‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 3)Chapitre 90 sur 127 · LIVRE V. CHAP. IH · texte numérisé non relu

LIVRE V. CHAP. IH

lean-Pierre les droits de ses aïeux de Sax sur Gruob **^ Les habitans de Schiersch et ceux de Castels^ voisins du défilé du Prettigau par lequel on se rend le long de la Landquart vers les libres métairies de Davos, répugnaient à subir la domination de rarchiduc. Le bailli Gaudenz de Metsch, au déclin de sa fortune^ les lui céda ; mais eux résistèrent énergiquement ^'^.

Les pères de la liberté en partageaient la paisible jouissance avec ceux qui vivaient sous leur protection ; chez eux, la construction d'un bel hôtel-de-ville **% ou la bonne organisation d'une chancellerie ^'^, ou la restauration d'une forteresse^^^, ou l'explication d'un droit obscur ^^^, occupaient y avec les enrôlemens illégaux d'une jeunesse effrénée, l'attention publique.

Tel était le régime de la liberté. A l'occident régnait la ville de Berne ; à Zurich, Jean Waldmann.

Lorsque, à la cour de Turin , la fureur des partis menaça d'une confusion générale, on y appela des délégués de Berne et de Fribourg , qui fondèrent la paix sur un bon système de gouvernement et sur l'équité ^'''.

««« HSh. Fânlin, I. c. iÇO.

*** 1&S9. Déduction de négociai ion$ griàomntê; Zukokkê, Hist, des Griâonê, 1 , 170. Ils tinrent bon josqu'en 1500.

*** A Lueenie en lis 4. Balthoiar, TabUaua dm pont de la ehapelle,

*** Prononcé d'Ital Réding entre la ville et le district de Zoug , 1485, décidant que le greffier habitera la ville.

**> En 14S8 les boit cantons rétablirent le obàleaa-fort de Bade. H^ armer Slcincr,

AM MelUngen prend en 1485 des informations sor le droit de Winler* iMir, parce qn*il lient de rAntriche nn droit semblable. Information .* les deox Conseils ont le droit de vie et de mort; le Conseil panit ceux qui «^adieasent à des seigneurs étrangers.

^' En tàSS, lorsque la faction de Philippe de Bresse fit arrêter le comte Loys de la Cbamlire et le sire de Ljns , le premier couché auprès du due Philibert , que les dispositions de Louis XI étaient plus qu'équi-

Leur intervention fut si bienfaisante que le 4uc et les grands cherchèrent la sûreté principalement dans leur alliance^'^.Sous le sage régne de Charles, le pays romand vit renaître une bonne administration*. Le duc Tint au Pays-de-Vaud avec une suite nombreuse et fit l'investiture solennelle des fiefs ^^^; il eut égaird au^ aégligences qui provenaient des troubles ^^. Il confirma Tétât des familles nobles ^^S agrandies dans le cours du temps ^^^ par leur sagesse et leur fortune ^^^ ; dans leurs superbes mauoirs ^?^, en poss<assioa de juridicr

\oques et qae les comtes de Gruyères , booi^geob des deu^ yille^, fareoC (Censés et leurs jours mis eu péril. Cominet ; Ànthtlm»

*** JUiancf renouvelée, i4SS , « ut humanitati locos abilibet paleat, • et que chaque partie ■ suam dominationem eo nenrosius sastentarç possit a Traité de eombourgeoitie entre de la Chambre et Berne, i4S7 ; il paie annuellement, comme bourgeois externe , la contribution extraordinairement forte de 50 livres. Anthelnu

* S'ils easseot persévéré de la sorte, ainsi que nos pères, ngos serions demeurés leurs amis. Ils nous ont forcés à ne plus l'être , à noof déGer d'eux pour long- temps. D. L. H.

*^* Lettre dUnveêtUure dm sire de Fillardin, à Glannax, i4S4. Présens Janus, comte de Genevois, Hngaes de Ghilons, le margrave de Gex, des députés des deux villes, le chancetier de Savoie, le comte de Gruyères, etc.; « in caméra sua parlamenti. •

^^^ « Gum quittancia excheytse,» si, faute de reprise, le fief retournait au duc.

*'^ Lettrée d^inveetitare pour Jacqu— de Ginginê, iAS6 ( « Nomen originis indytom »], rénovation de celle du dac Loois, Genève, 4 naan ihài.

^^ Autrefois l'abbé de Bonmont possédait des prérogatives nonbrenses ; le baron de Vaud jouissait aussi de plus grands drmts à GîngînL Acte ioêêoeiation, 1849.

^^ Jean de Gingins à Divonne était conseiller <f Amédée Vlil (le pape Félix). Amédée l'était maintenant da doc Charles.

*^ « Fortalitium notafiile • de ce Jean, n. 43 d. Autrefois la mùon « cum scala , pilo , gallo et omni tenemento, > appartenait aux âi nobles de Gingins qui s'finirent en i549 au baion de Yand, et l'abbé.

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tkms éCendaes ^'^^ elles ne dépendaient immédiatement que de lui t^. On ne permettait pas aux surveiUans de la foi**^ de disposer de la liberté d'un citoyen sans le eonsentement du pouvoir temporel *^^. La police prot^eait la bonne économie rurale ^^^. Charles favorisait aussi les divertissemens des sociétés d'arquebusiersi les franchises et les droits de leur roi ^^^. Le peuple, tou^

*^ « Jnrisdictip amplas obtiaet facultatesi. etiam constmeadi bovK chale. fomcbat, pilloria et alia sapplicia iAfligendi. »

*** Gomme d'aoïtres chevaliers da Pays-de-Vaod portant bannière, n reçoit l'investiture, « traditione dagus. t Le château lai est inféodé par le doc;' celui-ci perçoit de chaque feu huit sous de Genève et peut «sobsidia exigere. «

^ Ci-dessus, n. 195.

*l* Le baiUi (savoisien) de Vaitd ou ekâtelain de Nyon, MondoB 2 août i4SS : que Françoise Mnnier n'anrait pas dû être arrêtée « à l'impor-. tone instance derinquisiteur, » sans que son procès fût soumis à deus^ membres de TÉglise et à trois du Conseil , comme les États du pays l'avaient ordonné autrefois. ( A rechercher à Nyon si elle était sorcière on jde la religion des Vaudois. ) =» M. Grenus n'a pas publié de piècte conoeinant cette affaire dans ses Doeumens relatifs à Chist, du Pays^- Faad, et je me suis assuré qu'il n'en exbte aucune dans les archives du tribanal du district de Nyon ni dans celles de la ville. G. M.

*^* Supplique des nobles, bourgeois, incoles et habitons de Nyon et du ressort, 1485^ contre ceux de Gex qui vendent aux Genevois « la pelurq des pins , • ce qui fait pourrir les arbres ; le commerce du bois est la principale ressource de Nyon.

*** Ch. 1485 : « Plusieurs des gentilshommes, bourgeois, marchands et antres jeunes compagnons pour avoir passetemps et chasser ojfsiveté^ mar&tre des vertus. • Celui qui abat le papegai est roi pendant une année» exempt de péages, de gardes, de contributions pour les collèges ( corporations de métier? ), les abbayes (tribus), et les charavaris ( fes-. tins ). Le duc ratifie tont «a II a existé de ces sociétés du papegai jusque dans ce siècle, celle de Lntry jusque vers 1820 ; elles ont été rempla-. cées par lés sociétés de carabiniers , et leur divertissement par les tira eantonanx et fédéraux , fêtes agrandies an profit du patriotisme et de l'habileté militaire. G. M.

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jours prêt à prendre les armes et à donner de Fargent, respectait le prince; le prince, les libertés ^'^

Le comte de Romont, Ton des auteurs de la guerre de Bourgogne 9 chef préa d'Hërioourt, témoin de la bataille de M orat , espérait après la paix de Louis XI avec Marie rentrer en possession du Pays-de-Vaud^^. Il avait déployé au service de Bourgogne de grands talens militaires. Le roi , suivant sa manière , n'épargna pas les bonnes paroles ^^ ; il savait bien que Berne n*y consentirait pas y et que la Savoie n'oserait pas recourir à la force ^^^. Après cela Romont quitta l'archiduc^ veuf de Marie , honoré par lui de ta toison d'or et des marques de la plus haute confiance , et se joignit aux rebelles soutenus par le monarque français. Il porta, comme fugitif , sa fortune ruinée et cette ignominie en France 9 où il mourut ^^. La maison de Savoie satisfit son héritière au moyen de trente mille florins*^.

L^illustre prince-évêque de Genève Jean*Louis ^^ flBOurut de la peste ^^, à l'âge d'environ quarante ans,

*^ Lettrée reversales de 1^87, concernant les contribotions des TÎUes et des cb&lellenîes ( 1500 flor.) , poor le mariage de sa sœar et pour le seconn envoyé ^ Salaces. Voy. aussi de MulUnen, iur U$ État» du Paye-de-

*^ C'est là la paix dtArrat ( • en la rille de franchise » ), liSS.

^* Qa'il le favoriserait dans cette affaire.

**^ Jmhetm .* que Berne refasut afasolimient de ^en mâer.

**^ En U9ê à Tàge d« 4S ans, au château de Ham. Fmggmr, 9SB,

^* Louise-Françoise, épouse du comte Henri de Nassau et Viandeo, qui ne laissa point d'enfans d'elle.

^*' Nous avom déjà dit ailleurs que, comme il était aussi archevêque de Tarantuise, il se nommait proprement «administrateur perpétuel • do diocèse de Genève.

*** C'est la • grande morUKté de t4SS, «dans Michel Bout, laquelle fit mourir à Genève plus de 7000 personnes.

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