‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 85 sur 127 · LIVRE V. CHAP. III · texte numérisé non relu

LIVRE V. CHAP. III

les Valaisans et les Lucernois ressentirent vivement cette honte, et qu'en France régpiait un nouveau roi qui ne le soutint plus. Le roi Matthias de Hongrie négocia la paiienti*ela Suisse et Milan, sans vengeance, sans satisfaction donnée.

La Suisse orientale était impliquée dans la guerre de Sigismond; au midi on se battit contre Milan ^ les Rhétiens avec succès, le Valais sans bonheur; Berne, la Suisse occidentale , porta ses armes auxiliaires contre Saluées. Depuis l'époque de la faiblesse malheureuse du duc Louis et du bienheureux Amédée , sous la tutelle d'Yolande , pendant la minorité de Philibert et de Charles, la cour de Savoie avait servi d'arène à l'esprit de parti. Le maréchal de Raconis en devint la victime. H s'enfuit vers le margrave Louis de Saluées, du sang des premiers princes de Montferrat ^''*. Louis avait épousé la sœur de la duchesse ^''^ ; néanmoins, opposé à h Savoie^ à son suzerain ''*, il s'appuyait sur des relations étroites avec la cour de France. Le duc Charles s*en fâcha non sans raison ; il arma , fit des enrôlemens en Suisse , requit le secours du comte puissant des Hautes-Âlpes , Louis de Gruyères, et envoya le maréchal de sa cour, Pierre de Pesmes , seigneur de Bran-

^^ La ligne masculine de cette maison finit en 1305 ; dès-Ion des Paléologaes régnèrent à Montferrat Si la loi saliqne et rindivîsibilité afaient été adoptés , la maison aurait pu devenir puissante. Alors elle était divisée en deux branches, dont l'anUre aussi , les Cardes, favorisait Raconis. Louis succéda , l'an 1475 , à son père du même nom. GuiehenoiL

'^* Filles de l'infortuné margrave Guillaume de Montferrat , qui mourut en 1485 , prisonnier des Milanais.

2'* Le droit de suzeraineté sur Salnces était contesté ; il possédait toutefois quelques fiefs , mais il refusa de demnnder à en faire la reprise ; i ce que nous apprend Ànthelm, ^

dis, demander formellement l'appui de Berne et de Fribourg.

Les Bernois , ayant inutilement tenté une médiation par le moyen du parlement de Grenoble, et avec tout aussi peu de succès auprès du roi, envoyèrent le conseiller Kilian Summerau et trois cents hommes d^élite^^''; Fribourg, Tayoyer Didier d'Eedlisperg avec deux cents hommes pour protéger la personne du duc ^''^ ; des députés médiateurs les accompagnèrent^^'. Kuni (Conrad) Lossner, de Soleure^ qui traversait le pays avec trois cents volontaires revenus de la guerre de Maumilien , fut enrôlé à Genève pcfur le service de la Savoie^*^. Le comte de Gruvères et son frère Antoine, seigneur d'Oron, amenèrent douze cents montagnards ^^^ La guerre eut lieu pendant l'hiver ^^j cinq camps cernaient Saluées. Les Piémontais manquaient de résolution ou d'ordre ^^'; les Bernois et les Fribourgeois entouraient le duc pour le défendre; I^ssner et les Gruyériens livraient des assauts avec un héroïsme qui alluma l'émulation des autres Confédérés^^. Un

'^^ Qui • n'avaienl jamais forfait à l'honncar. » Àns/ielnu Guichenon parle de 2,000, y comptis sans donte ceux qui vinrent ensuite.

'^* Ils ne voulaient pas faire une guerre offensive contre un allié de la France.

''* Berne, George de Stein; Fribourg, Pierre Pavillard.

''* Jean Kntler, dont le père avait bien mérité de Berne en qualité de banneret , portait la bannière ; les lois ne permirent pas de lui pardonner ; c'était un corps franc. AnskeLm,

^^^ Castellat, dans la Chronique de Gruyère,

^^ On se mit en marche le 8 janvier 1487.

'** Le camp de ceux de Turin et de Garignan fut incendié le Si février , par une partie de la garnison , qui fit une sortie en chemises blanches ; ceux de Mondovi n'eurent pas un sort plus heureux. Anshelm,

*** On dit que ceux des bords du lac de Genève perdirent courage

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corps de troupes venu du Dauphiné pour débloquer ia place ayant augmenté par un désastre le danger qu'il y a¥ait pour la France dans cette participation , les Bernois envoyèrent un renfort sous le commandement dubanneret Nicolas Zur Kinden; Soleure, Baie, le Valais armèrent en hàte^^^^ passèrent le Saint^Gothard et la vallée d'Aoste, Le n^rgrave Louis tomba malade ; la ville se rendit ( le 7 août ) ; Carmagnole fut pris ; le margraviat entier^ conquis, à Texception de ReveP^^. Les Confédérés, rappelés dans leurs foyers, furent congédiés honorablement ^^^. Les députés de Lodovico-le-Maure et les avoyers de Berne et de Fribourg^' tentèrent, au pont de Beau voisin, un accommodement entre la France et la Savoie. La réconciliation tarda jusquà ce que le jeune duc, prince inagoanime', mourut de maladie , de chagrin ou par le poison, et que sa cour et ses États se virent exposés â de plus grands troubles ^^^.

On vivait en bonne amitié avec la France; sous Louis elle subsista toujours ; il voulait être maître absolu et connaissait le courage fidèle des Confédérés.

dans celle occasion ; on en rejeta la faole sur les chefs, qni faillirent être forgés.

*'* Uaffner évalue lear secours à 1000 hommes; Anshelm élève è ce nombre le seul renfort bernois.

^* A la prière de la duchesse, on laissa Revel à sa sœur. Guichenon,

^^ Excepté que le duc soupçonnait faussement Lossner d'avoir cédé quelques-uns de ses gens à l'ennemi. Le duc paya 10,200 florins de Savoie aux 1700 auxiliaires. N. 277 et 285.

"' Diessbach, Erlach , Faucignjr.

^' 1489. Pendant la minorité de Charles II, la duchesse mère rendit Saluées et fit grâce h Raconis. ««Dans ses Mémoirei ki»tori4fue$ si intéressans iur la mai$on royale de Savoie^ M. le marquis Costa de Beaitregard (1,283-285) complète les faits racontés ici. Le duc Charles I n'a vaii que quatorze ans lorsqu'il succéda h son frère ; à la mort de sa mère, il

Ils l'aidèrent à la fin à soumettre Aire en Artois ^^. Au déclin de ses forces ils l'honorèrent par une ambassade, lorsque suivant les idées du siècle, il vint à Saint-Claude dans le Jura faire des prières plus efficaces pour son rétablissement^^^ Il les accueillit amicalement pour la dernière fois. Chez les Confédérés aussi, quoique les pensions n'arrivassent pas régulièrement , et que des gens de bien vissent de mauvais œil le désordre des enrôlemens illégaux , des hommes intelligens aimaient mieux que la jeunesse se livrât à

pa|8sa soas U caratelle de Lo,oi8 XI , qui cootinna de régir ce pajs abr aolument comme iioe province fançaise. Lorsque Louis XI rnoorol, Charles n'avait qua quinze ans; mais en prenant le timon des affaires, il déploya plus de courage et de résolution qu'on ne devait en attendre d'une aussi grande jeunesse. « Claude de Raconis, nouveau maréchal dç Savoie , ay^nt osé résister aux ordres de son jeune souverain, et s'étanl mis en Piémont à la tète d'un parti rebelle , fut assiégé et forcé dam le chftteau de Sommariva, obligé de se rendre à discrétion , et dépouillé de tous ses emplois. Ce seigneur, issu d'une branche. b& tarde des princes d'Acbaîe, ^tait fort dangereux par son caractère inquiet, par son hu* meur vindicative et par sa fortune. Il engagea le marquis de Salnces à s'emparer, de concert avec lui, des pUces fortes situées en-deçà des monts ; ce qui attira sur eux de nouvelles rigueurs, Charles fut prompt à ressaisir par force ce qu'on lui avait enlevé par surprise. Il fit pendre Les garnisons mises dans ses forteresses par Raçonis, et décapiter les gouverneurs nommés par lui. Il pénétra ensuite dans la vallée de Saluées, qu'il ravagea après s'être rendu matlre de la capitale de ce marquisat et de la ville de Carmagnole. • Menacé par Charles VIII, protecteur du marquis de Saluées , le jeune duc de Savoie se rendit à Tours auprès de ce monarque. En revenant de ce voyage, il tomba malade à Turin, et mourut le 13 mars 1490, après avoir langui tout l'hiver, ce qui fit attribuer sa mort au poison. U n'était âgé que de viàgt-denx ans. C. M.

^'* Le 20 juillet i482. MoUnet dans le recueil des pièces de Comineê,\ Chron, de Jean de Troyes. Six mille hommes.

^*^ Berne au nom des cinq villes, lûS2. ÀnsheLm,

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ses passions impétueuses en France plutôt qu'au sein delà patrie ^^^.

L'âme profonde de Louis XI ayant à regret abandonné sa dépouille mortelle, les principes du gouyerne-^ ment changèrent, comme il arriye presque toujours. Les grands se releyérent. Ils estimèrent que sans les Suisses le roi dépendrait dayantage de leurs milices. On ne paya donc plus les arrérages que lentement , en mauvaises espèces, avec humeur ^®^; la paix et la mi^ norilé du roi servirent de prétexte pour ne renouveler que les assurances amicales* de Charles VU , mais non les traités de Louis XI relatifs aux subsides ; on con-^ firma les lettres patentes par lesquelles on avait favorisé les établissemens des Suisses en France ^^. Une confiance nouvelle parut resserrer les relations , lorsque Marguerite, fille de Maximilien et de Marie, fiancée au roi, lui apporta comme dot la Haute-^Bourgogne. La Franche-Comté consentit à ce changement sous la réserve de ses franchises et sous d'autres conditions favorables^^; le roi délégua donc deux nobles Bourguignons^^ yers la diète de Luceme pour lui

^*^ Le même, peu avant a II fallait lai Ironver des occnpations républicaines au-dedans. D. U H. = A chaque âge d*un peuple ses goûts et ses besoins^ C. M.

^' Barthélemi May, membre du conseil de Berne, les reçut à Lyon; mais aux portes de la ville, on lui enleva l'argent, qui ne fut restitué que sur les menaces des Gonfôdérés. AntheUn, iA84.

*** Lettres patentes, Beaugency, 10 nov. i^SS; signées aussi par les • généraux conseillers du roi. « Vogel, PriviUgee,

^^' Voy. dans Dunod ce que demandèrent les États assemblés à Besançon, au mois de décembre l/iS8 ; les ddcumens rapportés par GoUut prouvent qu'ils obtinrent presque touL

**• Maître Philîpi>e Boudot, chancelier du duché, et Jean d'Andelot, bailli d'Amont

proposer une alliance dans rintërét de la sûreté publique. Les députés suisses, chefs des Gantons^ la signèrent*^ ; les Cantons mêmes la reçurent avec indifférence et ne la scellèrent jamais par un serment. Jean de Hallwyl et d'autres capitaines distingués , qui avaient amené des troupes au roi précédent à leurs frais , virent avec chagrin que la nouvelle cour négligeait les paiemens ^^. Les choses restèrent sur ce pied jusqu'aux nouvelles brouilleries de la cour avec Tarchiduc Maxîmilien et le duc François de Bretagne. Aussitôt on paya toutes les sommes réclamées*^. Les Cantons restèrent tranquilles ; les volontaires vagabonds trouvèrent dans les deux armées une telle pénune d'argent^ qu'ils firent des rois l'objet de leur risée*^, et ne se portèrent plus à la guerre sérieusement^^.

^*^ Le bourgmestre Waldmann, Guillaume de Diessbach. Pétermann de Wabem, Gaspard de Hertenstein , Rcxïolphe Réding , ttc. Le roi réserva rÉgUse, l'Empire, la Gastille, i*Éoosse, la Na?arre» la Savoie, la Loriaiae. Lettre de CkarUê VllU Gieo, 24 nor. 1488. Traité d'alliance k aoûtidSS.

''* II en fut de même de Didier de Hallwyl ; les mercenaires se rattachaient à ces chefs. Amhelm, 1484*

^** Même les frais de transport d'une députation de Zurich à Zoug et à Claris pour déterminer les communes. La dette bourguignonne fut complètement payée en i486 : à dix cantons 1648 flor. du Rhin; 1877 écus au soleil, 480 ducats, 1198 écus vieui, 900 flor d'Utrecfat Anshelm,

*** Ils appelèrent Maximilien un roi de pommes (.^)» et Charles un nain bossu, qui ne tenait Jamais parole. Lois sévères contre de tds propos. Ansheitn, i486. == Les gouvemans devaient se mettre en mesure de se faire respecter eux-mêmes. Us se laissaient bafouer par des princes ou perfides on incapables , que nul ne pouvait respecter. D. L. H.

soi Au point que Conrad Gechauf , chevalier thurgovien, osa bientôt leur préférer les lansquenets : lui-même avait coutume de faire des enrdlemens illicites. /</•

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L'autorité royale, si imposante sous la domination forte de Louis , déchut par les divisions de la cour au point que des gens établis en France n'y voulurent plus demeurer, qu'un soldat de Sempach menaça le roi*®*, que Zoug , le plus petit des Gantons , ne craignit pas de menacer la Bourgogne française d'une invasion, au snjet de la réclamation d'un maréchal-ferrant, créan- <ïierde la ville d' Auxonne *^^, et qu'enfin des villes de la Franche-Comté , intimidées par un Biennois audacieux, achetèrent la protection de Berne^^.

La gloire militaire acquise par les Suisses dans les guerres de la France refleurit au combat décisif de 8t.-Aubin-le-Cormier. François .11, dernier duc des Bretons indépendans, issu de la maison royale de Trance'®*, et, quoique esclave de la volupté, très-actif et mé pour le maintien de son pouvoir, faisait la guerre à Charles VIII, dont les États de Bretagne ayaient pris le parti* Maximilien, empereur romain , soutenait François à Taide de lansquenets ; des Suisses coururent aussi sous ses drapeaux; le premier prince

'^^ BaUhaaar, Choses mémar. de Lucerne : «Jean Schifflin jure devant le Conseil et les Cent, de ne rien entreprendre contre le roi, ni par la voie des armes ni autrement , sans la permission de messeignenrs. > Lucerne, SU 'Gû\, i485.

"' Tschudi 1487. Dans Anshelm. 1489. 11 avait Iniméme empranié de Targent pour cautionner cette ville , et il réclamait en même temps des soldes arriérées. Scbwyt l'appuyait. Une nouvelle société de la foUe vie vint jusqu'à Bienne. Alors oi^ s'&rrangea.

'** St-Hippolyte et Montréal (s'il n'y a pas eirear dans ce nom)« L'bemme Rappelait Benoit Beppet; il s'était emparé déjà de Franquemont. Anshelm, 1488.

*** Tueioi Lonis-le-Gros (m. 1187) était père du comte Robert de Dreux, qui devint par son pêtit-fih Pierre Mauclerc (1S1MS50) la louche des ducs de Bretagne.

du sang ^ Louis d'Orléans se trouvait près de ss^ per* sonne. Dans le même temps la France était représentée auprès des Suisses par Antoine Lamet y qu ils avaient déjà connu sous le feu roi ^^. Avec ou sans autorisation, huit mille Confédérés se battirent contre François II , sous les ordres de Louis de la Trémouille , l'un des meilleurs généraux français ^^'^ ; un St.-Gallois^ Spaetingy fit prisonnier le duc d'Orléans '^^ ; plus de onze mille lansquenets mordirent la poussière ^^. Le duc vil sa puissance à jamais ruinée ; il demanda la paix ; puis il mourut de douleur. Ainsi lors de la réunion des deux derniers grands fiefs à la couronne de France^ les armes suisses soumirent seules la Bourgogne, presque seules la Bretagne ^.

L'Empereur continuait à demander de temps en temps de l'argent et des troupes contre les Turcs , mais sans succès ^^^, et à montrer de l'humeur contre l'amitié des Suisses pour la Hongrie; il se servit même d'expressions si fortes que les Bernois jugèrent conve^ nable de laisser la lettre impériale sans réponse ^^^ La

>•• Anêhelm.

s<>7 Cette baUille fat livrée le 91 juillet 1488; Stampf^r erreur dit 1A89.

*** Il consentit à remettre à un Français ce prince qu'il ne connaissait pas et qui monta sur le trône sous le nom de Louis XII : Louis lut fit une pension pour ne l'avoir pas tué dans le moment où il le tenait en son pouvoir. Angheim, IdSA.

"• 5ftfm/)/;XIII,lJ.

* C'est-à-dire qu'ils comblèrent la mesure de leur impolitique et de leur imprévoyance ; nous en voyons les fruits. D. L. H.

**^ Ainsi, en i486 et plusieurs fois selon ÂMheim, Le sultan Dépossédait pas l'esprit énergique et entreprenant de son père.

>^^ Anêhelm, 1482, dit qu'un ne fit aucun usage de cette lettre grossière, pour qu'elle n'occasionât pas un soulèvement. =» Bien ; pourquoi pas toujours la même fierté? D. L. H.

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bonne inteiligenoe arec la Hongrie fat entretenue dans la prévision d'é^éûemens possibles '^^. Un hasard voulut que I avoyer de Berne fut honoré de présens par lé Mltia Bajazet ^^^. La Suisse était unie à l'Empire germaoitfue par ces liens bienveiHans qui devraient rapprocher toutes les populations allemandes. Les Coufé^ éM» aussi furent invités au dernier des tournois ^^^; cnaoeiens jeux de la chevalerie se perdirent dés-lors , payée qu*au milieu de la confusion des rangs et de ta corruption des mœurs, on ne pouvait pas prononcer sans offense les exclusions indi^nsables , et que d'ailieors les armes à feu remplacèrent Tancienne armure, ia vigueur et Tart chevaleresques. On reçut des empe-feursdesomemens^*^, des confirmations ^^^, c'est là tMitce qu'ils pouvaient donner.

U eoiwention perpétuelle avec PAutriche subsista ; Talliance héréditaire rencontra des obstacles diez les WUes forestières des bords du Rhin ; leurs nobles et

*** Noos l'avons m ci-desnis dans le teste à n. 975. Anghdm en die neienple en î,kSS x le roi demanda qu'on arrêtât en Soisae Jacques t^onunelshansen* son secrétaire, qai Tavait Tolé.

^Jmkêlm raconte tine histoire singulière. En i4S4 et derechef PiDDée suivante, un Grec, Dommé Nicola> vint à Berne poor prendre <fes informations sur une sultane , ensuite desquelles le sultan lui«mème envoya des préaens à l'avoyer de DIessbacb , an greffier Frickard et an P>^6t du cbapitve. Si ce ne fut pas une mystification, ce fait, qn'il est impossible d'éclaircir ai^ourdlini, se rapportait sans doute à uneper- ^aaut du sérail originaire de Suisse ou d'Allemagne.

*" A Ralisbonnc, i48S. Fugger, 977. L'invIUtion fut faite par deu& gtatilshemmea bavarois*

"' Ck de Af. nn d» C Empire romain^ autorisant le Bas<Dnterwalden i mettre dans sa bannière la croix, la Sainte- Viei^ et St. Jean ; 19 sept. U87. Bueêinger et Zeiger, H, SSi.

'** Conpmuaion des franchieei de Zurich par le même; Anvers, 1487. iloltingtr, Spêe. Tig., 448.

Tiii. ai

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