‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 117 sur 157 · LIVRE m. SECT. 7k^. CHAP. X · texte numérisé non relu

LIVRE m. SECT. 7k^. CHAP. X

Quatre-vingts villes impériales prêtèrent serment au roi ^ et sollicitèrent à Francfort la confirmation de leurs constitutions. La cour de ce monarque était d'autant plus brillante que ^ dans ces temps-là y immédiatement après le couronnement ^y les électeurs et les princes recevaient en personne les fiefs impériaux , entourés du cortège resplendissant de leurs parens, de leurs vassaux et de leurs serviteurs ^^. C'est au milieu de ces splendeurs que les députés de lisi Confédération attendaient l'audience royale avec une inquiétude que plus d'une raison justifiait. Ils venaient d'apprendre qu'à Aix-la-Chapelle , le jour de la plus grande solennité y le roi avait publiquement parlé de réunir de nouveau à l'Empire les pays aliénés par Sigismond ^ ^ . Ils remarquaient chez les Zuricois autant de familiarité avec les Autrichiens ^^ que de froideur et de .malaise avec eux-mêmes, quand parfois ^^ils se trou-

* EâpiL Â peu près ainsi : « Noos , les libres bourgeois de Cologne , » femmes et hommes » promettons et jurons d'être fidèles et dévoués à » notre gracieux seigneur le duc Frédéric d'Autriche» roi romain, comme » nous désirons que Dieu et ses sdnts nous asôstent »

' Hàpii : « Tout de suite, le 18 juin , le roi siégea dans sa majesté » et les princes auprès de lui. Le comte palatin' avec tous ses seigneurs » se rendit à cheval devant lui et reçut l'investiture avec quatre ban- » nières, » etc.

^^ Hàpti : « L'électeur de Saxe avait un cortège de 500 chevaux, les » chevaliers habillés en or, les écuyers en argent, de la tête aux pieds; » 14 coureurs sur de superbes chevaux avec de beaux panaches. Le

• comte palatin amena 1000 cavaliers, cortège magnifique; le duc de

• Berg 800 ; Tévêque de Liège 400, tous vêtus de même. Les plus beaux » écuyers étaient ceux de l'électeur de Cologne, • etc.

** Lauffer, Y, ii7.

*^ m Gomme s'ils ne faisaient qu'un. • Tichudi.

^^ f Ils traitaient les députés suisses comme des étrangers sans rela- » tions avec eux. » TsckudL

vaient ensemble. La politique commandait peut-être aux Zuriooâs d'éviter toute apparence de communauté ; les distinctions, dcmt ils étaient les objets flattaient sans doute leur amoui^propre qui, depuis quelque temps , avait eu à subir mainte humiliation dans leur patrie ^^. Chaque jour un grand nombre de villes réussissaient dans' leurs sollicitations ; les cœurs de tout le peuple étaient pleins d'amour pour le roi , pleins de grati-» tude et d'espérance ^^. Les députés des Suisses parurent à la fin aussi devant Sa Majesté; mais ils retournèrent tristement à leur logis avec cette réponse : « Le roi confirmera l'état des choses dans leur » pays , s'ils consentent à reconnaître , en réservant » les droits de sa maison , qu'elle en possède réelle- » ment sur l'Argovie. » Gomme ils n'étaient pas munis de pouvoirs pour cet objet, leur affaire fut renvoyée à l'époque où le roi viendrait dans ses États antérieurs et, disait-il, à Zurich. Ils parcouraient tout pensifs les rues de Francfort ; on disait généralement : a Qu'il fallait considérer que l'empereur » Sigismond était mort ; qu'on ne retiendrait sûrement » pas à un roi , en même temps souverain de l'Autri- » che , les biens de sa famille ; et à quel titre le fe- » rait-on ? Le roi n'était-il pas un zélateur de la paix et » de la justice ^^? Une bonne et solide alliance dédom- » magerait les Suisses de leur domination sur TAr- » govie par une protection puissante ; d'autres avaient

^^ « Les Zaricois se payanaient ftftt » Tsehaehtlan.

** Hàpli : « Beaucoup de geos s'imaginaient qu'il faisait la pluie et le • beau temps, parce que c'était un seigneur pieux et ^vin. •

** Voy. aussi dans Têckmdi la ch. de ta réfarmation dressée à Francfort.

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