après leur mort, CampcAtasso dédaignant la cour paisible de Provence et k jeune Kenë , auquel éehut la Lorraine et qui préfixait les soldats allemands, opta pour la carrière enti«|itnante de Charles de Bourgogne , qui comptait dkasser Fiiii et hériter de Tautre. Charles , singuliére- JDent prévenu en faveur de l'art stratégique et de loote la méthode des capitaines italiens, le reçut avec h pins grande distinction , lui donna sa confiance et lui aKigna quarante mille ducats pour enrôler et pour éqùper quatre cents hommes d'élite qu'il choisirait Intmème en Italie, et cent mille livres par an pour son «alretien et le leur ^^. Mais, soit que l'humeur altière etïopnîatreté de Charles l'eussent blessé, soit que sa pmdoieehii Ht prévoir une issue fatale , ou qu'à l'expuinoo da jeune René le souvenir des jours heureux pissés auprès de son grand-^père et dans sa famille ^*
'^ GampobasBO fot spécialement to 5ervice de Jean. Gonliiinatear de PagMm, 7&6. C'est avec lai qn'il fut auprès de Charles de Bourgogne , dns le temps des guerres de son père. Cominu, I. Paradin rapporte qu'il senrit aasti sons son fils.
^^ Qgminm même 100,000' ducats; nons suivons Paradin, et nous aflons exposer les faits d'après les documeus. Le 17 juin 1A75 , il donne «a payeur de la guerre, Dompierre, pour un trimestre, une quittance de la somme de 19,789 écus et demi, à hS gros flamands, comme • état de gages et soldie de 237 gens d'armes , ISî arbalétriers , 84 pro- TÎsîoiinés, 17 couleuvriniers allemands, un fourrier, un médecin, % chapelains , 7 trompettes , 2 chanceliers , 2 secrétaires , 28 mulets campuiés à porter bagages; pour lui-même, 206 écus par mois, 12 pour rhomme d'armes, 5 pour l'arbalétrier, 4 pour le provisionné, 60 sous de 2 gros aax couleuvriniers , au fourrier , au médecin , au chapelain , an trompette 5 écus , à un chancelier 9 , à un secrétaire 6 , pour un maki 1. Ch, dans les Preuoeê de Comines.
'^ Il parait qu'il reçut du roi René Monlfort l'Amaury, dont il prit le titre. U avait perdu Campobasso pour avoir servi la maison d'Anjou ;
le touchassent y Gampobasso ne put pas donner son cœur à Charles. Avant la guerre déjà , alors qu'il se rendit en Italie, il chargea un médecin italien d'ofiPrir ses services au roi , prenant rengagement d'abandonner le duc dans la bataille ou de le tuer si Louis lui payait cent mille couronnes , lui donnait un comté et prenait à sa solde la compagnie qu'il avait formée. Tandis que le médecin devait chercher l'occasion d'insiniier ces propositions, Gampobasso fit une ouverture semblable à l'ambassadeur de France à Turin ^^. Ensuite il rendit au duc des services essentiels, lors de la prise de Lausanne ^^®» Vers ce temps il vit le roi. Louis avait pris à son service plusieurs seigneurs de la cour de Bourgogne ^^'^. Gampobasso déplut. Le roi le congédia en lui donnant des espérances, mais s'empressa de communiquer sa proposition à l'ambassadeur de Bourgogne : si Gharles ajoutait foi à la communication, pensait le roi, il se priverait de cet homme incontestablement habile et de son parti parmi les Italiens, et s'il n'y croyait pas, cette conduite, généreuse en elle-même , hâterait sa perte ^^. Gampobasso ne ]x)uvait, en effet, obtenir une meilleure recommandation auprès de Gharles ; dès ce jour celui-ci le regarda comme le plus fidèle et le plus essentiel de ses serviteurs, qye le roi lui enviait tout particulièrement. Depuis ce moment Gampobasso seul eut libre accès •
Jacques Piccinino le possédait (F. D. PugUola), ils Toalnrent saas doute rindemnîser en France.
*>» StéitUr,
*•• Poniiu Heuterui,
^*' Même Philippe de Coniines.
*** Htutêr.ei Mejrer, rer, Flandrie,