LIVRE V. CHAP. ilf
sadoiM fureDt faites ^ ; à la fio ^ sav de nombreux în^ dices, en considération des troubles causés par lui à la ^ille, les maîtres suprêmes ^^^ après avcm* tenu conseil ^ le firent arrêter inopinément^^ avec son valet et appli* qnerà la torture ''^ Dés qu'Antoine se vit perdu, ainsi qae son maître^ il avoua tout dans le plus grand détail ; Richard niait imperturbablement ; mais^ par une con-froQtation publique avec son valet , il Ait convaincu d an double meurtre et de la falsification de quelques documens''^. A cette époque il y eut une seconde diète ï Zurich^ à laquelle assistèrent les députés strasbour* geois et les Confédérés médiateurs. Le lendemain de Tarrestation, ceux-ci, de leur propre autorité '^^^ offirileat aux Zuricois , de la part des Strasbourgeois , limt mille florins pour leurs frais "^^^ Les Zuricois n aurtient , à aucun prix , abandonné un de leurs lx)0]]^is opprimé; mais la positioù du chevalier fit pnivoir sa fin. Lorsque Waldmann lut sa confessioo, les conseillers furent surpris^ épouvantés; il saisit ce moment pour mettre en délibération la pro-
" Par an jeune homme de Sonnée. Edlibaeh.
** Waldmann et deni autres , qui, dans des cas extraordinaires, formèrent une sorte d'inquisition d*Êtat
^ En cbemin pour se rendre I Féglise.
^' Le 19 septembre. Edlibaeh. Hofaenbourg fut exécuté le 24.
^ Ediibaeh prétend que Richard fit des aveux , Butlinger le nie cntièremenL Peat-étre avoua-t-il, comme en 1476, pendant qu'il était à la torture, et, comme alors, rêlracta-t-il , immédiatement après, Taven arraché de force. Du reste, on ne sait pas bien s'il fit périr un ou deux boames pour n'être pas trahi.
'* «Us promirent dans l'Ame des Strabourgeois, que ceux-ci fassent disposés on non à tenir la promesse. • Ediibaeh*
'* Parce qu'ils avaient traité Zurich avec mépris , altéré les paroles dn bourgmestre Gôldli, et par là occasîoné une levée de troupes qui avait mis la ville en frais. EdUbaclu
position des Confédérés; elle fut acceptée sur-lechamp. Une délégation du Grand Conseil fit subir uq interrogatoire aux prisonniers ; Antoine persista dans ses aveux; Richard nia tout crime capital : c< Mon ar- » gent^ » dit-il, « est mon crime ^^* » Si on Tavait jugé d'après les anciennes lois romaines, ses richesses l'auraient sauvé ''^. Mais le hailli impérial prenait pour règle les ordonnances par lesquelles on crut retever autrefois les mœurs de l'Empire à sa décadence''''. Richard et son serviteur furent condamnés au feu. Il n'avait pas mérité la pitié, il ne la demanda pas ^^. Un hérault le proclama déchu de la dignité de chevalier; on l'emmena hors de la ville au milieu d'un concours de dix mille spectateurs ; il demanda pardon aux Stras* bourgeois des chagrins qu'il leur avait causés "^^^ dit quelques mots de sa femme, puis se tut, inébranlable aux exhortations des prêtres ^^ ; à la fin , il avoua d'une
'* Il resta dans la persuasion qu'on n'aurait pas puni ainsi sod malheureux penchant, si une politique intéressée ne s'en était pas mêlée; il croyait que Waldmann l'aurait averti et fait partir.
^* • Ingenuum stuprasti ; solve decem millia. • QuintUian, 1. IV, S. Hobenbourg avait dans ces derniers temps beaucoup de dettes.
^^ 'Valentinien , Théodose et Arcadius statuèrent la peine de mort . (1. VI, Cod. Theodoi. de adult, ) ; car il n'y eut jamais ni un lieu -ni un temps où les mœurs publiques fussent plus dévergondées qu'alors dans l'Empire [Chry$ost,)t mpt irarcpa irurrov. 0pp. Montf. 1. 1, 75). Mais l'expérience prouva pour lors, et Montesquieu a fait voir combien les lois trop sévères manquent leur but.
'* « Quoiqu'il eût la conscience de sa culpabilité, il n'en persista pas » moins à exciter une guerre funeste. • Bullingtr,
^* BulUnger nie cela : Edlibaeh était présent; mais que de fois on entend mal !
** De « l'éloquent matlre-lecleur Uauteler, de l'ordre des Augustins.» Id.
LiVHB y. ghàp. III. 305
manière générale « qu'il avait été un pécheur ^\j » et mourut. Son cruel supplice fut abrégé au moyen d'un sac de poudre attaché à son corps ^^. On se convainquit que Nicolas de Flfie avait eu raison de déconseiller les réceptions irréfléchies de nouveaux bourgeois ^^.
Jacques Môtteli de Rappenstein, dont nous avons fait coonaitre la richesse et la parenté ^^ , s'était servi d'une espèce de torture pour arracher à sa sœur naturelle Taveu du vol d'une somme d'argent ^^. Gomme il ne possédait aucune espèce de juridiction pénale , il fut anété au nom de l'Empereur pendant un séjour à Lindau. Le fils de sa véritable sœur^ Ulrich ^ baron de Saz, en porta plainte auprès des Unterwaldiens , dont Hotteli était le combourgeois. Mais ceux de Lihdau refusèrent de le livrer à un tribunal suisse ; le conseil de Constance corrobora cette décision. De là naquit un conflit si hostile y que des députés de Lindau furent incarcérés à Unterwalden , et qu'on ne maintint qu'à grand' peine la sûreté des frontières et de la route commerciale. Lorsque ensuite l'Empereur, fuyant devant les armes victorieuses du roi Matthias, vint dans T Autriche antérieure et à Constance, de Sax résolut de s'emparer de sa personne pour obtenir la liberté de son
*^ Il ne confessa jamab spécialement sa malheureuse passion. Il cita Waldmann tt d'antres devant le tribunal de Dieu.
'' On était plus humain que dans le Nord , puisque vers le même temps, â Riga et à Reval , des négodans de la ligne anséatique firent rôtir Tifs quelques Russes {Sartoriuâ , Hi$t. de la ligue anêéaU t II. ) auxqaeb on reprochait le même vice ; la loi condamnait ces mêmes hommes pour le crime de fausse monnaie à être bouillis dans de l'huile. lirtkner, Hist. de Francfort, L 1, 606.
*' BulUnger,
^ Chap. précéd. à n. â5& et suiv.
'^ 11 fut accusé de lui avoir serré les ponces.