LIVRE m. SEGT. 2^. CHAP. III
mier rang parmi les gentilshommes et les chevaliers de la haute Souabe ^ de la Rhétie et de la Bourgogne.
Marguerite de Tokenbourg , la sœur ainée du comte Donat et de Diethelm^ avait épousé le hdxoiiàeRazûns^ Ulrich Broun ^ auquel elle donna au moins un fils de son nom^ père de Georges, et une fille qui s'appelait comme elle ^^. Mai^uerite de Razûns eut de son premier mari Jean de Metsch **, un fils, Ulrich *^; elle épousa en secondes noces le baron Wischard de Raro^ gne, dont nous avons raconté les actions et les revers *•. Deux fils réjouirent sa vieillesse *'', Hildebrand et Pierre , barons de Rarogne.
Clémence de Tokenbourg, sœur cadette de dame Marguerite, épouse du sire Frédéric de Hôwen et mère d*un fils du même nom , vit ses trois petits-fils et sa petite fille ^* faire fleurir plus que jamais le nom ^^ et la splendeur des Hôwen ^®.
L'ordre naturel des parens de Frédéric était donc ce-*
^' Ulrich, son fils, m. 1489. J'estime que ce fut le même qui concoarat en id24 à la formation de la haute-ligue.
** Frère de la comtesse Elisabeth , épouse de Frédéric de Tokenbourg. Leu.
*^ Il sera souvent quesUon de lui ; il hérita des domaines dans le Prettigau.
*• T. IV, p. 297 et suiv.
*' Wischard vivait encore ; il mourut en 1458 ; ses fils furent les derniers rtjetons de son anciemae famille, dont la branche masculine finit en 1479 dans la personne d'Hildebrand.
4» Dans l'arbre généalogique cité n. 58 sa femme s'appelle Anne, fille d'Albert, comte de Werdenberg-Heiligenberg ; j'ignore comment il était parent du père des dames mentionnées ci-dessus, n. 57 — 45 ; Je sais seulement qu'il ne faut pas les confondre.
*' Jean et Frédéric sont nommés dans l'arbre généalogique.
^* Henri fut évêque de Constance i486 — 1462; Anne, abbessedu couvent des religieuses de Zurich depuis 1425 ou 1429.
lui-ci : la comtesse, sa femme ; la comtesse de Thierstein ^ sa sœur; puis, du côté paternel : Montfort-Brégenz , fille de son oncle; Metsch et Rarogne, héritiers des droits de Tainée de ses tantes, et Hôwen, possesseur des droits de la cadette ; du côté maternel , Montfort de Tettnang, Brandis, Sax et Arbourg, nièces de sa mère.
U y avait du doute sur Tordre légal , par plusieurs causes. Premièrement, la seigneurie de Tokenbourg s'était formée dans le cours de cinq siècles de parties diverses, les unes fiefs, les autres propriétés, toutes agglomérées plutôt que consolidées et dont le caractère originel s'était efiacé au milieu des désordres ou par suite de la destruction des archives de famille. En se^ cond lieu, Téclaircissement de bien des points devait dépendre d'une multitude de contrats de mariage et d'autres conventions domestiques ^^, alors déjà incomplets peut-être et sans doute susceptibles de plus d'une interprétation. Troisièmement, les contradictions réelles ou apparentes du droit impérial , du droit féodal , du miroir de Souabe et des nombreuses coutumes suivies dans la maison de Tokenbourg et dans ses domaines, où l'on n'avait pas songé à déterminer systématiquement les droits respectifs, produisaient tant d'incertitude et de confusion , que le prudent expédient d'une transaction amicale était le seul moyen d'éviter une guerre.
Au jour fixé par Frédéric pour faire sa déclaration aux Zuricois ^^, parurent à Rapperschwyl cinq députés
^^ Ceci se rapporte au droit des quatre nièces de la mère de Frédéric, qui soDt mentionnées comme héritières naturelles, tandis que d'antres étaient bien plus proches^ p. e» Thierstein, dont Tscliudi ne fait aucune mention à l'endroit capital où est « sedes materiae. »
" Le 28 août 1432.