‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 26 sur 157 · LIVBE UU SECT, 2*. CHAP. V · texte numérisé non relu

LIVBE UU SECT, 2*. CHAP. V

arbitres tels que Zurich les proposait. Seulement , ce que la proposition ne renfermait pais ^^, il exigea que l'on prît à Uri et à Unterwalden autant d'arbitres qu'il en serait choisi ailleurs ^^. On fixa la réunion de la diète à Luceme ^.

Ces négociations entamées dans des intentions si pacifiques furent difficiles^ parce qu'on ne statua pas que jusqu'à leur issue rien ne serait changé à l'état présent d^s choses. L' ction incessante de tant de partis amena des incidens qui entretenaient l'animosité.

Le jour même où la diète se réunit à Lucerne^* , Schwyz et Glaris avaient juré une éternelle alliance^* avec Henri de Werdenberg pour toutes ses seigneuries^ ses vallées et ses châteaux à Sargans et dans la Haute-Rhétie^ à Tomiliasca et dans la vallée de Schams. Be la part du comte ce traité était politique et sage ^ puisqu'il prévenait peut-être des guerres; les hahitans de la campagne de Sargans/ insubordonnés à son égards avaient fait avec les Grisons , dans le pays desquels il possédait des dom'îrines^^ , une alliance^® menaçante pour lui f si les Confédérés , surtout les pluÀ voisins 9 ne^ tenaient pas les Grisons en respect. En revanche , comme le but naturel de toute alliance est

^> Relation deê députés devant teêZOO; 17 févr.

*^ Il paraît qne Zurich voulait que Ton ne comptât les trois cantons forestiers que pour un seul , comme anciennement (1251, T. n, p. S9 n. 32). :

'* Le 5 févr. ; la diète devait s'ouyrir. le dimanche de Reminucere.

•* 30 janvier.

'* On en trouve la eh. daasTsehudi,

*' L^ château de Bœrenbourg est dans la vallée de Schams qui appartient à la haute ligue grise ; l'ancien et le nouveau château d'Orlenstein sont dans le Domleschg , partie de la ligue de la Maison-Dieu.

•» Tsekudi H, 220, col. 2. ^

ordinairement de chercher protection pour ses intérêts et secours contre ses ennemis ^ un semblable traité ne pouvait pas faciliter la paix avec Zurich, cette ville étant unie par la combourgeoisie avec ceux des sujets du comte qui se croyaient en droit de se soustraire à son obéissance.

Journellement ceux-ci montraient leur peu d'inclination pour un rapprochement des esprits. Non loin de Walenstadt, sur les deux rives du lac et au pied des montagnes qui l'entourent, se voient des habitations disséminées formant , sous le nom de Quarten, Quinten et Mourg, trois misérables hameaux, autrefois stations des troupes romaines. Les campagnards du pays de Sargans voulurent les contraindre d'accepter avec eux et Walenstadt^^ la combourgeoisie de Zurich; les habitans, préférant dépendre de la seigneurie autrichienne de Windek''^, avaient, en même temps qu'elle, fait alliance avec Glaris et Schwyz. Le bruit s'étant répandu qu'ils allaient être attaqués par Pierre Weibel de Mels^ capitaine de leurs ennemis, Glaris posta un secours de trois cents hommes à Quarten. L'intervention de vrais amis du pays fut pourtant assez efficace pour empêcher les hostilités ; bien plus , on prit pour décider toute l'affaire de Sargans une année entière''^, pendant laquelle ni le sei-

^* Il n'est pas invraisemblable que ces villages dépendaient anciennement de Walensladt; les Romains avaient peut-être fixé dans cette ville leur quartier-général , d*où ils envoyaient les troupes pour occuper ces postes.

'* Nous avons dit plus haut qu'il est incertain si Walenstadt même faisait partie dn pays de Sargans on du Gaster ; la seconde alternative est plus vraisemblable ; les deux contrées étaient originairemeiit rhétiennes et dépendantes de Goire.

7* Selon Tsehudi: «Jusqu'à fTiirna^A/ et après cela une année entière; »

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