‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 85 sur 157 · LIVRB III. SECT. 2*. CHAP. VIII · texte numérisé non relu

LIVRB III. SECT. 2*. CHAP. VIII

sujet de Grûningen et du bailliage libre au-delà de l'Albis , attendu que Schwyz , lié par un serment , ne pouvait pas en faire la restitution immédiate ) ; « pour » le passé (les sermens prêtés et rattachement à Schwyz), » Zurich ne punira pas les habitans de ces contrées et » ne fera peser sur eux aucune défaveur. Sixièmement : » les Schwyzois et les Glaronnais s'emploieront auprès » des sires de Rarogne et de la cité de Wyl ^^^ pour » qu'ils rendent volontairement le territoire conquis; en }) cas de refus , ils offriront le droit fédéral aux Zuricois » contre ces alliés. Septièmement : les Zuricois renon- » cent à tout droit et à toute autorité sur la maison des » chevaliers de Saint-Jean à Wœdenschwyl ; le grand- » maître et Tordre la posséderont en toute indépen- » dance, sans causer jamais aucun dommage à l'un ou » à l'autre de^îes partis. Huitièmement : tout ce qui a été « pris ou séquestré à des particuliers ^^"^^ tout ce qu'ils » ont sauvé , et qu'on retrouvera '^*, sera restitué ^^^, )y et la guerre ainsi terminée ne doit ultérieurement

^^' Les bourgeois de Wyl sont désignés comm.e la principale partie contractante du traité de combouigeoisie conclu sous l'abbé Ëgloff.

*^^ Les Netstaler sont nominativement désignés; ils doivent payer iiOO florins à la ville, qui, de son côté» permettra l'exportation de toutes leurs propriétés. La paix étant si peu avantageuse à Zurich , le dernier fait ne peut guère s'expliquer qu'en admettant que les Netstaler étaient débiteurs de Zurich , qui , pour cette raison , sans doute , aurait séquestré leur vin , ou bien qu'à la reddition du Liebenberg les Netstaler avaient emmené tant de propriétés zuricoises , que les négociateurs de la paix jugèrent qu'ils devaient une indemnité.

A^s « Ce qui existe , mais qu'on ignore. • Les objets partagés ne pouvaient guère être repris.

*^^ Le meurtre, le brigandage et l'incendie ne sont pas compris dans le traité; j'entends les crimes personnels de cette nature; qui aurait voulu répondre de ce qui s'était commis pendant la guerre?

2l4 HISTOIRE DE LA SUISSE.

» déployer d'effet nuisible coritre personne. » On fit verbalement une application spéciale de ce dernier article à Jean Meyss^ conseiller de Zurich^ fils de celui qui pendant de longues années rendit de si grands services ^^^ en qualité de bourgmestre ^^^ Issu d'une des familles les plus anciennes et les plus nobles^ il défendit contre Stûssi rexcellence des principes fédéraux ^^^, alors meule qu'ils exigeaient des sacrifices ^ comme bien des années auparavant son père les avait défendus contre le bourgmestre Schôn**^. Le parti dominant avant le malheur de Zurich Tavait condamné pour ce fait à une prison perpétuelle. Les Confédérés déclarèrent qu'ils ne ratifieraient pas la paix avant que ce martyr des alliances perpétuelles eût été remis en li-p berté et réhabilité. Non-seulement cette condition fut remplie, mais la ville l'honora spontanément*^*.

Ce traité de paix, préalablement rédigé, fut lu dans la plaine près de Kilchberg aux troupes schwyzoises et glaronnaises , puis accepté; auprès des l>annières résidait le souverain pouvoir. Vers la fin du même jour, tous les députés , le grand-mai tre de Waedenschwyl et le sire de Hôwen se rendirent à cheval dans la ville ; la commune des bourgeois s'assembla en hâte ; elle agréa la paix. On convoqua une diète à Lucerne pour en dresser la charte. Le lendemain de bon matin , les

"• n figura souvent dans les affaires d'Argovie, pendant les années 1415 et suivantes.

*" Henry Meyâs fut élu bourgmestre en 1394 et mourut vers 1427; il ne faut pas le confondre avec le bourgmestre Rodolphe Mëyss, mort en

*" Disant : Qu'on devait se soumettre au droit fédéra!.

*** Dont il devint le successeur; t. III, 322.

J»* Uu rapporte qu'en 1441 il fut fait bailli de Ma;nidorf.

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