‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 64 sur 157 · LiVRE til, SECt. 2«. CHAP. VII · texte numérisé non relu

LiVRE til, SECt. 2«. CHAP. VII

t'rédéric sont ratifiées ®^; chaque fois qull ser^ nécessaire^ on proposera aux seigneurs quatre habitans de la vallée de la ïhour et quatre de Wîldenbourg entre lesquels ils choisiront un bailli pour chaque contrée ; des jurisc(Hisultes pris parmi les habitans seront choi-^ sis en commun par les hiadNitans et les seigneurs; chaiqae maison n'est tenue qu'à une corvée par an ; chaque àlpe fournira ime fois par an le fromage et le beurre fait avec le lait d'un jour ^* ; le libre usage de l'eau de la rivière est accordé pour les moulins à partir de l'étang seigneurial^^; il ne sera jamais exigé un impôt annuel au-dessus de 42 livres pour la vallée de la Thour, et de 28 pour Wildenbourg , tiionnaie de Constance ^^ ; cet impôt sera réparti au gré des contribuables^''; les habitans pourront acquérir les tei^res et les créances des seigneurs qui Viendraient à être hypothécpiées ou vendues; ilsjouirontdeces franchises à tout jamais et sous les seigneurs à venir quelconques. Tout

^' Ils s'étaient probablement proéuré des garanties contre des actes abusifs d'oppression.

** Gela s'appelait le « repas des Alpes » ; usage qui remontait aux anciens temps; le seigneur faisait peut-être un repas chez ses sujets; peut- ^tre ceux-ci pourvoyaient-ils sa table.

®* Près de Wildenbourg , à ce que je pense ; on trouve quelque chose de semblable sur la charte de fValser,

'* On ne put retrouver une partie des contributions des environs de W^îldenbourg, {6 livres de heller [deniers], 150 fromages, chacun de la valeur de 9 heller, et 30 nidUn [ était-ce une mesure? ] de beurre fondu ). Les pluà vieux devaient faire des recherches; ce qui était perdu restait perdu. ( 11 n'y avait pas d'^XX^Xs^Tuév* de solidarité. )

^' Autre franchise très-importante, dont l'absence contribua le plus à rendre la taille si onéreuse dans Fancienne France. Smith , fVealth of nations, ■

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leur fut confirmé comme aux habitans de Lîchten-

steig ^.

Cunégonde de WerdeAberg, femme de Guillaume^ comte de Montfort ^, et Rodolphe, son fils ^^, Catherine de Werdenberg, veuve de Jean, comtç et seigneur de Sax-Masoxy et Henri, son fils, d'accord avec Henri de Lûmerins, choisi pour leur curateur ^^* , prirent possession du pays de Davos et des juridictions du Prettigau unies par une alliance perpétuelle *^^. Les habitans se montrèrent sages et pieux ^^^ en ce qu'ils aspirèrent, non au pouvoir, mais à une équitable li« berté, et qu'ils reconnurent volontiers des seigneurs qui confirmèrent solennellement leur ligue perpétuelle ^^*, et approuvèrent l'alliance conclue pour un certain nombre d'années avec les habitans de l'évèché de <Coire et du pays de Sargans. On prit , pour base de la fixation des rapports entre les droits seigneuriaux et la liberté du peuple^ la charte dans laquelle

** Cette eh. aussi est dans Tsekudi, II, 287 et soiv. Lîchlensteig, SL. Thomas.

*' Il vivait encore , mais il paraît avoir abandonné à son fils ce bien 'matemeh

' ^^*< Le second , à ce qu'il paraît; Hugues , Faîne, se contenta de l'héritage patemek

*^^ IjC mari était mort; j'ignore si le fils avait atteint sa majorité. Da reste , le bailli était d'une maison considérable de la ligue Grise dont le nom s'écrit aussi Lombris, et à laquelle appartenait le premier juge du pays, qui vivait peut-élre encore.

^^^ La plupart ; Mayenfeld reçut des franchises d'Ârboûrg et de Brandis, et l'on croit que le bailli de Metsch entra peur lors en possession de Séwis , Schiersch et Castels. Lehmann , les Grisons*

i9i xilre donné dans la 9k. n. 115.

^** « Tout doit s'accomplir comme il est noté. ■ CA. n. 115.

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ils avaient été déterminés par leurs ancêtres ^^^ cent cinquante ans auparavant ^^^, alors que Guillaume Béli ^^"^ et ses compagnons entreprirent de défricher le pays ^^^. On laissa subsister les anciens articles fonda-^ mentaux qui statuaient que ^ sauf une contribution déterminée en fromage , en toile, en cochons de lait ^^^ et en poissons ^*^, il ne pourrait pas être exigé d'autre impôt ^^^, et que chaque habitant serait jugé dans le pays devant le tribunal de son seigneur ^^^ ou du

'*^ Jldgucs de Werdenberg , ( père de Guillaume qui mourut en lS5il , grand-père de Henri, mort en 1425, bisaïeul de Guillaume, mari de Cunégonde, que nous voyons maintenant figurer avec son fils j et Jean Donat Waller, (il faut sans doute lire : fils de Walter) notre oncte, de Vaz (m. 1353 , père de Cunégonde, qui épousa Favant-dernier Frédéric de Tokenbourg , et lui donna Diethelm , père du dernier comte). Dès 1289 , Werdenberg et Yaz gouvernèrent ce pays en commun , (dans la suite Rodolphe de Werdenberg épousa une des>deux héritières de Vax) ; cette circonstance nous fait comprendre pourquoi les filles d'Albert de Werdenberg se présentent ici coït) me héritières.

'** Ch. d^une déduction répétée dans les affaires grisonnes, 1622 ; A*** Elle est du 18* jour après la Si. Barthélémy 1280.

*^7 Guillaume TAmmann dans la ch, La note dit qu'il s'appelait Béli. On prétend que la déduction est l'ouvrage de Gu^er. Quoi qu'il en soit , c'est un écrit excellent à tous égards et fort instructif.

^^' Il parait que c'était une entreprise semblable au défrichement du Rheinwald, à la même époque (ci-dessus chap. II , n. 25) ; en effet, la convention de 1289 se réfère à une plus ancienne , en soke que l'ouvrage dont il s'agit remonte au temps des Hohenstaufen.

"» Ch.

**• De l'étang qui appartenait au domaine , mais non au fief héréditaire.

*** Annuellement 475 fromages, à l'Indulgence de St Gall, (fête ainsi nommée à cause des indulgences qu'on méritait en la célébrant); à llndulgence de St. Martin , 168 aunes de drap ; à l'Indulgence de St. George, 56 cochons de Mt. 11 y avait partout de semblables impôts .territoriaux. Le reste s'obtenait par des requêtes. Lehmonn (les Grisons, t. II ) , calcule que les gens de la campagne pouvaient acquitter la totalité de l'impôt an moyen de 27 flor. et 6 batz.

^y^ Le seigneur venait au pays ou y envoyait quelqu'uq. ÇA, n. 11&«

bailli. On détermina de plus que , s'il s'élevait des difU féreods entr'eux et leur peuple de Davos , les seigneurs oonsentiraîent à les soumettre au jugement d'hommes lilHres^^^ choisis dans d'autres juri<Uctions ; que dans les limites de leur prppre territoire les habitans se-^ raient exempts du péage et dispensés de suivre les seigneurs à la guerre hors du pays^^^; que le château de BelforI; demeurerait ouvert au pays dans tous les dangers ; que le bailli serait établi ^^ su et du consentement des habitans ; qu'enfin les seigneurs ne vendraient aucun de leurs revenus sans en offrir le rachat "* aux fermiers qui les payaient régulièrement ^^•. Cette même charte de franchise fut aussi accordée aux Walser^^'^ domiciliés entre Davos et Belfort. On sait que , lorsque Henri et Ulrich de M ontfort succédèrent à leur frère Rodolphe ^ ^® dans la seigneurie de Tettnangj^ du Prettigau et de Davos ^^^, ces mêmes franchises fu-

*^* « Gens libres qui soient égaux et en communauté. » Ibid.

m En outre » toujours à nos frais et dépens.- »

**^ Ib surent ainsi , comme les habitans àfi la vallée de la Thour , mettre dans leurs rapports le germe d'une indépendance possible un jour "et légale. Du reste cette eh, de liberté, datée de Da?os, Ste. Agathe 1488, est citée dans la Déduction, n. 106.

*^* « Villici ; » le tou^ avait les caractères de Téconomie dans sou enfance.

H7 j] y iiYa^ 211^ d^ Walser dans la contrée de Wartau (heu. Art Walser] ; ils possédaient dans Tun et Tau Ire pays des franchises; leur origine était probablement la même. L'étymologie semble indiquer des habitans de la vallée fort anciens, (aOTO}^6oveç) , ou peut-être une colonie de Valaisans. La ch, est de la même date que la précédente.

'^' D'après les tables généalogiques de Hàbner, il mourut en |i4d5. Peut-être fit-on , à l'époque où fienri atteignit sa majorité , un partage çntre lui et Ulrich.

H9 xitre employé dans U eft, n. 120.

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