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afee la vie de leur chef ^^ ; derrière le camp montait la flamme de la ville, que la garnison avait al^ lamée; Charles, défiguré par le' sang et la terreur, neoimat alors Tinvincible fatalité ; son armée se pit à fuir ^^. « A Luxembourg, >i tel fut le dernier ordre. Le grand^hatard, qui avait vu tomber son fils atné ^^, et Olivier de la Marche , ce grand maître d'hôtel si loyal ^ si expérimenté, se rendirent avec tristesse j le jame Philippe , fils du margrave Rodolphe de Neuchàtel^ avec angoisse; Yaumarcus vit en mourant toute rétendue du malheur dont il avait été le premier témoin ^^; Nassau sentit moins le poids de ses fers que la douleur d'une épouse aimante ^^^; Gontay déplora la mort de son excellent père; Chimay, les laaux qui menaçaient la patrie ^^.
*** ftédérie de Flteheim commandait le^troopes auxiliaires qne lui aitk foomiea , en verto d'un traité, réleoteak* palatin (fVédéric-le^Vic lomn était mort ; Philippe régnait)..
«s ■ Largement se sauvèrent. » Comines. « A vau de H)ate • Pmradin.
'** ReUiiQn dans le reoneil.
*^* Noos savons que la bataille de Grandson icommença sons les mars de son ch&tean.
•u Zimbnige, fille da margrave Charles de Bade, fit vœa, s'il échappait, de donna \ un ermitage près de Tours une quantité de eirc égale an poids da corps de son mari, avee amaes el cmrasse. Le eOBSte Engelbrecht fut amené à Strasbourg avec nn seul confident; il y resta prisonnier dans une tour pendant 15 semaines, jusque rentier- acquittement d'une rançon de 50, 000 florins. De Goor, Deicriptwn de Brida , ( Be$ekr. v. JB ). ( où le comte repose dans un tombean , onvrage de Michel- Ange ) ; ArmUdi, BUU dé$ ÈtaU de NagêOiu Orange {Ge$ch, der N-O. LKnder),n;fVur$iiê€H.
*M On nomme ordinairement parmi les prisonniers, Roland de Hallif^ On a peut-être confonds ce nom avec cekii de HalUwin , qui ap* partient aux Pays-Bas ; quoi qu'il en soit, ce prisonnier était un enfant naturel. Coniin, de Kânigthonen* Bamteiten nomme aussi le sire d'Orbe (Hngoes de Ghftteauguyon); Edlibûck et Schilling, on gentilhomme de
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Ub plus grand désastre enoore attendait Tarmëe. Campobasso occupait le pont de Bouxières ^^. Beaucoup d'hommes périrent par son épée ; beaucoup per*dirent la vie dans les flots ; la plupart , sous les coups de l'ennemi qui les poursuivait^ ou des paysans postés dans les bois près de Pont-à-Mousson ^^. Dès ce moment les Français n'épargnèrent plus les fuyards ^^. La bataille fut décidée à deiKc heures après-midi ^^ ; la mort continua ses ravages dans un espace de quatre lieues jusqu'à deux heures du matin ^K Le comble dn malheur , ce fut moins la perte de quelques milliers de gens tués ^^\ que la mort ou la captivité de tous les bons
très^ftnle naissance, dont ]e ne pms pas encore tîïer an dair le nom x Vobîenen? Vienen? Était-ce peat-étre le grand Picard de Bonstellea? Beaucoup de noms ne sont pas reconnaissables. SehiUing mentionne an gendre de Hagenbach. Fugger dit par errenr qa*un margrave de Rothelin fut taé; ^est le même qne Miilippe de Neochltel. es Pbtiippe. comte de Rothelin, fils dn margrave Rodolphe. • De Rarame, XI, 154. Cet historien ne cite aucon nom qui ressemble à eelnl qoe Millier n*k pas pn déchiffrer. G. 11.
*^' La ReUtiion dans la Ckron. êcaniL et on grand nombre d'auteurs d'après elle mentionnent premièrement un pont près de Bridores.
*** Ckron, êcand.; Paradin,
*** Àlkeri de BamUttên, doyen d'Einsidlen , qui raconta ces guerres cTabord après Piques , dit que, des chitteanx voisins* des Français oon* curent à bride abattue sur les fuyards. Ce sont là sans doute les cavaliers • de par deçà qu'on y laissa aller, » ou qui attendaient en endrascade l'issue de la bataille , dans Gammes.
M* Edlibaek.
*M Chrotu êeand.
**^ 5,900 sont enterrés à Bonaeconrs. CaÛMf ; B&mtetîen et EdUbaek en comptent 5,000 ; une reUuUm dans la Ckr&HÙfiu êOêutU de Crueia», 5,678; lesmanascritsde TjeAiufi', 6,000; EHerUn , 1 ,000 ; BuUinger, au-delà de 7,000 ; la chanson d'un BemoU sur cette bataille, rapportée par SehUUug, 8,000. Ces divers nombres sont probablement exacts suivant que l'on compte les seuls morts restés sur le champ de bataille ou qu'on y ajoute ceux qui furent tués en fuyant ou qui périrent dans
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serntenrsy de tous cenx qui aimaient leur pays^ et dont la vertu iaspirait de la confiance ^^.
Le duc, eno(H*e étourdi d'un coup reçu dans la
ffléiée ^^^ f fut entraîné par les flots de^ fuyards vers
Sc-Jean^ sonijuartier général. A trois portées de fuidl
de Nancy , au pied d'une éminence, on voit un terrain
fertile 9 alors marécageux et coupé par le ruisseau du
Laxon ; Yireley est le nom de cette contrée ^^. Charles
voulant franchir le fossé, la force lui manqua ainsi
qu'à son cheval : il tomba , la glace se brisa sous lui ,
tt fit de8 e£R>rts pour remonter. L'ennemi le surprit
dans ce moment , sans le reconnaître , lui enfonça des
piques au bas des reins et dans les hanches , et frappa
le cheval , qui se remit sur pied, jeta le duc à bas et
s^cnfiiit ^^. Beaucoup de gentilshommes bourguignons
trouvèrent ici la mort ^^. Nul n'assista Charles dans
ses derniers momens. Il cria au châtelain de St.-
feni. Selon la Chromique teandaUme c'est parmi les fajards, Gomme il airive camniniiément , que se fit • la grande déconfiture ;• DuMâ se trompe assorément quand il croit qo'il ne resta là que 60(^ hommes sar le carreau*
^ €UmiMe9, qoi fait des réfleuons tonchantes sur tout ce dtastre. D'après la CImm. êcamâ. aussi , • la plopart des gens de bien • périrent
*** n pot à peine se soutenir; un gentilhomme bourguignon le prit dans ses bras pour l'empêcher de tomber, et fut lui-même tué pendant cette action; le duc se lira de là. Tradition dans GolUti, Est-ce là le coup de masse mentionné par O* de ia Marche ?
**^ CalmeU Blarru a décrit cette contrée.
*** Calmet rapporte ce fait un peu autrement : • Comme il passait à la queue de l'étang , il se trouva embarrassé dans le bourbier ; » il ajoute que la prernih-e blessure renversa le duc, mais qu'il se releva pour se défendre.
**' D'après Remy, 500 gentilshommes étaient couchés autour de lut. La relation dans la Ckron. eeand., ne comptant que les plus grands seigneurs ou principaux chefs, les réduit à ih. Cominee, ainsi que Paradin, parie d'âne « grande flotte de gens qui le suivirent et le portèrent à terre. • Ses derniers momens sont entourés d'obscurité.
142 HISTOfEE DE LA SUISSE.
Dîez ®^ f qui l'avait blessé : « Sauve le duc de Bourgogne ; » celui-ci un peu sourd , compril; : « Vive le duc de Bourgogne ^^9» et lui plongea sa hallebarde à travers la tempe jusqu'aux dents. Un de ses pages^ un Romain, Jean-Baptiste Colonna ^'^^y le vit tomber. Le massacre s'étant ^ignë, un inconnu retira Charles du marais sans savoir qui c'était. Aux portes de Metz y René cessa la poursuite; il demanda des nouvdles du duc^'^^ Le lendemain on s'enquit inutilement tout le jour^ jos* qu'à ce que Campobasso apprit de Cokmna le lieaoù il était mort. Une femme , la blanchisseuse de Charles, cherchait danà ce momCTit parmi les cadavres celui qui portait l'anneau ducal ^'^^ ; après d'autres elle retooma le sien : n Dieu I le prince ! » s'écria-t--eUe. Couvert de son propre sang , la plus grande partie du corps gelés , le visage gonflé^ il était méconnaissable pour la plupart. Quand on l'eut lavé avec du vin et de l'eau chaude , od
*•• Claude Beaomonl on Bezaumont Golimt. Cet écrivain 9ion\t que des Allemands l'achevèrent; il jette aussi quelques soupçons sur lo vingt hommes laissés par Campobasso. Maïs Heuter croit que ceux-ci avaient été tués ou dispenés, et Fuggwr le félicite de n*étre du moins pas tombé par la main des traîtres. B9ntieUÊn était incertain; quelquesuns croyaient que des Français lui avaient enfoncé leurs lances dans la gorge.
*** CalmeU Peu après, le ch&telain mourut de r^;reL
*'* D'antres nomment le page de la Rivière; mais un jeune homme de la Haute-Bourgogne ne se serait pas attaché à Campobasso. C'était lui qui portait ordinairement le casque du duc. Fugger, C'était donc un jeune homme intelligent. T. VII, p. 190.
'^^ Il s'enquit auprès du greffier de la ville Jean d'Aix, si Gharies n*y était point passé. Paradin.
•72 Blarr» très-authentiquement , puisqu'il rapporte expressément qu'elle s'écria : « U prince • et non « notre prince. • Un soldat troflva dans un de ses goussets un anneau à cacheter, et le vendit eosaite à Milan pour deux ducats, dominée.
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moA lespriaoïisiiers^ Antoine le grand- bâtard, Olivier de k Marche , le médecin portugais Lobo et les valets de chambre du prince ^'^^. « C'est lui ! » s'ëcriérent-ils en Mglolant ^^^ ; on reconnut la cicatrice d'une blessure nçoe à la bataille de Montlhéry, les particularités de soD corps, ses ongles excessivement longs, les traces de sa fistule ^^^. Les ennemis eux-mêmes furent saisis d'émotion et de terreur ?'^^.
Son père avait décidé la querelle entre la France et l'Angleterre; son père avait donné asile au roi Louis, et tour à tour à Lancastre et à York; jamais pays ne fut pliisbeureux et plus prospère que le sien; Charles luimême, s'il n'avait pas voulu être un Alexandre, eût été un excellent prince. On l'exposa solennellement à Nancy sur un lit de parade. René suivant l'ancienne coutume des chevaliers, quand ils avaient tué leur ennemi en
'^ Le tailleur mentioimé par SchiiUng était sans doute daus leur oonibre.
*'* « C'était là notre seigneur de Bourgogne , affirmèrent-ils en pleurant lamentablement. > Relation poétique star le due Charles ^ à la bibUotbëqne impériale de Vienne. Antoine; le noble b&tard, pleura surtout amèrement, selon Blarru, qui rapporte aussi que les dames arracher rent lenrs Toiles et leurs vêtemens de soie pour couvrir sa nudité* » n avait la tête fendue depuis Foreille jusqu'à la bouche. Les loups et les chiens avaient commencé à dévorer son oxa^^ ZelLwéger, II, 109. G. M.
^^ n avait sur la poitrine une grosse verrue ; il lui manquait deun dents. Jœger, dans sa biographie, p. 164. La fistule était « au bas du ventre , en la pennillière, » Chron, scantL « Quasi fractus in àiembro virilL •
•?• Tan tus erat bello princeps , ut mortuus hosti Ingérât horrorem. Blarru.
On pensait que tout dans sa destinée devait être extraordinaire ; aussi do«ts-t-on de sa mort pendant plusieurs années. On disait qu'il avait èlé tran^Kirté par magie dans une solitude , où il ferait expiation pendant sept ans , après quoi il reviendrait pour des temps meilleurs. Sehil'
champ clos ^^ ^ portant une barbe d'or qui descendait jusqu'à la ceinture^ d'ailleurs vêtu d'habits de deuil , s'approcha du mort ^ à la tête de sa cour , lui prit la main ^ et dit : (c Cher cousin , Dieu veuille avoir votre » àme, vous nous avez fait bien des maux et des dou- » leurs *^*. »
iing et la plopart des autres. On crat la m6me chose de l'empereur Frédéric IL = «11 fat impossible de persaadcr aux peuples que ledac de Bourgogne était mort Mille histoires fabuleuses se débitaient t on l'avait TU à tel endroit t c^était en tel pays qu'il était caché t oo le tenait enfermé dans une prison : il s'était caché en un couvent Eofin, dix ans après, il y avait encore des gens qui faisaient la gageure qa'on allait voir reparaître ce grand duc Charles , et des marchands livraient leur marchandise gratuitement, sous condition qu'on la leur paierait le double, lors de son prochain retour. • U» de Baraniû, d'afièi Amêlgard, XI, 162.
Long-temps aucun ne l'a ou ;
On disait : Il va paraître. Béranger^
Au milieu des misères et des vulgarités journalières de la vie , il y a dans le fond de notre cœur tant de sympathie pour la grandeur primitive, mau déchue, de l'homme, que les croyances populaires se plaisent à reculer pour les grandes. destinées les bornes de la nature humaine. G. M.
*^ Cérémonie d^à en usage diei les Romains. « Prccipue snnto, sitque Olis aurea bariba. Peréiuê, SaU H, 58.
•7* • Ghier cousin , vos âmes ait Dieu , vous nous avei fait moult maux et douleurs. • Il fut enseveli à St -George, près Nancy, dansoa cercueil de pierre , qu'alors on estimait de grand prix {BdUbaek). Son arrière-petit-fils, nommé de son nom l'empereur Gharies V, le fit transporter 78 ans après à Luxembourg, dans le tombeau de sa fille et son héritière Marie, et sa sœur Marie dans l'église de Notre-Dame à Bruges (Fuggtr). Marie-Thérèse fit restaurer cette sépulture en 17S5. Son image sculptée sur le tombeau ports dans la poitrine une lance brisée. Les étrangers ne pouvaient voir ce tombeau qu'avec ^autorisation du magistrat; aux jours de fêle, on le montrait au public John Fa»» Orig. Utters , où l'on trouve son portrait copié d'un vitrail des Frères- Prêcheurs de St. -Orner.