‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 54 sur 157 · LIVRE m. SECT. 2". CHAP. VII. s · texte numérisé non relu

LIVRE m. SECT. 2". CHAP. VII. s

» nue héritière légitime^; enfin les prétendans ont « réellement racheté ses droits. En tout cas , Schwyz "^ )) n'a jamais demandé à la ville de Zurich une rectifi- » cation des frontières*, et il peut d'hantant moins ré- » clamer une indemnité pour la punition du paysan » d'Oberholz, qu'au moins \sl possession du droit sei- » gneurial de cette métairie n'a pas été jusqu'à ce jour » décidée en faveur de Schwyz. L'article sur la défense » de l'exportation est le plus inique de tous : ce n'est » pas assez que la'fin en contredise le commencement^; » quel avantage reviendrait-il à la ville d'appartenir » à la Confédération , si , sous prétexte de l'alliance » éternelle , elle devait se soumettre à des exigences » toujours renaissantes, toujours nuisibles à ses inté- » rets, tandis que l'alliance assure à chaque village ses « franchises? Zurich privera-t-il ses fidèles citoyens du » peu de blé qui , dans ces temps difficiles , arrive au >) marché , pour le céder à ces hommes hostiles , prin- » cipaux auteurs de toutes les querelles, aux nouveaux «concitoyens des Schwyzois et des Glaronnaîs? Zu- » rich laisse subsister en faveur de Schwyz la liberté ^)du transit*^; mais il n'est tenu^* d'accorder la li-

* On pouvait objecter qne cela avait ea lieu , parce qne l'argent et Vhypothèqne qui le représentait passaient pour un bien mobilier auquel la veuve avait un droit incontestable, surtout parce qu'elle avait les biens en sa possession.

^ On rappelle par là qu'outre la dot et le présent de noces , les héritiers avaient accordé à la comtesse une rente viagère.

' Parce que Zurich contestait encore à Schwyz la possession d'un pays dont la délimitation donnait lieu à cette querelle.

' Voy. chap. VI, n. 65.

*• Nous avons vu qu'il était auparavant défendu. Tschudi, U, 262, 6.

** L'alliance perpétuelle n'en parle pas.

iM HISTOIRE DE LA SUISSE.

» berté d'achat qu'à la seule ville de Berne *^; on in- » clinera toujours vers le parti le plus doux^ mais la » bienveillance ne se commande pas^ il faut la mériter. » En outre, les empereurs et les rois^^ ont octroyé à la » ville de Zurich une exemption de tout nouveau péage » beaucoup plus ancienne que ce droit de douane ob— » tenu récemment par Schwyz, Bien que ^* ce canton )} se comporte incessamment en ennemi , on exige des » Zuricois plus que de l'amitié : on exige d'eux, sans » réciprocité, une complaisance fort. préjudiciable à » leur ville , tandis que la note passe sous silence une » partie de leurs griefs ^^. Pourquoi jae s'y trouve- t-il » pas un mot du Gaster , de Windek , pays dont » Schwyz a pris possession au milieu de la guerre , en » dépit de la réclamation des Confédérés ^^, sans qu'un » jugement fût intervenu sur la prétention des Zuri- » cois ? Pourquoi ceux qui ont arrêté , au détriment » de k ville, cet article sur l'exportation du blé, n'ont- » ils pas obligé la Marche schwyzoise à lever la défense » faite aux cultivateurs zuricQis des bords du lac d'en >) exporter du fumier, du foin et de la paille ^'^ ? Pour-

*2 D'après l'alliance conclue en 14.23 , t. IV, p. 849.

^' Les rois des Allemands ; depuis 800 jusqu'à 1509 , comme on sait , ils ne prenaient le titre d'empereurs qu'après avoir été couronnés par le pape.

** J'omets des articles insigniûans sur lesquels Zurich ne fait aacime observation.

^^ Les Suisses considéraient cette cause autrichieni^e comme ne ressortissant pas à leur for ; toutefois ils auraient pu faire à l^urs confédérés une observation sur la conduite qu'ils tenaient dans cette affaire; le désir excessif de la paix amena une paix plâtrée (comme en 1713 et en 1748 ; Mably , Droit public ) .

" Chap- VI, n. 27.

'^ Les Confédérés pensaient que l'une de ces choses amènerait l'autre.

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