‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 84 sur 127 · LIVRE T. CHAP · texte numérisé non relu

LIVRE T. CHAP

Telles églises ^^^^ le rétablissement des bains de Louèche et rexploitatioii des mines d'argent de la vallée de Bagnes, dans TEntremont, Tentourèrent de respect et de confiance dés son début. Peu aprés^ il fit admirer soo énergie en protégeant des marchands de chevaux Talaisans , en querelle avec le comte d*Âix)na y sur le lac Majeur; Mtlaii soutint ce seigneur. L'affaire fut portée devant les Confédérés. Le bourgmestre Waldmana était fortement prononcé pour le duc régent Lodovico-le-Maure ; avec la même chaleur, se prononça pour Tévéque la ville de Lucerne^ dont il était Iwurgeois, et où son frère Albin jouissait de la plus kute considération. Les Yalaisans virent à Zurich les esprits si mal disposés, qu'ils quittèrent la diète sans que rien fût décidé. L'évéque, rassemblant inopinément la milice du Valais, déjeunes montagnards belliqueux de la Suisse ^^^ et un renfort de Lucerne, résolut d'obtenir par force, du comte d'Arona , la Mlisfaction vainement demandée.

Dès les premiers mois de Tannée 1487, le Simplon étant encore à peine praticable, Tarmée le passa, fondit «urAriigoria et Veghiezza^®^, pilla, ravagea ces pauvres vallées. Le duc régent l'apprit, et donna l'ordre secret d'arrêter Tennemi aussi-long- temps que possible. Leshabitans du val d^Qssola firent des propositions de paix ; les Suisses exigèrent des conditions plus avantageuses; ceux-là promirent de les recommander au

*** Ste. -Barbe à Loaiche, où il fit d'autres belles constiiictions*

^* SoDs la conduite de deux députés de Schvyz et d'Untei-waldcn , envoyés vers lui par la diète, pour le détourner de l'armement

*•• On trouve un voyage pittoresque dans ces vallées inconnnos au !• m des CEavresnotiveltes ( Ncne Schriffcn ) de Ch. Victor de Boasfettcn,

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conseil de la vallée^ qui les soumettrait aux communes*®'. Les soldats parcoururent cependant les villages avec pleine licence^ et se comportèrent même d'une manière fort indécente^ dit-on, dans l'église de Dovedro; toùt-à-coup , Jean-Jacques Trivulce, avec son frère René^®^ et d'autres capitaines distingués, à la tête de deux mille fantassins et de douze cents chevaux ^^^, attaquèrent les Yalaisans de trois côtés à la fois, dans une gorge voisine de Ponlicello'''^. Aucun ne s'est rendu; huit cents sont tombés ^^ ; les autres ont obtenu une retraite honorable ^'^^ ; les bandes dispersées se sont sauvées par les montagnes. Les Italiens abusèrent insolemment de la victoire ^''^ ; le Maure même désapprouva cette conduite, comme un obstacle à la paix. Dès ce jour l'évèque Jost déclina ^, parce que

>«7 SimUr, FalUiia , 155; J^lzevir.

^^ Voy. daps Giavio {HUt. I, p. 29, édit de Bile 1578) combieB Jacqaes se vante • Helvetios a se justa ade (eiagération ) soperatos. •

3*9 Le Bergamaêque « 821 , 6.

»'• Campbeli , HUt. Rhœt.

^'* Id,; le Bergamasque, au-delà de 1,000. On compte 500 Yalaisans', 300 Lucernoi?. Si Etterlin ne parle que de 50, il ne fait sans doute mention que des bourgeois de la ville; le reste était de la campagne. La bataille eut lieu le 28 avril 1487.

^^^ On voit par une plainte postérieure que les ennemis en forgèrent quelques-uns même après cette a$êarance donnée.

^^' Si h Domo d'Ossola ils portèrent des têtes sur des piques , ce n'est là que peu de chose; ils mirent à leurs chapeaux des doigts coupés; ils tirent des mannequins avec les habits des Suisses remplis de paille, et leur prodiguèrent insultes et railleries ; ils enlevèrent aux morts la graisse du ventre comme pour la vendre à Milan : là, ils brûlèrent devant le cbàlean-fort une femme à laquelle ils mirent une épée suisse. Tout cela fut constaté à la diète de Zurich où Ton conclut la paix, dusktlm, iÂ87.

* Il était temps de mettre fin aux intrigues de ce traître , auteur do tant de maux. D. L. H.

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