‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 27 sur 157 · LIVRE III. SECT. 2*. CHAP. V · texte numérisé non relu

LIVRE III. SECT. 2*. CHAP. V

gneiir ni le peuple ne devaient recourir aux armes. Tandis qu'à Zurich les magistrats préparaient tous les moyens de faire valoir à la prochaine diète les droits de leur ville et ceux de la veuve de Frédéric , la comtesse se repentit de s'être jusqu'à ce jour liée d'intérêt avec les Zuricois. Elle renvoya leur baiUi y de Hôwen ^ favorable à la ville. Elle le remplaça par un serviteur de TAutriche , son propre neveu , Ulrich de Metsch, beau-frère de Henri de Werdenberg '^^. Dans cette situation des affaires, les députés zuricois vinrent la trouver à Mayenfeld et lui demandèrent pour leur ville des pleins-|)ouvoirs en forme pour agir en son nom. La comtesse se trouvait dans un grand embarras. Le vieux comte de Metsch^ son frère ^ et tous ses parens étaient contre Zurich ; elle-jnême y depuis qu'elle voyait qu'Empereur et concile, Autriche et Confédérés y parens et sujets, loin de débrouiller \t& embarras de la succession, les compliquaient, souhaitait une vieillesse tranquille. D'un autre côté , il lui paraissait peu convenable de renoncer sans néces* site à la protection de Zurich , la seule dont elle eût joui jusqu'alors. Elle donna les pieins-pouvqirs '^^.

M. le conseiller Schinz fait observer avec beaucoup de raison, d'après Haliaus, Calend, p. 12 , que Wienackt désigne ici le jeûne des Quatre- Temps (25 févT.), qu'on appelait aussi Weihung (consécration). L'ordre chronologique n'admet pas une autre interprétation. s= Cette remarque a son importance , parce qu'en allemand suisse fVUnacht signifie aussi Weihnaeht , Noël. G. M.

"^ C'est pourquoi celui-ci , dans le traité d'alliance avec Scbwjs et Gkris, n« 66, réserve expressément sacfaèsre tante de Tokenbonrg. U avait époasé Agnès de Metscb. TachudL

'' Plêinê'pomoir» ^16 févr. , scellés par elle et par son nouveau conseiller; ils se trouvent encore à Luceme. « Scbwyz et Glarîs ayant • eiercé contre nous quelques violences à Uznach , à Tokenbourg et

Neuf députés de Zurich^ six de Sehwyz, autant de Claris et dix-neuf députés et juges des cantons impartiaux se rendirent à cheval à la diète de Lucerne. Là S€r voyaient de Zurich le chevalier Stûssi , bourgmestre; i'éloquent et perspicace greffier de la ville, Michel Graef , chargé de porter la parole ; Jean Schwend l'aîné , autrefois premier bailli de Kibourg , dans l'expédition de Tempereùr Sigismond à Rome compagnon de Stûssi y chevalier comme lui , et comme lui magistrat essentiel pour l'administration de la république '^^ ; Conrad M eyer de Knonau , homme de cœur et d'expérience , qui transmit à sa famille le bailliage de Wyningen ; enfin , outre deux autres membres du conseil y l'orfèvre Armbruster, Bossbart, tondeur de draps, et Ulmann Trinkler , bon bourgeois. La constitution le voulait ainsi ; mais il était en même temps utile de donner à toutes les classes une part aux affaires , dont le succès demande d'ailleurs, surtout dans les républiques , que la finesse exercée ne l'emporte pas sur le sens droit et la saine raison. L'ora*teur des intérêts communs de Schwyz et de Glaris était le.iandammann ItalRéding; parmi ses «^compagnons se trouvaient les landammanns Jean Âb Yberg et Ulrich Wagner , que nous avons vus figurer plus

» au château de Grjrnau (malgré ce qu'on lit ci-dessus, cbap. IV, à b. 25 » et 26) , et un procès en étant né, nous donnons à Zurich nos pleins- » pouvoirs , dans Tespérance que tout homme sensé comprendra le bien- • fondé de noire cause ; de notre part nous souscrivons à tout , gain ou a perte. »

^* BttlUnger le nomme « l'Ancien ; » je n'ai pas à ma disposition les moyens de déterminer avec certitude s'il est le même que celai que nous verrons plus tard revêtu de ia charge de bourgmestre; deux autres florissaient en même temps dans les emplois; cependant la chose paraU digne de foi.

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