VIII. lO
fut sauvée et consolidée par les paroles sages d'un ermite.
Les vainqueurs de Nancy , las de poursuivre Fennemi y se reposèrent dans son camp ; la ville reçut son seigneur 9 mais non dans le château^ dont la toiture avait été enlevée pendant le siège. Le lendemain , de bon matin y comme la disette de vivres se faisait sentir fort au loin ^ on chargea tout le butin sur des chariots, habillemens, armes , or ^ et argent; le duc racheta de l'armée le grand-bâtard , la plupart des prisonniers et plus de cent cinquante pièces d'artillerie^; il s'engagea par écrit à payer aux vainqueurs un mois et demi de solde ^; le même jour, ils se mirent en route ^, peuple guerrier, magnanime, fier aux ennemis, prêt à tout pour les amis. En retournant chez eux , ils pillèrent Sainte-Croix^ dans le Jura, qui les avait mal reçus. A Baie, des jeunes gens s'étant plaints de ce que Févéque violait les immunités universitaires, ils le forcèrent aussitôt à céder ^; il était difficile d'empêcher l'abus des
« Henri StrObi , de LiestaTI , directeur de Vartillerle des B&loîs , rapporta dans sa ville natale la cocipe en vermeil de Charles avec son portrait; on y grava ces mots : « Fuis l'orgueil, crains Dien, garde sa parole. > Britkner, 1759. Elle y est encore. Almanack de Bàle, 1798.
> Edlibach :3 {Schilling, 2) grands canons, 65 serpentines, 100 arquebuses à crochet ( Sch, 105 et « qui lançaient des pierres de la grosseur de la tête d'un homme ).
* La solde fut loyalement envoyée dans tous les cantons. Ediihëck. fVuratiêe», vers Piques.
* Etterlin, Exception à Tusage de rester sur le champ de bataille jusqu'au troisième jour.
^ Dans le château de l'insensé bailli Wettel de Tambach. fFurf/ÎMiu
^ Un étudiant avait bless^ un prêtre « secrètement lié » avec l'évéque.
Ce prélat le fit emprisonner sans consulter le tribunal de l'Université ,-
on le tira de prison, en vertu des immunités universitaires^ qui exi-
geaîent une enquête régulière et ne permettaient pas d'arrêter cdni