‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 82 sur 127 · LIVRE y. CHAP · texte numérisé non relu

LIVRE y. CHAP

TAdige. Le général établit là un pont de bateaux. Bientôt la population effrayée apporta aux Tridentins la DOQTelle grossie de l'imminence du danger. Frédéric Cappeler avait sous ses ordres des hommes courageux, Gaspard de Môrsberg (Morimont), Schmas* nuino de Rappoltstein , mais leur nombre ne s'élevait pis en tout au-delà de sept cents ^^^ ; on estimait les Italiens à douze mille ^^. Dans ce moment, Michaletto^^^, venant des Giudicaries , joignit Cappeler et lui amena trois cents hommes de cœur. Il fut envoyé en ayant avec un faible détachernent pris dans la milice du pays^^*; Cappeler suivit; la bourgeoisie arma« Vers le milieu d'un jour excessivement chaud'*^, les Tyroliens ayant été battus près de TÀdige, et Micha- \eUo repoussé avec une perte considérable, Roberto rencontra les Alsaciens et ceux du Brisgau*^. Cappeler tint bon. Soudain des nuages de poussière annoncèrent l'approche des bourgeois, que l'ennemi prit pour une armée. Cet événement et une vigoureuse attaque de Cappeler répandirent la terreur dans les rangs vénitiens ; Tavant - garde fut refoulée sur le

^^ BwrgUehner fournit un catalogue des capitaines et des chevaliers <faprè8 un UbUau en bois placé dans l'église (allemande) de St-Pierre, kTtente. Ceux qui ont été naentionnés pins haut sont tirés de la ckromi^ 71e nnsiêheùn dans Guimmann»

^* m Ingentiasima cataphractomm manus. • BêbêUtu , de laudib*

^^ Michalet 1 il combattit pail-ètre sous le chevalier FhrmlaQ. Jmt'

*** Sous George de Pietrapiana » gentilhomme campagnard du Tri- ^fcntin , d'une grande renommée.

^* Le iO aoftt 1&87 ; SanÊito, le iS.

^* Nous ne sommes pas certain qu'il y eût là des Suisses; cependant d'après le récit d'Ànshétm, cela n'est pas invraisemblable.

corps d'armée, où Saaséverino redoublait d*effor(s pour ranimer, de la voix et du geste, les courages. Ce fut en vain : les Allemands, voyant ces dispositions, s'avancèrent avec impé4.uosité ; la multitude, se précipitant vers le pont de bateau , entraîna le général et chercha son salut dans la fuite* Sous le poids de son armure et de son âge, Roberto s'enfonça dans un sol marécageux avec son cheval de bataille. Dans cet io" stant, les câbles rompirent ^^^ ; le pont, les troupes qui s'y trouvaient, ceux que la hâte avait précipités dans les flots, tout fut entraîné par l'Âdige, et mis en pièces par les saillies des rochers; à Vérone, enfin, une digue arrêta les cadavres amoncelés ^^^. Le camp, neuf mille deux cents chariots avec leurs chevaux, tombèrent au pouvoir de Tennemi. Ainsi finit avec au moins six mille hommes ^^^ l'illustre Roberto, privé du secours de son fils, retenu prisonnier ^^^ ; six autres

>'« D'après Bembo, sur an ordre donné (par Andréa Burgo on GnidoiK Rossi ! ) pour les forcer de combattre.

•** Arenpeek,

^* Antkelm ; le Bergamaique, plus de 5,000; Arenpeck, an moÎDS 7,000; dans le Statut tridentin, près de 10,000 fBarom'); Infasmrû, i5,000. Le duc donna trois florins poor chaque prisonnier. GuiUimmi»,

^^* Rel&ché après le combat singulier dont nous avona^ parlé , il fat repris près de Ravazzone ; Infeuara raconte qu'on lui coupa la main et qu'on le pendit, parce qu'il avait juré de ne plus servir contre les Allemands. Ce n'est pas plus eiact que le récit de fVenger, qui le fait périr près de Ravazzone. Infenura manque d'exactitude au point de confondra Roverédp avec Feltre. Navagiéro mande expressément que le noble Antonio fut libéré sans rançon au commencement des négociations pour la paix, et Bembo, qu'il entra au service de Venise. Un antre rédt n'a probablement pas plus de fondement, c^est que les Allemands enlevèrent la peau à un noble vénitien , la portèrent en triomphe, et le laissèrent courir en cet état Sanuto ni les autres n'en parlent; c'était un bruit de vHIc ù Rome.

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