‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 12 sur 157 · LIVRE III. SECT. 2*. CHAP. Ilf · texte numérisé non relu

LIVRE III. SECT. 2*. CHAP. Ilf

du conseil de Zurich ^^, chargés de lui faire une demande, ceux de Schwyz^ en qualité de défenseurs de ses intérêts^ enfin des envoyés de Berne , comme médiateurs et combourgeois des principaux prétendans à la succession ^*. Les Bernois, de concert avec Schwyz, soutinrent que le comte se trouvait dans l'impossibilité de faire déjà maintenant une déclaration positive. Zurich insista. Les Schwyzois prétendirent « que dans ce cas » l'arrangement à l'amiable se changerait en procès; » mais que le procès n'embrasserait pas cette aJBTaire » seulement ; que leur concitoyen , le comte, avait plus » d'une plainte à faire ^^ et qu'ils épouseraient sa » cause. » Zurich ne pouvait pas voir avec plaisir la tournure que prenait cette affaire : bien que sa demande fût équitable et naturelle en soi , cette ville n'avait pas un droit formel pour exiger du comte une pareille déclaration dans ce moment; aussi consentitelle à un délai qui permettait de tenter de nouveau un accommodement.

Dans une conférence qui eut lieu trois mois plus tard^^ à Rapperschwyl aussi, et à laquelle des Soleurois assistèrent, les Zuricois firent faire par les représentans de Berne et de Soleure les propositions d'accommodement que voici : « La ville de Zurich, dans l'espace de trente-

^' Les bonigmestres Félix Manesse et Rodolphe Stûssi ; les conseillers Jean Manesse et Jean Bmniier, Taîné, le g^ffier monicipal Henri Usikon. Protoc, munie,

" Probablement le banneret Nicolas de Wattewjl et Pierre Willading, qui forent employés d'antres fois encore dans les affaires dn Tokenboorg. J. C. FàsUm, Giogr. UT, p. ii6, 5i.

" Scbwyz produisit « un acte par lequel le sire de Tokenbourg nous oiïrait de soumettre l'affaire aux tribunaux. » Rapport de la députaiion dans le Protoc, munie.

*^ Le 25 novembre.

» trois années^ a rendu au comte de Tokenbourg des » services assez impor tans pour s'assurer qu'elle a pu exji primer^ sans l'offenser, le désir d'un éclaircissement I» nécessaire à sa sûreté à venir. Elle croit donner dans ce » mcMnent une preuve superflue^ mais non équivoque , » de la sincérité et de la loyauté de ses intentions en dé-^ » clarant qu'elle ne le pressera pas davantage pour le pré- » sent de s^expliquer sur un point qu'il regarde comme j) le secret de son cœur. Elle attend d'autant plus de » l'amitié de son ancien combourgeois et de l'équité de » ses confédérés , qu'on ne perdra pas de vue ce qu'elle » se doit à elle-même ; mais qu'en raison de l'incer- » titude prolongée sur le seigneur à qui appartiendront » bientôt peut-être des pays si voisins d'elle , on admet-* » tra l'une ou l'autre des mesures de sûreté suivantes, » où il n'-entre rien d'insidieux. Elle serait parfaitement » rassurée si le peuple tokenbourgeois, assemblé par » communes, jurait d'observer pendant cinq années » après la mort du comte les clauses du traité de corn* » bourgeoisie conclu entre Zurich et lui. Dans le cas » fort possible où les communes hésiteraient à prendre » un tel engagement sans leur futur seigneur, jusqu'à » présent encore inconnu , on se bornerait à demander » que le comte fit prêter aux baillis et aux détenteurs » de ses villes et de ses châteaux le serment de se con- » former pendant le même espace de temps aux stipu- » lations de ce traité. On sera peut-être arrêté par la » considération que ces fonctionnaires se trouveraient , » pour ainsi dire, liés par des obligations doubles^ et » qu'ils ne pourraient être remplacés pendant tout ce » temps sans l'autorisation de là république; si cet » obstacle ou tel autre paraissait insurmontable, la » ville pourrait demander équitablement qu'on lui re-

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